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La Haute Culture Surhumaniste:
l’avenir de l’Occident

3,674 words

English original here

L’Occident et ses peuples peuvent-ils être sauvés ? Et que faudra-t-il pour cela – en particulier si nous recherchons une solution à long terme plutôt qu’une dernière digue « provisoire » ? Une nouvelle Haute Culture de l’Occident peut-elle naître pour assurer l’existence des peuples de l’Occident pour une longue durée ? Quelles caractéristiques une telle nouvelle culture devrait-elle posséder ?

Je supposerai que le lecteur connaît le the modèle civilisationnel d’Oswald Spengler, un  modèle en grande partie adopté par Francis Parker Yockey dans ses divers travaux sur l’Occident et ses possibilités futures. Avec un Printemps, un Eté, un Automne et un Hiver dans une Haute Culture, l’« Hiver » est la phase de la fin imminente. Il est clair, du moins pour moi (et il semble que Michael O’Meara soit d’accord avec cette évaluation), que nous sommes dans l’« Hiver » de notre Haute Culture Occidentale (c’est-à-dire « faustienne ») moderne actuelle. Et, immergée dans ce déclin, privée d’un principe organisateur dominant qui puisse fournir une structure spirituelle permettant la continuation de son existence, la race blanche est en train de mourir, ne parvient plus à se reproduire, est remplacée par des étrangers, et oppose un degré de résistance inapproprié à la mort de l’Occident.

Dans les véritables saisons du climat physique, le printemps suit l’hiver. La même chose peut-elle être vraie pour des peuples particuliers et leurs Hautes Cultures ? Si la volonté de (re)-naissance civilisationnelle conduit à la survie raciale à long terme, devrions-nous au moins examiner les possibilités ? Bien sûr, on ne peut pas prédire avec une entière exactitude si une (re)-naissance civilisationnelle aura lieu, et encore moins la forme précise qu’un tel événement prendra. De plus, on ne peut pas planifier à l’avance et créer une Haute Culture de la même manière qu’on établit la formulation générale d’une stratégie et qu’on conduit ensuite les troupes à la bataille. Une Haute Culture doit se développer selon ses propres lois, d’après des facteurs qui ne sont pas entièrement sous contrôle humain (conscient). Cependant, on peut et on doit examiner les données, envisager les possibilités, et, dans la mesure du possible, encourager les tendances conduisant à une (re)-naissance civilisationnelle. De plus, ces tendances pourraient et devraient être guidées, dans la mesure du possible, dans des directions qui seraient plus fructueuses et plus cohérentes avec la nature de notre peuple.

Un point de départ est d’examiner notre Haute Culture actuelle, dont nous voyons les vestiges mourant autour de nous. La dénommée civilisation « occidentale » ou « faustienne » a été décrite par Spengler, et est résumée ainsi:

« …les Occidentaux modernes étant faustiens. D’après ses théories, nous vivons maintenant dans l’hiver de la civilisation faustienne. Sa description de la civilisation faustienne est celle d’une civilisation où la masse recherche constamment l’inaccessible – faisant de l’Homme Occidental une figure fière mais tragique, car tout en luttant et en créant il sait secrètement que le but réel ne sera jamais atteint. »

Ici nous voyons deux caractéristiques définissantes de la civilisation « faustienne » de l’Occident moderne (c’est-à-dire post-antique) : d’abord, un accent placé sur l’infini et l’inconnu, et ensuite que l’effort dirigé vers cela sera toujours infructueux ; les objectifs de l’Occidental sont toujours « inaccessibles ». Le second point et ses implications seront discutés plus loin. Pour l’instant, acceptons le modèle spenglérien et acceptons aussi que nous sommes dans l’Hiver de la culture faustienne. Or l’école spenglérienne, imbue d’« acceptation stoïque » (de « pessimisme »), nous conseillera d’accepter nos circonstances et d’en tirer le meilleur parti. L’ère dans laquelle nous vivons est ce qu’elle est, et, comme le soldat romain montant la garde sous le Vésuve en éruption, nous devons rester à notre poste jusqu’à la fin, jusqu’à ce que tout soit submergé par le déclin inévitable (l’entropie civilisationnelle, si vous préférez).

Mais si la race et la culture sont liées, la disparition de la culture signifie la destruction de la race. Mais est-ce vrai ? La Culture Faustienne n’est pas la première Haute Culture de l’Europe ; elle fut précédée par la Culture Antique. Spengler et son adepte Yockey rompent avec les interprétations culturelles précédentes pour souligner la forte discontinuité entre cultures antique et faustienne. Elles sont perçues comme deux Hautes Cultures distinctes, aussi différentes l’une de l’autre que, disons, la culture égyptienne et la culture « magique ».

Par conséquent, dans le même article sur l’œuvre de Spengler, nous lisons:

Spengler emprunte fréquemment à la philosophie mathématique. Il affirme que les mathématiqueset l’art d’une civilisation révèlent sa vision-du-monde. Il note que dans les mathématiques antiques grecques il y a seulement des entiers et pas de véritables concepts  des limites ou de l’infini. Par conséquent, sans le concept de l’infini, tous les événements du passé lointain étaient vus comme également lointains, et ainsi Alexandre le Grand n’avait aucune gêne à se déclarer descendant d’un dieu. D’autre part, le monde occidental – qui a des concepts du zéro, de l’infini, et de la limite – possède une vision-du-monde historique qui accorde une grande importance aux dates exactes.

De même, Revilo Oliver écrit :

« Spengler identifie comme deux civilisations entièrement séparées et distinctes la civilisation antique (‘apollinienne’), entre 1100 av. J.C. et 300 apr. J.C., et la civilisation occidentale (‘faustienne’), entre 900 et 2200 apr. J.C. Ce sont les deux pour lesquelles nous avons l’information la plus complète, et entre elles Spengler établit quelques-uns de ses plus brillants synchronismes (par ex., Alexandre le Grand correspond à Napoléon). Même un siècle plus tôt, cette dichotomie aurait semblé presque folle, car chacun savait et prenait comme allant de soi que quoi qu’il puisse en être des cultures étrangères, la nôtre était une continuation, ou du moins un renouveau, de l’antique. Le rejet par Spengler de cette continuité était l’aspect le plus radical et le plus étonnant de sa synthèse historique, mais son influence écrasante a été si grande que cet aspect a été accepté par une majorité des nombreux auteurs ultérieurs sur la philosophie de l’histoire, dont nous pouvons mentionner ici seulement Toynbee, Raven, Bagby et Brown (20). L’antique, nous dit-on, était une civilisation comme les Egyptiens, maintenant morte et enterrée et sans lien organique avec la nôtre. (…)

Spengler (que Brown suit particulièrement à cet égard) appuie sa dichotomie drastique en opposant d’une manière impressionnante les mathématiques et la technologie gréco-romaines aux nôtres ; à partir de cette opposition, il déduit des différences dans la perception de l’espace et du temps, manifestées particulièrement dans la musique, et parvient à la conclusion que la Weltanschauung antique était essentiellement statique, ne désirant et ne reconnaissant qu’un monde strictement délimité et familier, alors que la nôtre est dynamique et manifeste un désir passionné pour l’infini et l’inconnu. On peut avancer diverses objections aux généralisations que j’ai si brièvement et inadéquatement résumées (par ex., la différence de vision est-elle réellement plus grande qu’entre la littérature ‘classique’ de l’Europe du XVIIIe siècle et le romantisme de l’ère suivante ?), mais le point crucial est de savoir si les différences, qui appartiennent à l’ordre que nous devons appeler spirituel par manque d’un meilleur terme, sont fondamentales ou épiphénoménales. »

J’ai tendu vers l’explication épiphénoménale – mais en tous cas, on peut accepter la conclusion globale d’Oliver dans ses divers travaux : soit la civilisation antique et la civilisation faustienne sont des phases différentes mais connectées de la même Civilisation, soit, même si elles sont complètement distinctes, l’Homme Occidental est capable de produire de multiples Hautes Cultures. De toute manière, on peut en conclure deux choses : (1) un successeur de la Haute Culture faustienne est possible et a un précédent, et (2) ce successeur sera intimement connecté de manières importantes à son (ses) prédécesseur(s) (même si Spengler et Yockey nieraient que cela soit possible).

Par conséquent, soit la civilisation antique et la civilisation faustienne sont effectivement liées (par une réserve génétique commune, une « âme raciale », et une attitude occidentale), soit, si elles sont vraiment distinctes, elles ne sont pas complètement déconnectées, puisqu’elles proviennent d’une source commune ou d’un fondement commun (encore une fois, la réserve génétique générale, l’« âme raciale », et la mentalité occidentale d’individualisme et d’empirisme plus grands que dans d’autres peuples et d’autres cultures). Non seulement la civilisation antique et la civilisation faustienne sont en un certain sens liées, mais, contrairement à ce que disent Spengler et Yockey – et c’est en fait un blasphème pour l’école spenglérienne, qui rejette l’histoire linéaire –, il y a une idée de progression, car la vision-du-monde de la civilisation faustienne est plus large que celle de l’antique ; en effet, cette plus grande largeur de vision est une caractéristique définissante de la faustienne. Cette largeur se manifestant dans des phénomènes comme la technique de haut niveau, et une connaissance massive de base de la science, de l’histoire, de la philosophie et de la moralité et de l’éthique, les bases sont donc posées pour une nouvelle Haute Culture ayant une vision encore plus large que celle de la faustienne. Un spenglérien dirait qu’une Haute Culture de l’Occident, même si elle est possible (et il nierait peut-être cette possibilité), serait complètement déconnectée des aspects « faustiens » de la précédente Haute Culture faustienne occidentale (c’est-à-dire de l’actuelle). Cependant, je dirais que, ayant été éveillé à l’univers dans son ensemble, il est peu probable que l’homme blanc créerait une nouvelle Haute Culture qui serait insulaire, rejetant l’infini. Dans la mesure (limitée) où nous pouvons prédire, ou même influencer, le développement d’une nouvelle Haute Culture, une direction potentielle serait une direction qui ne serait pas purement « faustienne » – au sens de la recherche de l’inaccessible. Au lieu de cela, on pourrait projeter une future Haute Culture qui serait basée sur la réalisation ultime et réussie (finale) de ce qui était précédemment considéré comme « inaccessible ».

Je dirais que le fondement Chrétien de la Haute Culture faustienne est responsable du fait que les buts ultimes que l’homme occidental cherche à atteindre finissent par être « inaccessibles » – et qu’il sait secrètement qu’ils sont « inaccessibles ». La mentalité chrétienne place des limites inhérentes dans l’esprit de l’homme occidental, et il est donc condamné à échouer finalement même si le plein succès est théoriquement possible (finalement). Après tout, le centre d’intérêt du christianisme est Dieu et non pas l’Homme, c’est le « salut » et non le triomphe, et l’accent est mis sur « l’autre monde » et non celui-ci, notre monde réel. Car que l’homme parvienne à la divinité – ou même qu’il ait cela pour but – est une forme de « blasphème », c’est quelque chose qui ne peut pas être toléré. Par conséquent, l’échec ultime doit survenir, puisque la réalisation du but « faustien » (la réalisation elle-même ferait d’ailleurs en sorte que l’événement ne serait plus vraiment « faustien ») n’est simplement pas possible dans une Haute Culture basée sur le christianisme. Le plein développement de l’homme occidental a été restreint par une religion étrangère qui a placé des chaînes sur son esprit et son âme. Nietzsche a bien reconnu les contraintes imposées par le (judéo)-christianisme ; dans L’Antéchrist, nous lisons (caractères gras ajoutés) :

« A-t-on vraiment compris la célèbre histoire qui se trouve au commencement de la Bible – de la terreur mortelle de Dieu devant la science ?… Personne, en fait, ne l’a comprise. Ce livre de prêtre par excellence commence, comme il convient, avec la grande difficulté intérieure du prêtre : celui-ci connaît un seul grand danger ; par conséquent, ‘Dieu’ connaît un seul grand danger.

L’ancien Dieu, tout ‘esprit’, tout grand-prêtre, tout perfection, musarde dans ses jardins : il s’ennuie et cherche à tuer le temps. Contre l’ennui, même les dieux luttent en vain. Que fait-il ? Il crée l’homme – l’homme est distrayant… Mais ensuite il remarque que l’homme aussi s’ennuie. La pitié divine pour la seule forme de détresse qui envahit tous les paradis ne connaît plus de bornes : il crée sans tarder d’autres animaux. Première erreur de Dieu : l’homme ne trouva pas ces autres animaux distrayants – il chercha à les dominer ; il ne voulut plus être un ‘animal’ lui-même. – Dieu créa donc la femme. De cette manière il mit fin à l’ennui – et aussi à beaucoup d’autres choses ! La femme fut la seconde erreur de Dieu. – ‘La femme, dans son essence, est serpent, Heva’ – tout prêtre sait cela ; ‘de la femme proviennent tous les malheurs du monde’ – tout prêtre sait cela aussi. Par conséquent, la science aussi vient d’elle… C’est par la femme que l’homme apprit à goûter de l’arbre de la connaissance. – Qu’arriva-t-il ? L’ancien Dieu fut saisi par une terreur mortelle. Voici que l’homme lui-même était devenu sa plus grosse bévue ; il s’était créé un rival ; la science rend les hommes pareils aux dieux – c’en est fait des prêtres et des dieux quand l’homme devient scientifique ! – Morale : la science est l’interdit en soi ; elle seule est interdite. La science est le premier des péchés, le germe de tous les péchés, le péché originel. Voilà toute la morale. – ‘Tu ne connaîtras pas’ – le reste découle de cela. – La terreur mortelle de Dieu, cependant, ne le priva pas de son ingéniosité. Comment se défend-on contre la science ? Pendant longtemps ce fut pour lui le problème capital. Réponse : chasser l’homme du paradis ! Le bonheur, le loisir encouragent la pensée – et toutes les pensées sont de mauvaises pensées. – L’homme ne doit pas penser. – Et donc le prêtre invente la détresse, la mort, les dangers mortels de l’enfantement, toutes sortes de misères, la vieillesse, la décrépitude, la maladie surtout – autant d’armes dans le combat contre la science ! Les problèmes de l’homme ne lui permettent pas de penser… Et pourtant – quelle horreur ! – l’édifice de la connaissance commence à s’élever, assaillant le ciel, faisant de l’ombre aux dieux – que faire ? – L’ancien Dieu invente la guerre ; il sépare les peuples ; il les fait se détruire les uns les autres (– les prêtres ont toujours eu besoin de la guerre…). La guerre – parmi d’autres choses, un grand perturbateur de la science ! – Incroyable ! La connaissance, l’affranchissement du joug des prêtres, prospère en dépit de la guerre. – Alors l’ancien Dieu en arrive à sa dernière résolution : ‘L’homme est devenu scientifique – il n’y a plus rien à faire, il faut le noyer !’… »

Effectivement. Si « les doux hériteront de la Terre », il n’y a pas de place pour un effort humain vers l’infini, qui atteigne son but, et qui place l’Homme sur le même plan que Dieu. Si la douceur, l’humilité, l’« humble agneau de Dieu » est l’archétype fondateur d’une culture, alors bien sûr l’infini et l’inconnu ne pourront jamais être atteints. « Tu ne connaîtras pas » : il est étonnant de voir tout ce que nous avons réalisé en dépit de cela, et ces remarquables réalisations occidentales sont survenues – pas par hasard – principalement pendant les périodes automnale et hivernale de la Haute Culture faustienne. C’est seulement quand les contraintes imposées par la culture à définition chrétienne se sont dissipées dans une large mesure que l’acceptation a priori de l’échec s’est affaiblie. Le problème est qu’avec une haute Culture décadente et mourante, cette émancipation (partielle) vis-à-vis du culte de l’humilité ne mènera nulle part. Seule une nouvelle Haute Culture bâtie sur le concept fondamental de la transcendance humaine, et sur la conquête de l’infini et de l’inconnu, permettra à l’Homme Occidental d’accomplir son destin. Les ruines croulantes de la Haute Culture précédente peuvent servir de blocs de construction pour le futur, c’est certain, elles peuvent fournir une inspiration, certainement, et être une source de fierté, c’est sûr. Mais nous devons regarder vers le Futur, et non pas monter la garde auprès d’un Passé mourant ou mort, comme le soldat romain de Spengler.

Si je n’ai aucun dédain pour les croyances des gens, qu’elles soient chrétiennes ou païennes, je ne vois pas un renouveau des anciens dieux païens comme une amélioration avancée par rapport au déclin du faustianisme. Remplacer Jésus par Thor, à mon avis, revient simplement à remplacer une béquille par une autre. Les hommes blancs ne devraient plus aller chercher des dieux exogènes, qu’ils soient nouveaux ou anciens ; nous devrions plutôt rechercher la divinité pour notre race. Pour l’homme blanc, il est temps de grandir et de rejeter les fantaisies de l’enfance, les fantaisies des dieux et des forces intelligentes externes contrôlant un destin que nous devrions être les seuls, vraiment les seuls, à modeler. La devise du monde antique était « Connais-toi toi-même », alors que celle de l’Age Faustien était une combinaison de « Tu ne connaîtras pas » et de « Tu tenteras de connaître et tu échoueras ». Pour la nouvelle Haute Culture de l’Occident, je propose la devise : « Tu connaîtras et tu triompheras ». Cela inaugurera une ère dans laquelle l’Homme Occidental libérera son potentiel en brisant les chaînes imposées par une infériorité supposée devant des dieux imaginaires.

La citation suivante de Yockey, dans The Enemy of Europe, résume l’objectif palingénésique que nous tenterions d’atteindre, si nous le voulions :

« Notre Mission européenne est de créer la Culture-Nation-Etat-Imperium de l’Occident, et ainsi nous accomplirons de telles actions, accomplirons de tels travaux, et transformerons tellement notre monde que notre descendance lointaine, en voyant les vestiges de nos édifices et de nos remparts, dira à ses petits-enfants qu’une tribu de dieux vivait jadis sur le sol de l’Europe. »

En d’autres mots, pas de dieux imaginaires. C’est l’Homme qui deviendra « Dieu ». Dans le livre The Portable Nietzsche, l’éditeur Walter Kaufmann interprète ainsi le « surhomme » de Nietzsche :

« ce qui est évoqué n’est pas une super-brute mais un être humain qui a créé pour lui-même cette position unique dans le cosmos, que la Bible considérait comme son droit de naissance. »

Tout cela est très bien sauf la dernière partie : « La Bible ». Non, monsieur Kaufman, la Bible ne considère pas le Surhomme comme le droit ultime de l’humanité, elle considère plutôt que c’est le « dernier homme ». C’est nous qui devons choisir ce qu’est notre « droit de naissance », pas les fantaisies délirantes de « la Bible ». Cependant, cela étant dit, le reste de la description est sain, si nous considérons qu’elle est appliquée à la race dans son ensemble et pas seulement à des individus sélectionnés dans cette race. Plus d’échec « fier et tragique » dans « l’effort vers l’inaccessible » comme dans la culture « faustienne » – au contraire, la Culture Surhumaniste sera caractérisée par le fier accomplissement réussi de la recherche de l’infini. C’est ce qu’un individu optimiste peut envisager comme nouvelle Haute Culture de l’Occident, avec des liens avec la culture antique et avec la culture faustienne, mais surpassant les deux dans le but et l’objectif de l’esprit humain. Voilà ce que peut être et doit être le Destin Occidental.

Que pouvons-nous faire pour pousser les choses dans la bonne direction ?

Bien que l’auteur juif Isaac Asimov ne soit peut-être pas très populaire parmi les nationalistes blancs, sa série Fondation peut fournir une analogie utile. « La Fondation » était conçue comme piste de lancement pour une nouvelle civilisation après l’effondrement de l’« Empire galactique », afin que l’« ère barbare » après l’effondrement ne dure que quelques milliers d’années, au lieu de 30.000 ans. Placés comme nous le sommes devant l’effondrement de l’Occident à travers l’Hiver de l’Age Faustien, il serait prudent de semer les graines d’une nouvelle civilisation occidentale blanche émergente sur le long terme, tout en luttant aussi à court terme et à moyen terme pour préserver la race blanche et sauver la plus grande partie possible de la civilisation faustienne occidentale. Sans ces objectifs à plus court terme, la renaissance civilisationnelle à long terme ne sera pas possible. Inversement, sans une renaissance civilisationnelle, le préservationnisme blanc à long terme serait contestable.

Ainsi, il y a deux choses qui sont nécessaires ici. D’abord il y a la lutte pour la préservation raciale blanche et pour sauver autant que possible de la culture faustienne, pour servir de base de connaissance et de blocs de construction pour la nouvelle Haute Culture de l’Occident. Ensuite, il faut initier un effort pour commencer à poser les fondations de cette nouvelle Haute Culture. Comme indiqué plus haut, une Haute Culture est bien sûr un phénomène organique qui ne peut pas être créé sous une forme préparée à l’avance et artificiellement imposée à un peuple. Néanmoins, il est possible de semer les graines et d’avoir quelque choix concernant les gaines qui doivent être semées. Et ensuite, nous pourrons nourrir le jeune plant pendant qu’il poussera, et pendant qu’il se développera d’après son propre caractère inhérent. Cela, nous pouvons le faire et nous devons le faire.

C’est une question sérieuse requérant une stratégie pensée à l’avance et d’un caractère visionnaire extrême, pas une chose qui peut être « discutée » légèrement sur des « liens de blogs » ou sur des forums publics (typiquement malsains). Ce n’est pas une chose qui peut être faite en un jour. C’est un projet à long terme, sur plusieurs générations, qui doit être entrepris par des individus dévoués voulant poser les fondations de quelque chose de grand et de noble pour la postérité. Ce ne sera pas une « réparation rapide » dont les résultats pourraient être vus dans une décennie ou deux ; au contraire, c’est un projet qui a le potentiel pour influencer le cours de l’histoire humaine, et il doit être mis en œuvre à ce niveau supérieur.

Par conséquent, cet essai est simplement un appel à l’action et un examen initial et rapide des possibilités. Si un tel projet est initié un jour, il ne devrait pas et ne doit pas se perdre dans les détails des « mouvements » habituels qui obsèdent beaucoup de militants, et ne peut pas non plus être lié à l’activisme « défensif » plus sérieux, mais à court terme, qui est requis pour sauver notre peuple et notre culture aujourd’hui. C’est une autre question, sur un plan entièrement différent.

Beaucoup sont appelés ; peu sont élus. Le Futur attend.

 

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