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Ne plus les sauver d’eux-mêmes

goldendawn2,512 words

English original here

Nous publions la traduction d’un texte écrit par Gregory Hood pour les éditions Counter-Currents et et que nous diffusons avec leur aimable autorisation. Cet article évoque le cas de l’Aube Dorée en Grèce et prend une résonance particulière en France au lendemain de l’officialisation de la dissolution de l’Œuvre française et des Jeunesses nationalistes. L’auteur y aborde le cas français, d’une part la manipulation médiatique liée à l’affaire Méric et d’autre part la trahison du Front national. Les liens ont été conservés de larticle original. Ils renvoient à des articles en anglais.

Aucun mouvement politique européen n’attire l’attention aux États-Unis comme l’Aube dorée en Grèce. Malgré son manque d’expérience politique réelle, l’Aube dorée est très convaincante parce qu’elle est exactement ce que tout le monde attend.

Le parti a un chef unique qui contrôle tout et c’est un ancien soldat. La base de son pouvoir est dans la rue, avec des soutiens supposés dans la police et chez les Grecs en lutte, souffrant de la criminalité des immigrés. L’image du parti est celle d’hommes forts veillant sur leurs communautés (si vous les soutenez) ou de sorte de bandits se livrant à l’autodéfense (si vous êtes contre eux) – c’est le retour des corps francs ou des SA. Ils sont sortis de l’ombre avec l’effondrement économique. Enfin, ils sont organisés selon les règles de la « vieille droite » – des patriotes attendant de relever leur pays.

Bien sûr, le Système attendait simplement un prétexte pour détruire le parti. Il est arrivé avec le meurtre présumé d’un rappeur “antifasciste”, une petite fleur innocente qui portait le nom “Killah P.” M… euh, P… qui appréciait décrire avec des détails imagés les diverses tortures et les formes de blessures qu’il aurait aimé infliger à ceux qui ne soutiennent pas le génocide du peuple grec. Cependant, une fois qu’il a reçu ce qu’il cherchait à infliger aux autres, les gauchistes agressifs passifs se sont lamentés sur les “familles” touchées par la violence de l’Aube dorée et sur la manière dont les gens normaux seraient attaqués dans les rues.

En France, il y existait déjà un polémique créée par les médiats après qu’un jeune antifasciste aux yeux de biche eut été supposément assassiné par des voyous racistes. Plus tard, bien sûr, il est apparu que, comme il arrive si souvent, les antifascistes avaient traqué les nationalistes, avaient provoqué le conflit, et avaient perdu1. Être un gauchiste ne signifie pas seulement que vous n’avez jamais à vous justifier, cela signifie aussi qu’un système complet est bâti pour assurer que vous ne pouvez pas perdre.

Ainsi, l’ensemble du système politique grec s’est uni pour détruire le parti, y compris en lui retirant le financement auquel il a droit, en arrêtant des membres du parlement au milieu de la nuit, et en utilisant le genre de rhétorique éliminationniste qui pourrait être vu comme une exagération fasciste si elle était dirigée vers autre chose que la droite radicale. Sans l’ombre d’une réflexion personnelle, les médiatsont dépeint des hommes masqués tenant des fusils d’assaut comme les défenseurs de la démocratie et des hommes âgés en costume comme des fascistes dangereux.

Ce genre de récit fonctionne. Personne ne devrait avoir d’illusion sur la réponse du peuple grec à l’Aube dorée. Bien que certains conservateurs américains émettent à voix basse des doutes sur la sagesse du gouvernement grec interdisant un parti politique, ils peuvent être confiants dans le fait que la « démocratie » sera défendue. On estime que 80 % du peuple grec soutient la répression contre l’Aube dorée. Ils voient aussi l’Aube dorée à travers les yeux du passé, et ils ont appris durant toute leur vie que le but de la démocratie – peut-être son seul but – est d’empêcher l’émergence d’un mouvement nationaliste.

Ce qui est le plus remarquable à ce sujet est la place privilégiée de la gauche grecque dans les allées du pouvoir. Bien que les médiats (y compris clairement de droite comme le Drudge Report) parlent avec frénésie de l’Aube dorée en tant que « troisième parti » du pays, peu d’attention est accordée au deuxième, SYRIZA, ou Coalition de la gauche radicale. Il s’agit d’une alliance de divers groupes extrémistes, y compris de trotskistes avoués, de communistes, et d’autres révolutionnaires autoproclamés. Les organisations d’étudiants d’extrême gauche et anarchistes, y compris les groupes qui organisent de façon quasi-permanente des manifestations violentes dans le pays, sont également autorisées à agir en toute impunité parce qu’une loi interdit à la police d’intervenir dans les campus universitaires.

Ce qui est essentiel ici, ce n’est pas que la démocratie viole ses propres principes, ou la preuve de l’hypocrisie de la part de la classe dirigeante. C’est précisément la façon dont le système est censé fonctionner. La démocratie est un régime délibérément destiné à affaiblir et à déposséder les populations nationales afin d’éliminer tous les obstacles à une société consumériste gouvernée par la finance internationale et de l’État gestionnaire. Selon les mots de Harold Covington2, la démocratie est un système conçu pour empêcher le changement.

Cela conduit au piège essentiel pour les traditionalistes qui cherchent ce genre de changement. En France, le Front national est aujourd’hui le parti le plus populaire dans le pays. Cependant, pour atteindre cette position, il a dû s’éloigner de son message ethno-national au point que nous pouvons dire qu’il n’est plus désormais un vrai parti « nationaliste ». En outre, les médiats ont tout intérêt à exagérer le soutien au FN. Comme l’écrit Bernard Roman, « Ironiquement, les gens de droite semblent être les derniers démocrates. Il n’y a qu’à droite qu’on peut encore trouver cette croyance naïve que le Président ou le Premier ministre, a une sorte de panneau de contrôle dans son bureau, au moyen duquel tous les maux du pays peuvent être résolus par une simple pression du doigt ».

En Grèce, l’Aube dorée a utilisé une image plus dure, avec le soutien des services de sécurité et de simples soldats, policiers et les jeunes hommes qui voyaient dans la rue leur pays être détruit. L’appel de l’Aube dorée ne rappelle rien tant que George Lincoln Rockwell, qui croyaient que les simples policiers et soldats, les travailleurs et les patriotes finiraient par acquérir une foi combattante pour se battre pour leur pays et leur civilisation. En cela, il fut déçu, et malgré des signes encourageants, la classe ouvrière blanche aux États-Unis a été soit achetée, soit a fui ou soit a été purement et simplement fondue dans le Tiers-Monde.

Le système survit parce qu’il est subtil. D’une manière générale, les dissidents sont autorisés à exprimer leur opposition à ce qui se passe, à former des partis pour tenter de voter contre, ou à se présenter aux élections eux-mêmes pour tenter d’obtenir le pouvoir politique. Cependant, il y a tout un ensemble de coûts et d’incitations destinés à domestiquer certaines communautés et ces mouvements sont tenus à l’écart de toute influence réelle. Si vous vous présentez à une élection et que vous parlez de l’immigration, vous serez submergés par le haut par les importants dons des entreprises à votre adversaire, et par le bas par des manifestations violentes et une couverture médiatique hostile. Les partis politiques peuvent alors être interdits, non pour éliminer certaines idées (sacrebleu, non !), mais pour empêcher la violence et le désordre.

La lutte métapolitique et le journalisme d’investigation et de formation, qui expliquent et donnent les raisons de la situation à notre peuple sont nécessaires, mais il faut savoir qu’ils visent uniquement un petit sous-ensemble de la population. Trop souvent, lorsque nous expliquons la réalité du génocide blanc et les moyens utilisés pour faciliter notre dépossession, nous arrivons tel le paysan fou des Monty Python et le Graal sacré, en criant « Ah ah ! Maintenant, nous voyons la violence inhérente au système ! Au secours, je subis la répression ! » Peu importe si nous avons raison ou tort : les gens soit ne comprennent pas, soit ils ne s’en préoccupent pas. Plus important, même ceux qui comprennent que quelque chose est profondément vicié dans la société sont trop occupés à lutter pour des problèmes de famille, d’argent, ou à chercher d’agréables distractions.

Le but des « antifascistes », des obstacles légaux, de la couverture médiatique hostile, et tout le reste n’est pas d’attaquer le noyau dur. Le chef de l’Aube dorée peut encore se vanter de ne jamais abandonner la lutte ; sans doute est-il sincère. Ses partisans resteront fidèles. Cependant, cela va ébranler le soutien des moins impliqués, des gens qui veulent protéger leurs carrières, et les militants qui ne veulent pas être abandonnés parce qu’eux auraient choisi la lutte politique au lieu de boire, écouter de la musique pop, ou regarder des criminels taper dans un ballon.

Le message du système aux Traditionalistes et à son aile militante n’est pas qu’ils sont mauvais, mais que rien ne vaut pas le coût social et financier d’essayer de se battre pour autre chose qu’un salaire mensuel. Le Meilleur des Mondes est beaucoup plus dangereux que 1984.

Le résultat est que la tentation est toujours là pour les militants de faire le choix de la facilité dans la lutte, avec ses conséquences tragiques. En 1993, le général Constand Viljoeon a saboté les efforts de sa propre organisation, le Front du peuple afrikaner, pour obtenir une République indépendante boer à travers un plan de sécession. Au lieu de cela, il a utilisé son influence pour au-delà de ce plan pour participer aux élections (dans un pays possédant une population noire ultra-majoritaire) en échange d’une vague promesse de Nelson Mandela d’envisager une patrie afrikaner. Évidemment, cela n’est jamais arrivé, et la récompense de Viljoeon fut une tape sur la tête accordée par Nelson Mandela, avant que son peuple ne soit abandonné à l’oubli. Il n’a pas exactement « trahi » sa cause, mais il a choisi le chemin sûr, une voie vouée à l’échec.

Il est facile de critiquer ce choix suicidaire, mais la plupart des gens font ce choix tous les jours. Le chemin de l’engagement implique des coûts terribles et peu de chances de succès. Il est beaucoup plus facile d’accepter partiellement le système, que ce soit en acceptant de jouer les règles des régimes « démocratiques », en menant une double vie, en devenant des conservateurs « modérés » ou en s’agitant sur les réseaux sociaux. Le fait est que cet auteur3 est assez honnête pour admettre qu’il n’a pas choisi la voie du dévouement total, pas plus que beaucoup d’autres. Le faire aurait été la garantie d’une destruction personnelle et d’un échec politique. Sauf, bien sûr, si beaucoup d’entre nous finissaient par faire ce choix – ou, plus probablement, y étaient forcés.

Ce qui se passe en Grèce fait accélérer ce processus. Le régime démocratique offre une gamme infinie de douceurs et de distractions pour satisfaire les gens, mais il ne parvient pas à résoudre les problèmes économiques de l’Occident et les désirs personnels des individus. Satisfaire sa vie de famille et sa vie professionnelle, pour ceux qui veulent rester à l’écart de la lutte politique, devient impossible. La dissidence modérée rencontre une répression de plus en plus fanatique – et hystérique. Même le christianisme déraciné qui sert de soupape de sécurité spirituelle est attaqué. Le totalitarisme mou du multiculturalisme se transforme en un autoritarisme lourd de style soviétique.

Cela ne veut pas dire que la victoire est inéluctable, en Grèce ou ailleurs. Le grand cauchemar des nationalistes ne devrait pas être la guerre raciale ni même le génocide des Blancs. C’est la Fin de l’histoire triomphante, les Derniers hommes régnant en maître sur un monde sans but. Ne nous méprenons pas : la plupart des gens, si on leur offrait le choix, opteraient pour la vie facile, une voie sans but, le lent suicide de la restauration rapide, les divertissements complaisants, l’abus de boissons et le corps mous. Peu importe : les Blancs sont notre armée, et nous ne leur permettront pas d’être exterminés, même si beaucoup d’entre eux veulent l’être. Ils s’engageront – ou ils seront enrôlés.

Pour que cela se réalise, trois choses doivent être accomplies. Tout d’abord, nous devons construire des espaces culturels, tribaux, économiques et spirituels sûrs pour permettre la diffusion de nos idées. Nous devons exploiter toutes les possibilités pour permettre des participations occasionnelles, pour découvrir les diamants parmi le charbon de la masse.

Deuxièmement, nous devons considérer la participation au processus politique – tous les processus politiques – comme un moyen pour atteindre une fin. Les démocrates ont montré qu’ils ne croient pas en leur propre propagande – pourquoi le devrions-nous ? Les partis politiques, les élections et les constitutions sont simplement des outils dans les mains de nos ennemis. Ils ne confèrent pas plus de légitimité – et peut-être plutôt beaucoup moins – que le droit divin des rois. Nous sommes occupés dans nos propres pays, et nous devons nous considérer comme des nationalistes révolutionnaires, prêts à ne nous soumettre à aucun ordre, sauf le nôtre.

Enfin, nous devons créer les institutions et les idées devant être le lieu de création de la phalange traditionaliste qui devra faire face à notre dépossession, ne pouvant être brisée ni par la répression ni par les persécutions. Ceux qui choisissent de se dévouer totalement, ou qui y sont forcées, ont besoin d’un endroit où aller.

Cette transformation peut être imposée à des organisations entières, y compris l’Aube dorée. Si l’Aube dorée est éliminée du processus démocratique et que le système admet sa faillite, les méthodes en dehors du système politique existant doivent être utilisées à des fins politiques.

À cette heure, le financement a été supprimé au parti dont les hommes politiques arrêtés sont reconnus coupables de crimes4. Si cela arrive, qu’y aura-t-il après ? Il ne s’agit pas pour les Américains de juger quelles tactiques sont les mieux adaptées pour y répondre. Ce qui est important, c’est qu’il ne peut y avoir aucune illusion quant à la légitimité de l’État grec. Il ne saurait y avoir d’illusions sur la possibilité de voter pour notre décision de sortir de cette crise.

L’État grec ne permettra pas aux patriotes de le sauver. La vieille tactique de la « droite » d’un bloc conservateur sauvant le système de lui-même est dépassée. Par conséquent, les patriotes doivent se retirer de l’État et reconstituer quelque chose de nouveau avec les moyens les plus efficaces. Si l’Aube dorée, ou tout autre groupe, est empêché de participer à l’État, il doit devenir l’État, et se considérer, non pas comme le faux gouvernement élu, mais comme source légitime de la souveraineté de la Grèce.

Nous devons développer nous même cette conscience nationaliste – d’une nation pour nous-mêmes.

Notes

1NDJN : L’auteur évoque l’affaire Méric, du nom de cette racaille d’extrême gauche décédée après avoir organisé une attaque contre des patriotes. En conséquence deux patriotes victimes de cette agression sont emprisonnés depuis plus de 140 jours.

2NDJN : Harold Covington est un écrivain et militant nationaliste blanc américain. Il combat notamment pour la création d’une nation aryenne dans le nord-ouest des États-Unis, pour lequel il a créé le mouvement Northwest Front.

3NDJN : L’auteur par de lui-même.

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