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Le livre de Kerry Bolton, Revolution from Above [Révolution d’en-haut]

revolution-from-above1,990 words

English original here

Kerry Bolton
Revolution from Above
London: Arktos, 2011

A ceux qui souffrent du malaise général qui est induit par le mondialisme américain aujourd’hui, le nouveau livre de Kerry Bolton fournit un guide utile des élites financières spécifiques qui ont dirigé la géopolitique depuis le début du XXe siècle, commençant avec les banquiers juifs Warburg et Schiff et continuant, à travers la CIA, avec l’American Council on Foreign Relations [CFR], l’Institute for Policy Studies [Institut des Etudes Politiques], le National Endowment for Democracy [Fondation Nationale pour la Démocratie], et les fondations de Rockefeller, Ford et Soros. Soigneusement documenté avec des références à la littérature standard sur ces diverses organisations qui constituent l’actuelle ploutocratie de l’Amérique, cet ouvrage nous montre que l’ambition américaine de diriger le monde commença en fait avec les efforts du président Wilson, durant et après la Première Guerre mondiale, pour mettre fin à l’impérialisme européen et instituer un nouvel âge de démocratie mondiale. L’anti-impérialisme de Wilson permit aussi à l’Amérique de travailler en collaboration sympathique, particulièrement financière, avec les bolcheviks durant les premières années de leur règne de terreur.

En fait, la Guerre Froide entre l’Amérique et la Russie fut commencée seulement parce que le règne bolchevik fut transformé en une dictature nationaliste sous Staline et que le dirigeant communiste juif proaméricain, Léon Trotski, fut contraint à s’exiler de Russie en 1929. Depuis cette époque, les buts mondialistes de l’Amérique ont été teintés d’internationalisme trotskyste et, comme on le sait, même les dénommés « néoconservateurs » d’aujourd’hui sont d’anciens trotskystes qui se sont transformés en capitalistes bourgeois.

Bolton affirme que la plupart des révolutions socialistes du monde furent simplement utilisées par les élites ploutocratiques pour accomplir leur propre programme d’un ordre mondial international basé sur l’exploitation commerciale. Il consacre un long  chapitre (chapitre 6 : « Révolution d’en-haut ») à montrer que les Américains ont soutenu les bolcheviks durant la révolution et la guerre civile qui la suivit parce qu’ils espéraient faire des affaires commerciales avec les Soviets – des affaires qu’ils n’auraient pas pu espérer sous le régime tsariste fermé.

Les chapitres suivants, dans lesquels Bolton démontre les techniques « socialistes » utilisées par les élites oligarchiques, se concentrent sur les mouvements gauchistes américains des années 60 qui visaient, à travers le féminisme, les drogues, et l’art dégénéré, à détruire la famille et toute autorité nationale comme des obstacles à l’établissement d’une tyrannie mondiale.

Mais ces maux sociaux avaient en fait été combattus avec succès, pendant des décennies, par l’Union Soviétique stalinienne, qui considérait à juste titre l’Occident comme « décadent », et il aurait été utile que Bolton souligne que cela fut en fait l’une des raisons pour lesquelles l’Amérique, en connivence avec le spéculateur juif hongrois et milliardaire George Soros, machina les diverses révolutions « colorées » est-européennes qui amenèrent la chute de l’Union Soviétique en 1989 et qui menacent la Fédération Russe aujourd’hui.

Bolton continue en montrant que même les révoltes du « Printemps arabe » furent, partiellement du moins, des produits des interventions américaines secrètes pour promouvoir la démocratie et le capitalisme au Moyen-Orient. Si cela ne peut pas être nié, au vu du fait que des organisations américaines louches telles que le National Endowment for Democracy et l’International Republican Institute opèrent dans ces régions vulnérables, on comprend moins bien ce que les élites américaines qui soutenaient déjà des dictateurs modérés comme Moubarak dans le passé espèrent gagner par des révolutions contre ce dernier et par l’installation de gouvernements plus islamistes à leur place.

Les derniers chapitres examinent les autres programmes internationalistes d’aujourd’hui, comme la planification familiale et le réchauffement global, qui servent à faciliter l’établissement d’un gouvernement mondial. Ce gouvernement mondial, prédit Bolton, sera un « Etat Collectiviste Mondial » qui sera « communiste dans son organisation mais dirigé par des oligarques » (p. 251).

La question concernant la manière dont l’idée marxiste d’une utopie collectiviste des travailleurs avec une aversion totale envers la propriété privée se transforma en une idée bourgeoise avec des acquisitions monstrueuses de richesse privée n’est pas spécifiquement traitée. Mais à partir de la conduite des trotskystes américains qui se transformèrent en « néoconservateurs », nous pouvons déduire que le trotskisme ne fut utilisé par les Juifs américains que pour contrer le stalinisme pendant qu’ils continuaient de poursuivre leurs propres ambitions oligarchiques juives.

En fait, un défaut majeur de l’ouvrage de Bolton est son incapacité à observer que l’immense majorité des organisations oligarchiques déterminant les programmes du mondialisme étaient, et sont encore, à prédominance juive. Il ne semble pas non plus avoir remarqué la coïncidence chronologique entre la coopération occidentale avec la Révolution russe d’octobre 1917 et le triomphe du sionisme (lui-même un mouvement de portée et d’ambition internationales) [1] avec la Déclaration Balfour britannique de novembre 1917, qui servirent tous deux de mesures préparatoires pour l’établissement de la démocratie mondiale de Wilson. En fait, nous pourrions nous demander si le mondialisme que Bolton, ainsi que beaucoup d’autres, méprise à juste titre n’est pas inextricablement lié au sionisme lui-même et, quand Bolton dénonce la « création d’un ‘Etat Mondial’ bâti sur l’édifice de Mammon » (p. 8), s’il n’aurait pas été plus pertinent de mentionner, au lieu d’un dieu dérivé de la mythologie classique, le véritable dieu des Juifs.

Une autre question qui surgit en relation avec la vision de Bolton de la menace mondialiste – c’est-à-dire comment le capitalisme, basé sur la propriété privée et l’individualisme, peut conduire à un Etat « collectiviste » – est plus difficile à traiter. Bolton tente de le faire en mettant en lumière les institutions entrelacées qui ont orienté l’éducation en Amérique vers un « point de vue international » (p. 28) ainsi que les méthodes d’endoctrinement adoptées par les organisations de l’élite américaine qui sponsorisèrent, dans un premier temps, l’art abstrait, la musique atonale et le jazz dans les années 40 et 50 (sous la direction du marxiste juif Theodor Adorno, de l’Institut de Recherches Sociales à New York et le Conseil pour la Liberté Culturelle [Council for Cultural Freedom] de la CIA), puis dans un deuxième temps, le sexe, les drogues et la révolution du rock dans les années 60.

Timothy Leary, le gourou des drogues qui était financé par la CIA, par exemple, n’était pas seulement un « hippy » mais cherchait aussi apparemment à « instaurer de nouvelles formes sociales » qui correspondaient aux « possibilités de conscience élargie » (p. 121). Le problème avec de tels endoctrinements par le plaisir (l’alternative d’Aldous Huxley aux endoctrinements par la douleur de George Orwell), cependant, c’est qu’ils ne sont pas collectivistes au sens économique, mais seulement dans un sens culturel.

Le danger du règne mondial oligarchique américain n’est donc plus aujourd’hui un problème centré sur les vieilles catégories marxistes du collectivisme et du capitalisme, mais plutôt le problème d’une érosion des cultures sociales aristocratiques par une culture prolétarienne universelle. En d’autres mots, alors que Marx se concentrait surtout sur l’indépendance économique et sociale des classes ouvrières, les ploutocrates américains utilisèrent les marxistes culturels pour détruire la culture de toutes les classes comme une condition nécessaire de leurs gains et de leur règne commerciaux internationaux.

La référence antérieure de Bolton (chapitre 2 : « Platon : le Père du collectivisme ») aux aspects collectivistes de la république idéale de Platon est, à cet égard, très malheureuse puisqu’elle semble donner à l’actuel ordre mondial judéo-américain un excellent précédent classique. Je me sens donc obligé de corriger ici cette impression trompeuse. La république idéale de Platon est en fait une république eugénique qui doit être dirigée par des gardiens qui seront « bons et nobles » et qui uniront en eux-mêmes « philosophie et esprit et vivacité et force » (traduction de Jowett). L’éducation de ces gardiens vise à contrôler les aspects intellectuels et passionnés de l’âme par un régime de musique (ainsi que de littérature) bien choisie  et de gymnastique. Un soin particulier devra être mis à veiller à ce que les gardiens ne « grandissent pas parmi des images de difformité morale » qui pourraient leur permettre de développer « une masse suppurante de corruption dans leur propre âme ». C’est le contraire exact de l’éducation et de l’art propagés par les élites oligarchiques de l’ordre mondial américain.

Concernant l’égalisation des sexes aussi, Platon prend soin de souligner d’abord les différences entre les hommes et les femmes : « toutes les recherches des hommes sont les recherches des femmes aussi, mais dans toutes une femme est inférieure à un homme ». Cependant, « ces femmes qui ont de telles qualités [comme celles des gardiens mâles] doivent être choisies pour être les compagnes et les collègues des hommes qui ont des qualités similaires et à qui elles ressemblent en capacité et en caractère ».

La recommandation apparemment « communiste » du partage des femmes et des enfants dans la république eugénique de Platon est également restreinte à ses nobles gardiens : « que les femmes de nos gardiens doivent être communes, et leurs enfants doivent être communs, et qu’aucun parent ne doit connaître son propre enfant, ni aucun enfant son parent ». La raison de cela est qu’ainsi les gardiens ne s’abaisseront pas à des actions viles motivées par la jalousie. Puisque tous les gardiens « n’ont que leur personne qu’ils peuvent considérer comme [étant] à eux, les procès et les plaintes n’auront pas d’existence parmi eux ; ils seront délivrés de toutes ces querelles dont l’argent ou les enfants ou les relations sont l’occasion ».

La raison la plus importante pour l’établissement d’une vie communautaire parmi les gardiens, cependant, est d’instiller, à partir d’en-haut, un sentiment nationaliste commun parmi tous les citoyens de l’Etat. La définition de Platon d’une aristocratie nationale a ainsi quelque chose en commun avec la tentative nationale-socialiste de Walther Darré pour créer une nouvelle aristocratie dans son livre Neuadel aus Blut und Boden [Nouvelle noblesse du Sang et du Sol] (1930), et aussi avec l’effort pour préserver l’intégrité des castes supérieures dans le système des castes de l’Inde. Elle n’a rien à voir avec les notions marxistes, ou les notions judéo-américaines modernes, d’égalité des sexes ou de coopératives économiques.

En outre, les gardiens politiques de Platon sont obligés d’être des philosophes, car ils doivent toujours avoir à l’esprit l’idéal d’« une vie autre et meilleure que celle d’un gouvernant, et alors vous pouvez avoir un Etat bien ordonné ; car c’est seulement dans l’Etat qui offre cela, que règneront ceux qui sont vraiment riches, non en argent ou en or, mais en vertu et en sagesse, qui sont les vrais bienfaits de la vie. Alors que s’ils s’occupent de l’administration des affaires publiques, pauvres et recherchant leur propre avantage privé, pensant qu’ainsi ils peuvent s’emparer des plus grands biens, il ne peut jamais y avoir d’ordre ; car ils se battront pour les postes, et les querelles civiles et domestiques qui surgiront ainsi seront la ruine des gouvernants eux-mêmes et de l’Etat tout entier ». L’élévation aristocratique est donc un idéal politique platonicien indispensable, et les livres 8 et 9 de la République sont entièrement consacrés à l’étude de la ruine inévitable des nations qui abandonnent la timocratie (ou aristocratie) en faveur de l’oligarchie, de la démocratie, et de la tyrannie (les principales caractéristiques de l’actuel ordre mondial américain).

Nous voyons, d’après le modèle platonicien de développement des Etats ainsi que par les révélations de Bolton sur les réseaux oligarchiques américains, que la destruction du règne aristocratique en Europe à la fin de la Première Guerre mondiale a en fait conduit le monde dans les mains d’une ploutocratie principalement juive qui travaille inlassablement pour la « démocratie » afin d’établir sa propre « tyrannie ». Le lecteur du passionnant livre de Bolton doit certainement être reconnaissant envers l’auteur pour avoir soigneusement dévoilé les mécanismes sociopolitiques d’une oligarchie antiaristocratique qui ne peut dominer le monde qu’en le détruisant essentiellement.

Note

1. Theodor Herzl, le fondateur du sionisme, par exemple, remarqua dans son livre sur son projet d’Etat juif, Der Judenstaat (1896) que « le monde sera libéré par notre liberté, enrichi par notre richesse, magnifié par notre grandeur ».

 

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