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Maîtres de l’Univers

4,750 words

English original here

Note de la Rédaction :

Voici le discours d’Alex Kurtagic Durant la conférence du National Policy Institute à  Washington D.C., le 10 septembre 2011.

Il y a deux ans, j’ai posé la question : « Que faudra-t-il ? »

Jusqu’à quel point la situation devra-t-elle s’aggraver, avant que le désagrément de changer les choses devienne préférable à la continuation des mêmes choses ?

J’ai demandé cela parce que pendant de nombreuses années nous avons entendu parler d’un effondrement qui causerait un grand soulèvement et résoudrait magiquement tous nos problèmes.

La théorie était que les Blancs en Occident toléraient leur remplacement parce qu’ils avaient trop de confort, parce qu’ils se sentaient prospères, et que risquer leurs styles de vie en parlant ouvertement contre le multiracialisme, contre les quotas raciaux, contre la diffamation venant d’Hollywood et de Madison Avenue, ne semblait pas en valoir la peine.

Les gens trouvaient plus facile de se tenir tranquilles et de s’isoler économiquement.

Et en 2009 il sembla que l’effondrement était sur le point d’arriver. Et pourtant, en dépit de la plus grosse crise économique en quatre-vingt ans, la vie continua exactement comme avant.

Plus d’immigration, plus de lois, plus de règlementations, plus de surveillance, plus de bureaucratie, plus de politiquement correct, plus d’argent virtuel, et de plus en plus d’impôts à payer pour tout cela.

Non seulement cela, mais des élections eurent lieu plus tard, et les mêmes politiciens, avec les mêmes politiques, furent reconduits au pouvoir.

Donc la question demeure : « Que faudra-t-il ? »

Le défi

Pour ceux qui se sont donné la mission d’éduquer nos concitoyens.

Non seulement l’idéologie de l’égalitarisme radical imprègne toutes les institutions de pouvoir, mais cette idéologie est tellement implantée comme un dogme quasi-religieux qu’elle est imperméable à la raison.

Peu importent les faits ou les données ou les arguments qui sont présentés contre cette idéologie, peu importent quels degrés de perversion et de corruption sont révélés concernant ses idéologues, peu importe les effets toxiques qu’elle a sur l’individu, il semble impossible de déloger cette idéologie des sièges du pouvoir.

On peut parler à des millions de citoyens des effets négatifs de la diversité et du multiculturalisme, on peut leur montrer des montagnes de données, on peut souligner pourquoi et comment cela est important pour une société, pourquoi et comment cela les influence personnellement, et beaucoup approuveront ouvertement ou non ce que l’on dit ; mais très peu parleront en public contre la diversité et le multiculturalisme, et toute déclaration sera rapidement neutralisée par des accusations de racisme.

Tout débat sur la diversité et le multiculturalisme, sans même parler des raisons pour lesquelles il est important d’en débattre, dégénère rapidement en discussions byzantines sur la question de savoir si quelque chose ou quelqu’un est raciste ou pas.

Dans l’éducation, ceux qui s’opposent au dogme prévalant sont systématiquement expulsés ou marginalisés.

Et durant les élections on nous présente deux ou trois options presque identiques, toutes fondées sur les mêmes principes idéologiques. Toutes avec le même passé d’échecs, toutes représentées par des politiciens médiocres, toutes infestées de menteurs reconnus, de vendus et d’opportunistes.

Et pourtant, même si tout le monde en a assez d’eux, même si des alternatives authentiques sont disponibles, les mêmes deux ou trois partis sont reconduits au pouvoir élection après élection.

Pendant plus de 100 ans, les gens comme nous ont dit les mêmes choses, présenté les mêmes arguments, présenté des montagnes de plus en plus hautes de données, de plus en plus de faits pour appuyer notre position, et pourtant pendant plus de 100 ans, notre camp a été en retraite, diminuant en nombre, perdant de l’influence, et devenant de plus en plus marginal.

L’Europe connut divers mouvements de renouveau durant la première moitié du XXe siècle.

Mais ils furent vaincus politiquement et militairement. Une grande partie de la connaissance qu’ils produisirent fut ignorée, bannie, calomniée, ou détruite.

Donc la question surgit, étant donné ce qui est en train de nous arriver, et étant donné que le produit final du projet égalitaire progressiste est notre extinction, que pouvons-nous faire pour inverser la tendance ? Que devons-nous faire pour modifier le cours de notre société ?

Mysticisme de gauche

Il y a de nombreuses raisons à nos échecs.

L’une d’entre elles est que certaines idées perdirent toute légitimité après la dernière guerre mondiale, même si ces idées étaient beaucoup plus grandes que des partis politiques.

Une autre raison est que la perte de légitimité entraîna une perte d’accès aux ressources institutionnelles ; il devint plus difficile pour ces idées d’avoir l’air importantes.

Et une autre raison encore fut que quand les fanatiques de l’égalité prirent le dessus, ils purent utiliser toutes les ressources institutionnelles de l’Etat pour reconfigurer notre manière de voir le monde, notre manière d’apprendre sur le monde, et même notre manière de penser le monde.

Et ils redéveloppèrent aussi le système des statuts dans notre société, de sorte que leurs idées furent élevées et intronisées, et celles de leurs ennemis méprisées et vilipendées ; de sorte que leurs copains furent promus et portés aux nues, et leurs ennemis rétrogradés et ostracisés en tant qu’ennemis de la société civilisée.

Et grâce à leur contrôle des institutions et du système des statuts, ils purent encoder leurs valeurs et idéaux.

Leurs valeurs et leurs idées devinrent un système de symboles.

Et parce que les symboles ont une résonance émotionnelle, parce qu’ils opèrent au niveau pré-rationnel, au niveau émotionnel et instinctif, les valeurs et les idéaux de la Gauche devinrent quelque chose de ressenti, plutôt que quelque chose de pensé ou de réfléchi.

Si nous demandons à quelqu’un d’expliquer comment les humains sont égaux, et s’il est même capable de l’expliquer, nous obtenons des mantras, des phrases apprises, des ouï-dire, et des raisonnements circulaires, mais pas d’explication réelle.

« Nous sommes tous humains. Nous avons tous le sang rouge. Il y a plus de variations génétiques entre les individus qu’entre les races. »

Ce n’est pas une chose que quelqu’un pense réellement, ou sur quoi il a fait une recherche, c’est une chose qu’il entend sans cesse, une chose dont il a le sentiment qu’elle est juste, ou qu’elle doit être juste, parce qu’elle est agréable à entendre, et que c’est agréable d’être accepté dans la société, et que c’est agréable d’être vu comme quelqu’un de bien.

Et quand nous lui disons qu’il se trompe, que les humains ne sont pas égaux, et qu’il proteste, ce n’est pas parce qu’il a fait des recherches – en fait il ne veut pas consulter les recherches, sauf si ça l’arrange ; c’est parce qu’il a le sentiment que c’est moralement erroné, ou parce qu’il craint la sanction sociale, la désapprobation sociale, la honte sociale.

Ainsi la Gauche a mythifié ses valeurs.

Et par cette mythification, la Gauche a rendu son système imperméable à la raison.

En faisant cela, ses représentants sont de fait devenus les maîtres de notre univers.

Ils ont établi ses frontières, déterminé ses lois, défini son apparence, et fixé ses constantes cosmologiques.

Le messager est le message

Ainsi ceux de notre camp qui ont basé leur stratégie sur l’éducation de nos concitoyens, en leur présentant les faits et les arguments, ont pour la plus grande part confirmé les vues de gens qui sont déjà d’accord avec nous.

Lorsqu’il y a eu une conversion, c’est très probablement à cause de quelque facteur externe.

Les faits et les arguments ne vont pas à l’individu. C’est l’individu qui vient aux faits et aux arguments.

La raison est que les humains sont rarement persuadés par les faits et les arguments. Ils sont plutôt impressionnés par leur source.

En d’autres mots, le message est le messager ; et le messager est le message.

C’est pourquoi on dit que dans une société la masse des individus suit ceux qui commandent. Même quand ceux qui commandent sont hostiles.

Ils sont intimidés par leurs maîtres non parce que ceux-ci sont raisonnables, mais parce qu’ils sont puissants et dominants, parce qu’ils contrôlent leur univers, parce qu’ils contrôlent l’accès aux statuts et aux ressources, parce qu’ils sont dangereux, ou alors parce qu’ils représentent une idée qui est séduisante, qui les inspire d’une manière ou d’une autre.

Et ils ne sont pas enclins à s’opposer à leurs maîtres parce qu’au fond d’eux-mêmes ils veulent être comme eux, ils veulent être parmi eux, ils veulent avoir ce qu’ils ont, ou ils veulent faire partie de cette idée, ils veulent être avec l’équipe gagnante.

Le seul moment où ils s’opposent à leurs maîtres, ou rejettent l’idée, c’est quand ces maîtres cessent de sembler dominants, quand il n’y a plus de mystique autour d’eux, quand ils commencent à sembler faibles et pathétiques et trop humains, quand ils ont l’air de pouvoir être remplacés – quand quelque chose de plus séduisant est disponible.

Mais la question demeure : comment ce mouvement hostile d’anti-Traditionalisme prolétarien est-il parvenu à dominer notre civilisation ?

D’abord, comment ce mouvement hostile a-t-il gagné des partisans, non seulement parmi la racaille qui avait à gagner le plus par leur haine de l’aristocratie, mais aussi parmi les plus capables et les plus intelligents, ceux qui avaient à perdre le plus ?

L’amour des Principes Abstraits

Nous disons que notre société a été prise en otage par des minorités organisées.

Mais le fait est celui-ci : leurs idées d’égalitarisme radical, de modernité, de progrès, de mondialisme, aussi perverses qu’elles puissent sembler à quelques-uns d’entre nous aujourd’hui, sont dans la nature de la culture occidentale.

La culture occidentale est individualiste, et donc l’homme occidental n’est pas très ethnocentrique.

Il est moins tribal, moins racial que d’autres peuples du monde.

De même, la culture occidentale est unique pour son universalisme moral, et l’homme occidental tend à s’enamourer de principes universaux abstraits – liberté, égalité, fraternité, démocratie, etc.

L’amour des principes abstraits est lié à un sens moral hautement développé, qui va avec un complexe de culpabilité hautement développé.

Comme tous les humains, l’homme occidental est tribal et a des instincts raciaux, mais il tend à les mettre de coté en faveur de principes, ou de l’utilité individuelle – quels qu’ils soient à un point donné du temps et de l’espace.

Pour l’homme occidental, un niveau beaucoup plus élevé de menace existentielle est nécessaire pour ramener les instincts raciaux à la surface.

Donc ceux que nous appelons les ethno-masochistes blancs ne voient pas leurs actions comme opposées à leurs intérêts raciaux ou même à leurs intérêts de groupe ; ils les voient comme des actes moraux et nobles.

La raison ne motive pas

Les humains, généralement, ne sont pas motivés par l’intérêt rationnel.

Les humains sont motivés par le besoin d’appartenir à quelque chose, le besoin d’un statut et de l’estime de soi.

Nous voulons nous intégrer dans une communauté avec les membres de laquelle nous nous identifions et où nous nous sentons bien avec nous-mêmes.

Nous sommes aussi motivés par des tendances émotionnelles innées.

Et nous humains aimons aussi rêver et fantasmer, et nous sommes motivés par nos propres rêves et fantaisies.

Ils peuvent prendre la forme d’une religion, d’une mythologie, ou d’un art, ou d’une littérature, ou d’une cosmologie.

Nous rêvons et fantasmons sur ce qui pourrait être, sur ce qui devrait être, sur ce que nous aimerions être.

C’est de cette manière que nous donnons un sens à notre vie.

En Occident, ces rêves éveillés tournent souvent autour de principes abstraits.

Les faits ne persuadent pas

En même temps il y a trop d’informations.

Trop d’aspects à une question, trop de versions de la même histoire.

La plupart des gens n’ont pas le temps ou l’énergie pour faire des recherches, pour tenter de découvrir la vérité et pour la découvrir, pour distinguer le fait de la fiction, la connaissance de la propagande.

Le résultat est que la plupart choisissent les données qui flattent leur vanité, ce qui les fait se sentir bien avec eux-mêmes, ce qui les fait se sentir intégrés à leur communauté choisie.

Et ils rejettent les données qui semblent gênantes ou embarrassantes, ou qui viennent d’une source avec laquelle ils ne peuvent personnellement pas d’identifier.

Ainsi, si nous devons nous engager dans le projet le plus difficile qui puisse être tenté dans une société, qui est fondamentalement de changer l’idéologie dominante, de renverser l’ordre régnant, nous devons commencer par accepter nos concitoyens tels qu’ils sont, et non pas tels que nous voudrions qu’ils soient.

Dans ce cas, nous devons accepter que l’individu n’est généralement pas ouvert à la persuasion. Sauf s’il cherche déjà à être persuadé.

La plupart veulent être confirmés dans leurs croyances. Ils ne veulent pas que nous dérangions leur monde.

Et il ne sert à rien de dire : « Oh, ils ont besoin de se réveiller et de sentir l’odeur des cadavres ».

Les humains préféreront continuer à rêver plutôt que de se réveiller – après tout, leurs rêves sont beaux et on s’y sent bien, alors que la réalité est laide et on s’y sent mal.

Si nous devons causer un changement d’allégeance, d’un paradigme à un autre, nous devons penser en termes de séduction et d’inspiration.

Comme je l’ai remarqué précédemment, les humains sont beaucoup plus prêts à être inspirés et séduits qu’ils ne le sont à être persuadés par des faits et la raison.

C’est pourquoi quand la société Lindt tente de vous vendre du chocolat, ils ne vous disent pas que cela répondra à vos besoins nutritionnels pour la journée ; ils vous disent que cela vous fera vous sentir bien. Peu importe comment ou pourquoi.

Peu de gens se soucient de la chimie.

Peu de gens veulent que l’expérience soit démythifiée par de dures réalités scientifiques.

Cela ne veut pas dire que la raison, la réalité, ou les faits ne soient pas importants, car ils le sont.

Mais ils ne sont pas une méthode pour changer l’opinion de quelqu’un.

Ils sont une méthode pour confirmer quelqu’un dont l’opinion est déjà formée, et probablement formée dès avant sa naissance.

Motivation positive

Ainsi, comment pouvons-nous donc motiver nos concitoyens à proclamer une allégeance non-conventionnelle, avec tous les risques que cela comporte ?

Plus haut j’ai dit que les humains tendent à être impressionnés par les dominants.

Ils viennent à une idée parce que le messager est séduisant d’une manière ou d’une autre.

Ils veulent être comme lui. Ou avec les gens comme lui.

J’ai dit aussi qu’ils veulent appartenir à quelque chose et se sentir bien avec eux-mêmes.

Si nous n’avons pas plus de succès à vendre notre message, c’est parce que nous n’offrons rien de ce qui précède.

Au lieu de cela, beaucoup des nôtres offrent une incessante litanie de plaintes sur la manière dont le monde a mal tourné, la manière dont nous sommes en déclin, sur la manière dont nous avons de moins en moins de pouvoir dans notre société.

Quelqu’un regardant dans notre camp ne voit souvent que de la négativité, du pessimisme, de la peur, de la paranoïa, du désespoir, et des lamentations.

Cela se résume à une grosse et longue lamentation d’apitoiement sur soi-même.

Le désespoir est tel que le mantra que nous entendons souvent sur les franges de la Droite est : « le mieux, c’est le pire ».

Non parce que les gens qui disent cela ont de véritables solutions, mais parce qu’ils espèrent que l’effondrement règlera tout.

Ce n’est pas l’attitude des dominants, des puissants, des gens qui modèlent les événements.

C’est l’attitude des gens modelés par les événements. L’attitude des losers.

Le défaitisme est un prélude à la défaite.

Pour réussir, nous devons projeter une image de succès.

Cela signifie se débarrasser de la négativité.

Parler non en termes de ce que nous avons perdu ; mais en termes de ce que nous allons gagner ; en termes du genre de société que nous voulons bâtir, en termes de ce qui se passera ensuite, pas de ce qui s’est passé avant.

Un vainqueur apprend du passé, mais il regarde toujours vers l’avenir.

Il fait toujours face au soleil. Et nous sommes un peuple solaire. Nous avons apporté la lumière dans ce monde. Nous ne devons pas oublier qui nous sommes.

Nous ne devons pas devenir esclaves de l’obscurité.

L’image d’un vainqueur est une partie indispensable d’une formule gagnante.

Société alternative

Et une formule gagnante signifie agir comme si.

Agir comme si nous étions déjà là.

Ce qui implique d’opérer comme une société alternative, d’offrir un accès à un univers parallèle, physique et métaphysique.

Un accès à une cosmologie différente, à un système de symboles différent, à une manière différente de comprendre la vie.

Le nouveau nationalisme ressemble à un établissement en attente.

Non comme des cyniques peureux qui attendent un effondrement, mais comme des gens qui bâtissent quelque chose de nouveau et d’important, quelque chose qui rende l’effondrement désirable parce que cela ouvrira la voie à ce qui viendra ensuite, parce que cela ouvrira la voie à un âge d’or.

Au lieu d’apparaître comme des conservateurs luttant contre la marée du progrès, nous devons être la marée – la marée qui balaye la vieille gauche décrépite, qui la balaye du pouvoir, qui la pousse dans la poubelle de l’histoire, pour qu’elle n’en ressorte jamais plus.

Radical et Traditionnel

Ce n’est pas une contradiction quand certains d’entre nous disent que nous sommes radicaux et traditionnels.

Nous sommes radicaux parce que nous voulons un changement fondamental – nous ne voulons pas des réformes ; nous voulons quelque chose d’entièrement nouveau.

En même temps nous sommes traditionnels, parce que notre projet est enraciné dans la Tradition, même si elle est futuriste.

C’est pourquoi nous ne sommes pas des conservateurs : le conservatisme est la négation du nouveau ; la Tradition est l’affirmation actuelle de l’ancien, de l’archaïsme. Et par conséquent elle se régénère sans cesse. Se renouvelle sans cesse.

Nous pouvons le faire

Maintenant, quand certains d’entre nous parlent de transformer la culture, de la reconfigurer pour rendre notre politique possible, beaucoup sont intimidés par l’échelle de la tâche.

Cela leur semble être une entreprise divine, de la fantaisie plus que de la réalité.

Mais ce n’est pas le cas.

Nous n’avons pas besoin d’être trop vieux pour nous rappeler de la manière dont notre culture fut reconfigurée par la Gauche radicale.

Cela a déjà été fait. Cela vit dans notre mémoire.

Comment transforme-t-on une culture ?

Le processus commence très simplement.

Il commence avec un stylo et du papier, avec un pinceau et une toile, avec un homme et son instrument de musique.

Il est entre les mains d’une minorité créative, qui crée parce que c’est dans sa nature, parce que c’est une obligation, et parce qu’elle ne supporte plus le monde autour d’elle et qu’elle rêve de quelque chose d’autre, elle imagine quelque chose de nouveau.

L’artiste, le peintre, le philosophe font ce que leur nature les oblige à faire.

Avec le temps le travail prend forme.

Avec le temps ils rencontrent d’autres gens comme eux.

Et ils commencent à faire des réunions, et à former des clubs et des associations.

Et à un moment ceux-ci s’unissent à d’autres de moule similaire.

A un moment ils se développent en un courant. A un moment ils se développent en un mouvement. Et à un moment ils émergent comme une contre-culture. Comme un rival et un compétiteur vis-à-vis de l’establishment existant.

C’est à ce moment que le combat devient politique, et entre dans l’arène politique.

Et cela devient un combat entre deux forces opposées, deux cosmologies en conflit, deux conceptions de l’univers. L’une représentant le passé, une autre représentant l’avenir.

Une seule des deux devient maîtresse de l’univers.

La politique est la dernière étape

Vous noterez que la politique est la dernière étape.

C’est pourquoi des partis politiques comme le BNP en Grande-Bretagne, le Front National en France, le NPD en Allemagne, demeurent marginaux, en dépit des échecs évidents de la Gauche.

La politique est la dernière étape. La politique reflète la culture. La politique est l’art du possible.

Donc notre politique ne sera pas possible tant que nous ne contrôlerons pas la culture. Et parce que nous ne contrôlons pas la culture, nous sommes dans la période avant la politique.

La Gauche s’approche de la période après la politique, parce que ses idées ont été dominantes pendant longtemps, et à présent elles ont échoué à tous les niveaux. Elles sont sur pilotage automatique.

Et maintenant les gens de gauche sont de plus en plus effrayés et désespérés, parce qu’ils peuvent percevoir leur propre faiblesse, ils peuvent percevoir l’ennui et le mécontentement bouillonnant en-dessous, le potentiel pour une révolution.

Ils ont échoué esthétiquement, criminologiquement, culturellement, démographiquement, économiquement, politiquement, socialement. Ils ont échoué sur tous les fronts.

Et à présent ils sont vulnérables sur tous les fronts.

Guerre sur tous les fronts

C’est pourquoi notre projet est une guerre sur tous les fronts, et c’est pourquoi il a besoin de multiples angles d’attaque.

Il y a de la place pour les individus de toute tendance, hommes et femmes, jeunes et vieux, avec des talents et des aptitudes différents. Ce qui signifie que n’importe qui peut participer à la guerre d’une façon ou d’une autre.

Certains la feront comme écrivains, d’autres comme artistes, d’autres comme hommes d’affaires, d’autres comme protestataires, d’autres comme patrons.

Mais pour attirer le vrai talent, nous devons fournir des opportunités au talent. Ce qui signifie des opportunités commerciales et professionnelles.

Parce que dans notre ère économique, être économiquement indépendant du système et avoir des sources alternatives de reconnaissance de statut signifie être intellectuellement et spirituellement indépendant.

Et pour être attractifs, nous devons avoir une image à l’esprit – parce qu’une image en dit plus que mille mots.

Si nous voulons que nos concitoyens voient, nous devons les aider à visualiser.

Nous devons leur montrer ce que nous voulons dire, et nous devons le faire en moins d’une seconde.

La plupart des gens se font leur opinion sur quelque chose ou quelqu’un en moins d’une seconde.

Ils ne liront pas un livre de 400 pages. Ils ne liront même pas un article. Pas tant qu’ils n’auront pas déjà décidé de le faire.

Ce qui capture leur attention, c’est ce qui résonne en eux au niveau de l’instinct, de l’émotion, au niveau animal, au niveau spirituel.

De la manière dont la musique résonne. De la manière dont un paysage résonne. De la manière dont un film résonne.

L’homme est un animal symbolisant, il opère en symboles, en sons structurés et en images.

C’est pourquoi l’autorité de quelqu’un est instantanément évidente. C’est dans sa manière d’apparaître. Sa manière de parler. Sa manière de bouger.

Souvent il devient un symbole de l’autorité.

Donc pour redevenir les maîtres de notre univers, pour surgir en tant que nouveaux maîtres alors que les anciens tombent, un nouveau nationalisme doit apparaître comme méritant le sceptre du pouvoir.

Il doit symboliser un nouveau commencement. Et il doit le symboliser maintenant et constamment, et non pas attendre que l’effondrement efface l’ardoise.

Nous ne savons pas quand l’effondrement se produira, ou à quoi il ressemblera, ou même si nous le remarquerons.

Mais s’il se produit, il effacera l’ardoise pour tout le monde, pour chaque groupe en compétition, et il y en a beaucoup d’autres qui veulent avoir leur chance après la chute des libéraux.

L’islam cherche à dominer en Europe, et en Occident. Et les islamistes espèrent eux aussi un effondrement.

Nous ne pouvons pas espérer qu’un effondrement résolve nos problèmes. En fait, nous ne devrions pas nous focaliser du tout sur l’effondrement.

Nous devrions nous concentrer sur le monde que nous voulons voir après l’effondrement, le monde que nous voulons voir demain. Et nous devons le bâtir aujourd’hui.

Parce que si l’effondrement survient, si nous ne sommes pas prêts, si nous ne sommes pas là, comme si le monde était à prendre pour nous, quelqu’un d’autre le fera, et ils deviendront les maîtres de notre univers.

Nous concentrer sur le monde de demain nous donne un avantage supplémentaire, qui est le même avantage que la Gauche utopienne posséda dans les années passées : l’avantage d’avoir le sentiment d’une mission, d’un grand dessein.

Ce n’est pas un travail à mi-temps, où quelqu’un vit pour le prochain weekend, pour le prochain chèque, entraîné par l’involution dans le Kali Yuga. Cela concerne la maîtrise de nos vies, la maîtrise de notre destin, la maîtrise de notre passé, de notre présent, et de notre avenir.

Etre traditionnels nous donne aussi un avantage que la Gauche n’a pas, parce qu’ils sont anti-Tradition : l’avantage d’appartenir à quelque chose, de faire partie d’une communauté de gens avec qui nous nous sentons bien ; d’avoir un foyer et une famille auxquels on peut toujours revenir ; d’avoir un passé et un avenir ; d’une vie avec un sens, parce que nous faisons partie de quelque chose de plus grand que nous-mêmes, qui est éternel et transcendantal.

Avec la Gauche une personne est toujours sans foyer, toujours un étranger, toujours un atome insignifiant dans une mer de formica, de PVC, de néon, de polyester, et de béton armé.

Notre avantage final est que les citoyens en ont assez.

Les individus aujourd’hui au pouvoir, dans l’éducation, dans les médias, dans la politique, ont amassé une quantité d’échecs tellement stupéfiante, ont commis tant d’abus, ont menti et volé d’une manière tellement flagrante, que les contribuables seront réceptifs à quelque chose de nouveau s’ils voient quelque chose de viable.

Pour le moment ils continuent à reconduire les mêmes politiciens au pouvoir parce qu’ils ne sont pas impressionnés par les alternatives. Ils choisissent l’option la moins pire.

Donc nous avons une quantité de matériel avec quoi travailler.

Remarques finales

J’aimerais conclure tout ceci en soulignant les idées-clés que je souhaiterais vous voir retenir à la fin de cette conférence.

Si vous voulez contribuer à provoquer un changement fondamental, et si vous êtes activement impliqué dans le processus, je vous demande d’incorporer dans votre approche quelques principes de base :

Un – pensez irrationnellement. Les humains ont la capacité de la raison, mais ils utilisent la raison de manières irrationnelles.

Ils ont souvent des motivations irrationnelles, qu’ils rationalisent après les faits. Mais ils sont irrationnels.

Donc pour atteindre nos concitoyens nous devons comprendre leurs motivations, et ne pas être irrités par elles lorsqu’elles diffèrent des nôtres.

Nous devons prévoir leurs besoins de sorte à pouvoir les satisfaire, prévoir leurs craintes de sorte à pouvoir les dissiper, prévoir leurs désirs de sorte à pouvoir les réaliser. Spécialement s’ils sont irrationnels.

Deux – impressionnez pour informer, n’informez pas pour impressionner.

Souvent une personne qui écoute un discours ne prête pas attention à la moitié de ce qui est dit, elle se souvient seulement d’une ou deux phrases, d’un ou deux concepts. Et pas pendant très longtemps.

Mais quand il y a un orateur capable, l’auditeur est presque toujours impressionné par la manière dont il s’exprime, il aime l’énergie, il aime les émotions soulevées en lui. Donc il écoute.

Nous faisons souvent des commentaires sur l’orateur, moins sur ce qu’il a dit.

Donc visez à créer de l’impression, à créer de l’effet.

Les campagnes de marketing et d’information ne se soucient pas d’information.

Elles cherchent à provoquer une réaction, à induire et maintenir un état d’esprit, ouvrant l’esprit à une idée – parmi des gens qui sont surchargés d’informations, qui ne veulent pas être dérangés, qui ne pensent qu’à leurs propres vies.

C’est pourquoi les campagnes de marketing et d’information visent à être emblématiques.

C’est pourquoi elles réduisent tout au pouvoir d’un son, d’un slogan, d’une image, ou d’un sonal qui est contagieux.

Les faits sont importants, mais à cette étape ils sont secondaires, parce qu’un esprit demeure fermé tant que l’esprit demeure indifférent.

Trois – pensez en images. Aidez les gens à visualiser ce que vous avez à offrir. Une image en dit autant que mille mots, et elle est beaucoup plus facile à retenir. Et beaucoup plus difficile à réfuter parce que les images résonnent au niveau émotionnel et spirituel.

Quatre – soyez positifs. Personne n’a envie d’être avec une personne qui se plaint tout le temps, qui est toujours négative, qui est toujours ruine et tristesse. Les humains répondent à l’optimisme, parce qu’ils veulent se sentir bien.

Et les nôtres en Occident réclament une renaissance à grands cris. Donc soyez positifs, et concentrez-vous sur l’avenir.

Ce qui compte, c’est d’où nous venons et où nous allons, pas là où nous sommes.

Cinq – jouissez du combat. Vous serez plus créatifs, et vous aurez plus d’énergie, et vous attirerez plus de gens, si vous aimez ce que vous faites.

Parce que si vous aimez ce que vous faites et que vous réussissez, vous devenez confiants. Et tout le monde aime ça.

Donc pensez irrationnellement, impressionnez pour informer, pensez en images, soyez positifs, et jouissez du combat.

Merci beaucoup.

 

Source: http://www.amren.com/mtnews/archives/2011/09/masters_of_the.php

 

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