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Les perils de la pensée positive

1,792 words

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« Temps de cesser de parler faussement maintenant.
Il se fait tard. »
— Bob Dylan, « All Along the Watchtower »

La meilleure façon de faire avaler des pilules amères aux gens est de les envelopper de quelque chose de doux. Le principe s’applique aussi bien aux poisons qu’aux remèdes, et il s’applique aussi bien dans le domaine intellectuel que dans le domaine matériel. Les idées les plus insidieuses et les plus destructrices sont souvent servies dans le sirop des grands sentiments. Un cas d’école est l’éternel cliché selon lequel les défenseurs des Blancs doivent « rester positifs » : se concentrer sur les choses que nous aimons plutôt que sur celles que nous haïssons.

C’est une fausse alternative. La meilleure approche est de faire les deux : nous devons aimer ce qui est bien et haïr ce qui est mal – c’est-à-dire ce qui s’oppose au bien et qui le menace. Nous devons promouvoir le bien et combattre le mal. Et vous ne pouvez jamais promouvoir sérieusement le bien si vous n’êtes pas prêt à nommer et combattre les maux qui s’opposent à vous.

La racine du Nationalisme Blanc est, bien sûr, l’amour de notre propre peuple. Le but du Nationalisme Blanc est, bien sûr, de perpétuer notre race et d’assurer son bien-être. Ce sont des buts positifs. Mais si c’est tout ce que nous avons à dire, alors la défense blanche reste purement sentimentale, abstraite, et de caractère élevé, une simple question de sentiment et de pensée, et non une manière de parler et d’agir.

Dès que nous agissons en conformité avec notre amour, dès que nous sortons de la chambre sonore du web et que nous entrons dans le domaine du débat public, dès que nous tentons de promouvoir le bien-être de notre peuple dans le monde réel, nous découvrons qu’il y a des gens qui s’opposent réellement à nous, des gens qui ont des intérêts opposés aux nôtres, incluant des gens qui nous haïssent simplement, et que nous devrions haïr cordialement en retour.

Le péril de la pensée positive est qu’elle est en fin de compte inefficace. Elle ne peut pas sauver notre peuple, parce qu’elle est abstraite plutôt que concrète, de caractère élevé plutôt que réaliste. Je suis tout à fait pour les abstractions et les idéaux, mais ils ne sont pas des fins en soi. Ils doivent éclairer la réalité et conduire à une action réaliste et efficace. Les beaux discours sans rapport avec la laide réalité ne sauveront pas notre race, dont l’existence dans le monde réel est menacée par des forces concrètes incluant des ennemis réels, en chair et en os.

Rester positif revient fondamentalement à une résolution d’être superficiel plutôt que radical. Aussi positif qu’on puisse être, on ne peut éviter la réalité brute de la dépossession blanche. Donc pour « rester positif » on doit refuser d’examiner les causes profondes de notre triste situation, spécifiquement les gens qui sont à blâmer, de peur de découvrir des raisons de haïr.

Mais la meilleure façon de traiter une maladie est d’en comprendre la cause. La meilleure façon de tuer une mauvaise herbe est d’en arracher les racines. La meilleure façon de mettre fin à la dépossession blanche est de découvrir ceux qui se cachent derrière, et pourquoi, et de les stopper.

Il y a vraiment des gens qui pensent tellement à faire du tort à leurs ennemis qu’ils finissent par faire du tort à leurs propres intérêts. C’est la psychologie de l’amertume, et cela va à l’encontre du but recherché. Par exemple, certains Nationalistes Blancs pensent tellement à marquer des points contre les Juifs qu’ils attaquent Israël parce que celui-ci serait raciste et nationaliste, alors que les Nationalistes Blancs devraient défendre les principes du nationalisme racial, au lieu d’attaquer les Juifs pour des motifs libéraux, égalitaires et universalistes.

Mais la solution à l’amertume suicidaire n’est pas un refus hautain d’affronter la réalité des ennemis. On doit plutôt s’en tenir à ses propres priorités. Notre but primordial est de servir les intérêts positifs de notre propre peuple. Devenir trop obsédés par nos ennemis peut devenir dommageable pour l’atteinte de ce but. En fin de compte, cependant, ignorer ou minimiser la réalité des ennemis est une bien plus grande menace pour notre peuple que la rancœur autodestructrice. Le remède offert par la foule du « restez positif » est pire que la maladie.

Le slogan « restez positif » est répété pour de nombreuses raisons, incluant des raisons sincères, naïves, élevées. Mais quant au slogan du « suicide blanc » – avec lequel il est souvent associé –, je soupçonne que les motifs derrière sa propagation sont généralement moralement sordides : lâcheté, ou subversion ennemie complète.

L’image devient plus claire quand nous nous demandons quelle est la nature exacte des choses que les « penseurs positifs » tentent de dissimuler. Tentent-ils, par exemple, de détourner notre regard de la dépravation noire ? Demandent-ils que nous ne leur posions pas la « question noire » ? Nous disent-ils que nous devons simplement nous consacrer à diffuser le slogan du « génocide blanc » au lieu de nous attarder sur le crime, la corruption et le chaos noirs ? La cohérence demanderait qu’ils le fassent, mais je ne vois rien venir.

Au contraire, le slogan du « restez positifs », comme le slogan du suicide, est presque toujours employé pour détourner notre regard du problème juif, c’est-à-dire le fait que les Juifs sont massivement surreprésentés parmi les forces qui promeuvent la dépossession blanche tout en empêchant les Blancs de s’organiser pour y mettre fin.

Il est facile de comprendre pourquoi les infiltrés juifs souhaitent répandre ce slogan. Mais qu’est-ce qui motive les Blancs ? En fin de compte, je pense que c’est une combinaison de lâcheté et de naïveté : lâcheté face à l’oppression juive et à la désapprobation sociale blanche, et l’idée naïve que l’on pourrait gagner un combat sans nommer ni affronter ses ennemis les plus acharnés. En fait, certains sont naïfs au point de penser que nous pouvons gagner en laissant nos organisations être infiltrées et influencées par des « sympathisants » juifs (il se pourrait même que ces Juifs soient sincères, mais des agents ennemis aussi semblent toujours sincères, et l’heure est trop tardive pour de telles bêtises).

Les défenseurs du « restez positifs » affirment souvent que leurs adversaires parlent « seulement » du problème juif, alors qu’eux préfèrent parler uniquement des actions positives qu’ils accomplissent pour notre cause.

Je reconnais volontiers qu’il y a des Nationalistes Blancs qui sont obsédés par les Juifs presque autant que le sont les Juifs [par les Nationalistes Blancs]. Je reconnais qu’il y a des Nationalistes Blancs qui agissent comme si les Juifs étaient la seule cause de nos problèmes. Dans le passé, quand je publiais des articles qui ne parlaient pas du problème juif, certains commentateurs se hâtaient de m’accuser, moi ou l’auteur, de conspirer pour couvrir la perfidie juive. Mais même ces gens ne pensent probablement pas que les Juifs sont la seule cause de nos problèmes ou le seul obstacle pour résoudre ceux-ci, bien qu’ils agissent souvent comme s’ils le pensaient.

L’idée qu’on puisse parler seulement des choses positives et non des choses négatives, ou seulement des choses négatives et non des choses positives, n’est pas très judicieuse. On peut bien sûr parler de certains sujets en les abstrayant et en les isolant de l’image globale. Mais l’abstraction entraîne une sorte de falsification, parce qu’on a affaire à des parties, pas à l’ensemble – et, dans le monde réel, tout est interconnecté. Donc si l’on pense vraiment par le biais de ses propres abstractions, si l’on tente de comprendre comment elles sont reliées au reste du monde, comment elles sont maillées dans des réseaux de sens et de causalité, alors on a inévitablement affaire à d’autres questions. Et on doit les traiter, si l’on veut affecter les changements réels dans le monde réel. Ainsi, traiter les problèmes isolément n’équivaut pas à les traiter tous globalement.

Si par exemple on pense réellement à la manière dont on va prendre des mesures positives pour sauver notre peuple, on devra affronter certains aspects négatifs, incluant le rôle immense et essentiel de la communauté juive organisée pour promouvoir la dépossession blanche et empêcher les Blancs de lui résister. Ou, si l’on commence par le problème juif et qu’on le traite complètement, certaines mesures positives vers la rectification se présenteront d’elles-mêmes.

Dans un monde où tout est interconnecté, la pensée vraiment radicale – la pensée qui peut mener à l’action qui peut changer le monde – est concrète et holiste. Mais tenter de se concentrer entièrement sur les positifs ou les négatifs nous condamne à être abstraits et superficiels – et donc, d’un point de vue pratique, inefficaces.

Que dire des gens qui ont une compréhension large et concrète de la situation critique des Blancs mais qui choisissent d’abstraire certains éléments et de se concentrer sur eux en particulier ? Le monde est vaste, après tout. Les gens ne peuvent pas tout savoir sur tout. La spécialisation est inévitable et elle est en fait nécessaire au progrès. Que dire des gens qui souhaitent se concentrer sur la race, ou l’immigration, ou le problème juif, en les isolant du reste du tableau ?

Il y a une bonne manière de se spécialiser, et une mauvaise manière. On peut se spécialiser tout en conservant une vision de l’ensemble, et quand les gens interrogent concernant l’image globale, il suffit de les envoyer vers d’autres spécialistes et ensuite de recevoir le message. Mais on ne devrait pas s’engager dans des évasions et des obscurcissements de l’image globale.

Bien sûr, ces évasions dépendent du point de vue. Kevin MacDonald, par exemple, ne traite pas les différences raciales ou l’immigration non-blanche comme des patates chaudes. Ni la question juive, qui est logiquement esquivée par les gens qui souhaitent se positionner plus près du courant politique majoritaire.

Bien sûr, quand des auteurs s’abstiennent de traiter la question juive, ils tombent sous la suspicion de travailler pour l’autre camp. Mais il y a une manière facile de dissiper de tels doutes (du moins les doutes raisonnables). Quand la question juive est soulevée, ils doivent simplement dire qu’ils ne se concentrent pas sur cette question, reconnaître qu’il existe un véritable débat sur ce sujet, renvoyer le questionneur à Kevin MacDonald, et ensuite revenir à leur sujet.

Mais en aucune circonstance ils ne doivent recourir à l’obscurcissement ou à la désinformation. Tout l’establishment médiatique et éducatif travaille 24 heures sur 24, toute l’année, du berceau à la tombe, pour tromper les gens de notre peuple concernant la race et la question juive. Il est donc vraiment répugnant de voir des Nationalistes Blancs se joindre aux mensonges simplement parce qu’ils se sont habilement spécialisés dans une certaine approche.

 

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