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La fin de la mondialisation

Graphic by Harold Arthur McNeill

2,069 words

English original here

Le marché est une institution mondiale par nature. Le marché n’est ni raciste, ni nationaliste, ni religieux, car tant que l’argent est le seul facteur de décision, la race, la nationalité et la religion de l’acheteur et du vendeur n’ont absolument aucune importance. Elles sont même souvent complètement inconnues.

Je connais l’identité ethnique des propriétaires du magasin de tapis arméniens et du restaurant chinois plus bas dans la rue. Mais quelle est la race, l’ethnicité ou la nationalité de la société Coca-Cola ? Ses actionnaires, ses employés et ses clients endossent toutes les identités du monde. La société, elle, n’en a aucune. Elle est mondiale, cosmopolite. Comme le revendique son fameux slogan, elle veut apprendre au monde à chanter en parfaite harmonie. En d’autres termes, elle rêve d’une planète pacifiée où les peuples auraient renoncé aux frontières et aux identités susceptibles d’amoindrir les profits de Coca-Cola.

La mondialisation est un processus qui fait du marché une entité mondiale et cosmopolite en détruisant les barrières raciales, nationales, religieuses et culturelles telles que les lois protectionnistes, les interdictions religieuses dont le péché d’usure, les rivalités ancestrales entre les peuples, les sentiments d’appartenance communautaire, tribale, nationale, etc.

Pour les consommateurs des pays industrialisés, la mondialisation est à première vue bénéfique. Ils peuvent utiliser leur salaire occidental pour s’acheter une plus grande quantité de produits bon marché fabriqués dans le tiers-monde. Pour les capitalistes basés dans les pays industrialisés, la mondialisation semble encore plus intéressante car elle leur permet de générer d’énormes profits en vendant les produits du tiers-monde à des prix légèrement inférieurs à ceux des produits fabriqués à des coûts beaucoup plus importants dans les pays développés – et d’empocher la différence.

Par exemple, pour utiliser des chiffres arbitraires, une paire de chaussures vendue 100$ aux États-Unis représente un ouvrier payé 10$/heure, 40h/semaine – sans compter les heures supplémentaires, les avantages sociaux et les congés payés – dans une entreprise qui respecte les normes de santé, de sécurité ainsi que son impact sur l’environnement. Bien sûr, la liste des contraintes est longue. Mais ça n’a jamais empêché les fabricants de chaussures américains de devenir millionnaires.

Et lorsque l’un de ces fabricants de chaussures quittait son usine à la fin de la journée, sa voiture de luxe prenait la même route que celles plus modestes de ses employés. Il passait par un centre-ville animé où les femmes de ceux-ci faisaient leurs courses ; peut-être assistait-il même à un match de football local pour encourager leurs enfants ; il traversait ensuite un quartier où s’alignaient leurs petites maisons coquettes à la pelouse bien entretenue. Puis il lui suffisait de remonter l’allée un peu plus loin pour finalement atteindre sa belle demeure de style victorien. Il n’y avait ni portail de sécurité, ni gardes pour le protéger.

À l’heure de la mondialisation, une paire de chaussures similaire vendue 95$ est probablement fabriquée en Indonésie par un miséreux à moitié affamé, travaillant pour un salaire ridicule, sans dédommagement pour les heures supplémentaires, sans congés payés et sans avantages sociaux, dans une usine ignorant toute norme de santé, de sécurité et toute conscience environnementale. Et le fabricant de chaussures empoche ici aussi la différence.

Même si le propriétaire américain d’une usine fondée en Amérique, basée en Amérique et n’employant que des Américains, était attaché sentimentalement à son pays et à ses ouvriers, il ne pourrait de toute façon pas rivaliser avec ses concurrents depuis longtemps débarrassés de telles valeurs. Pour finir, il se verrait contraint de fermer son usine : soit pour la délocaliser dans le tiers-monde, soit pour sombrer dans la banqueroute. Ainsi le processus de mondialisation privilégie et récompense le cosmopolitisme sans racines ainsi que les sentiments antipatriotiques et anticommunautaristes.

Sur le long terme, la mondialisation signifie une chose : l’égalisation des salaires et du niveau de vie à l’échelle du monde entier. Autrement dit, le niveau de vie des pays industrialisés diminuera considérablement tandis que celui des pays du tiers-monde s’améliorera légèrement et ce jusqu’à obtenir la parité. En conclusion, la mondialisation signifie la destruction des classes moyennes et populaires aux États-Unis. Elle implique une chute de leur niveau de vie au niveau de celui des ouvriers du tiers-monde. La mondialisation est le renversement de la progression du niveau de vie telle que nous l’avons connue depuis la révolution industrielle.

De façon plus spécifique, la mondialisation annihile les vrais progrès effectués par la gauche. Adieu l’augmentation des salaires, les journées de travail plus courtes et les aides sociales obtenues par les mouvements ouvriers. Adieu l’accès à la santé pour tous, les régulations de sécurité, les allocations et les retraites créés par les libéraux et les sociaux-démocrates – ces programmes sont totalement inconnus dans le tiers-monde. Adieu les règles de protection environnementale négociées par les écologistes (uniquement imposées aux pays du tiers-monde par les pays développés qui n’auront alors plus ce luxe).

Mais la mondialisation affecte aussi les riches. Tout d’abord, ceux qui le sont devenus en vendant aux classes moyennes et populaires du monde industrialisé, qui disparaîtront en même temps que leurs clients. Il n’existera plus de marché pour les tondeuses à gazon ou les camping-cars. Les riches restants produiront soit pour les très grandes richesses mondiales soit pour le prolétariat mondial. Et la vie de ces riches changera elle aussi radicalement. Évidemment, certains deviendront encore plus riches en démantelant le monde occidental. Mais ils finiront tous par vivre à l’image des riches du tiers-monde.

Ils feront la navette entre des usines ou des bureaux fortifiés et de grandes maisons fortifiées à bord de limousines blindées et accompagnés de gardes armés, en feignant d’ignorer les favelas et les bidonvilles toujours plus grands sur leur chemin. Leurs interactions sociales se limiteront aux clubs privés et aux hôtels de luxe, sous l’œil vigilant des agents de sécurité. À l’instar de Marie-Antoinette qui aimait jouer à la bergère dans les jardins de Versailles, ils se prétendront peut-être même bohémiens dans des appartements valant plusieurs millions de dollars à San Francisco, ou cowboys dans des ranchs tout aussi luxueux dans le Wyoming, ou encore villageois rustiques dans des maisons de campagne cossues à Martha’s Vineyard – fiers d’être arrivés au sommet du système coupable de l’extermination de ces populations.

Les conséquences de la mondialisation ne sont un secret pour personne. Elles ne sont ni aléatoires, ni imprévisibles. On ne peut pas les prétendre impénétrables et controversées. Elles sont prédites dans n’importe quel manuel d’introduction à l’économie. Elles se reflètent dans la stagnation du niveau de vie des classes moyennes et populaires aux Etats-Unis depuis les années 70 et son déclin brutal dans la dernière décennie, durant laquelle 50.000 usines américaines ont fermé leurs portes, souvent pour être délocalisées à l’étranger – pendant que des millions d’immigrés légaux ou illégaux ont continué d’affluer pour concurrencer les Américains sur les emplois restants, faire baisser les salaires et abuser des services publics pour lesquels ils ne peuvent pas cotiser.

Pourtant, à aucun moment les classes moyennes et populaires n’ont été consultées quant à la mondialisation, sinon elles n’auraient bien sûr jamais approuvé leur paupérisation. Le mouvement ouvrier, les partis politiques, l’Église et toutes les forces capables de résister à la mondialisation ont été utilisés.

Les progressistes honnêtes reconnaissent les effets destructeurs de la mondialisation, mais la plupart pensent que la seule alternative au capitalisme mondial serait un socialisme mondial, ce qui, en plus d’être irréalisable, n’apporte aucune solution.

Mais si nous rejetons la mondialisation, quelle est l’unité économique naturelle ? C’est précisément sur ce point que les nationalistes blancs sont capables de répondre aux vraies préoccupations du mouvement Occupy et autres critiques progressistes de la mondialisation. Car la mondialisation s’arrête là où commence la nation. N’oublions pas que les États-Unis et toutes les nations européennes sont entrés dans la modernité et ont effectué la plus grande part de leur progression économique et sociale en exerçant des politiques économiques nationalistes, dont le protectionnisme. La prospérité et la justice sociale ne pourront revenir que si la mondialisation est remplacée par le nationalisme économique.

Les libéraux accusent le protectionnisme de privilégier un groupe aux dépens d’un autre (comme si ce n’était pas le cas de la mondialisation). Mais ce n’est pas la bonne façon d’aborder les choses. Chaque individu endosse un rôle différent : producteur, consommateur, membre familial, citoyen, etc. Le libre-échange fait de nous de bons consommateurs, mais il nous transforme dans le même temps en mauvais citoyens en ébranlant la justice sociale et la souveraineté nationale. Le protectionnisme limite notre pouvoir de consommation mais il nous améliore en tant que citoyens. Le libre-échange donne du pouvoir aux hommes d’affaires au détriment du bien commun,  faisant d’eux de mauvais citoyens. Le protectionnisme et autres régulations du genre font de tous les hommes d’affaires de bons citoyens en les empêchant de gagner de l’argent aux dépens du bien commun – ce qui leur laisse tout de même une myriade de possibilités pour générer du profit de façon socialement responsable.

Mais l’établissement de la mondialisation, qu’elle soit socialiste ou capitaliste, ne vaudrait-il pas la peine s’il pouvait réellement mener à un monde sans nations, frontières, ni guerres ? C’est cet espoir utopique qui fait vivre l’allégeance de nombreux mondialistes malgré l’expansion de la dévastation sur terre. C’est aussi l’espoir que nourrissaient les communistes malgré les rivières de sang versé.

À ceci, deux réponses basiques viennent à l’esprit. La première est d’admettre tout simplement que tout ça ne vaut pas le coup, ce que les utopistes n’accepteraient jamais. La seconde consiste à prouver qu’un monde sans nations ne pourra jamais exister et que ses partisans n’envisagent pas la notion de façon réaliste. La mondialisation n’est pas le surpassement du nationalisme, mais plutôt l’outil dont se servent les nations qui dominent le marché pour abattre les frontières et étendre leur propre pouvoir économique. Les insurrections contemporaines à deux vitesses propulsées par Twitter et Facebook en Europe de l’Est et dans le monde musulman ne sont que la version moderne de la diplomatie impérialiste de la canonnière des siècles derniers. George Soros n’est que le Cecil Rhodes de notre temps.

Les Juifs comme Soros sont évidemment les premiers défenseurs des projets universalistes tels que le commerce international, l’ouverture des frontières, le métissage, le multiculturalisme ou toute autre forme de suppression de l’identité. Pourtant ces derniers ne semblent pas enclins à mettre en pratique ces mêmes politiques au sein de leur propre communauté. Ils tiennent à préserver ce qui est à eux ; ce qui est à nous est négociable. La conclusion est claire : leur objectif est de détruire toutes les frontières nationales ainsi que les identités raciales et culturelles qui entravent l’expansion du pouvoir juif. La mondialisation ne conduit pas à la liberté universelle. Elle est la création d’une base solide pour une domination juive éternelle.

La dévastation causée par la mondialisation est clairement bénéfique aux Juifs, mais il est plus difficile de comprendre pourquoi toute autre personne la soutiendrait, à part les individus aliénés et déracinés, produits du déclin culturel actuel. Et même ceux-là doivent se demander s’il s’agit vraiment du monde dont ils rêvent.

L’universalisme n’est après tout pas si universel. Seuls les blancs semblent y être sensibles en nombre assez important pour avoir du poids. Mais si l’universalisme est un système de pensée racialement et culturellement européen, la mondialisation ne peut donc fonctionner qu’en se débarrassant des Juifs et de tous les autres anciens peuples ethnocentristes tels que les Chinois, les Coréens, les Japonais, les Arméniens, etc., qui refusent de sauter à pieds joints dans le melting-pot mondial. La mondialisation ne mène donc en aucun cas à une utopie libérale, mais plutôt à une extension génocidaire de l’impérialisme européen. Cependant, vu l’investissement massif alloué à la propagande sur l’Holocauste, même les plus fanatiques des mondialistes ne sauraient se résoudre à une telle solution. Ils sont donc bien obligés d’accepter que les peuples ethnocentriques refusent de participer.

Mais alors si tous ceux-là sont autorisés à ne pas jouer le jeu la mondialisation, pourquoi n’aurions-nous pas le choix nous aussi ? Surtout lorsqu’on sait que le libre-échange unilatéral est régressif, qu’il nuit à la souveraineté nationale, qu’il ébranle la justice sociale et qu’il met le destin des peuples européens entre des mains étrangères.

La conclusion s’impose d’elle-même : les partisans progressistes de la mondialisation sont soit ignorants, soit les complices malhonnêtes d’un processus de paupérisation et d’asservissement des peuples qu’ils prétendent défendre. Il existe aux États-Unis un large électorat latent pour un parti politique racialement conscient, nationaliste, antimondialiste, protectionniste et progressiste. Il ne lui manque qu’un chef.

 

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