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Le purisme racial est-il décadent ?

Oswald Spengler, 1880-1936

3,520 words

English original here

« Ceux qui parlent trop de race ne l’ont plus en eux. » —Oswald Spengler

J’ai récemment passé pas mal de temps à relire le grand Oswald Spengler : pour l’intérêt général, mais aussi avec un œil critique concernant ses enseignements sur la race, qui semblaient à première vue confus, bizarres et dangereux. A ma grande surprise, cependant, j’ai fini par voir beaucoup de sens et de vérité dans les vues de Spengler.

Race biologique

Bien que Spengler parle dédaigneusement du darwinisme, il ne nie pas que la race est un phénomène biologique. Pour Spengler, les races sont des familles élargies, des gens qui partagent le même « sang » (c’est-à-dire les gènes). Spengler dit même que la race est un vaste organisme collectif d’individus à travers qui les mêmes gènes circulent.

Mais Spengler nie que la biologie soit la seule chose importante dans la race. Il s’avère que la race a aussi des aspects psychologiques et culturels.

Comme les darwinistes, Spengler pensait que les races biologiques peuvent muter. Elles changent avec le temps. D’après Spengler, la principale force qui forme les races est le « paysage », c’est-à-dire l’environnement. Cela est cohérent avec la vision biologique selon laquelle une race distincte émerge lorsqu’une population humaine est isolée et soumise à des conditions environnementales particulières. Ces conditions favorisent certaines variations génétiques. Ces variations se répandent ensuite dans toute la population par l’endogamie (s’il y a des barrières à la reproduction entre certaines parties de la population, alors de nouvelles races ou sous-races apparaîtront).

Là où Spengler se sépare de la saine biologie, c’est dans sa croyance que le paysage peut modeler une population indépendamment des changements génétiques, et que des races différentes, si elles sont placées dans le même paysage, verront leurs traits converger même sans mélange génétique. Spengler fait même allusion aux affirmations fausses et probablement frauduleuses de Franz Boas selon lesquelles en Amérique, la descendance de souches raciales européennes différentes avait des traits biologiques convergents qui étaient des produits de l’environnement seul. Mais aucune des conclusions de Spengler sur la race ne dépend de ces suppositions fausses, qui peuvent être supprimées sans changer son point de vue global.

Race psychologique

Qu’est-ce que la race « psychologique » ? Spengler parle souvent d’« avoir de la race » et d’être « de race ». Mais avoir de la race n’est pas simplement avoir certains gènes. C’est le fait d’avoir un certain sentiment : un besoin primitif et vital de se propager. C’est le besoin de s’immortaliser à travers sa progéniture. Dans Années décisives, Spengler écrit :

« Une femme de race ne désire pas être une ‘compagne’ ou une ‘amante’, mais une mère, et non pas la mère d’un seul enfant, pour servir de jouet et de distraction, mais de nombreux enfants : l’instinct d’une race forte parle dans la fierté que les familles nombreuses inspirent, dans le sentiment que la stérilité est le plus grand fléau qui puisse frapper une femme et sa race à travers elle. De cet instinct provient la jalousie primitive qui pousse une femme à enlever à une autre l’homme qu’elle convoite comme le père de ses enfants. La jalousie plus intellectuelle des grandes villes (…) trahit la disparition du besoin de permanence de la race ; et cet instinct de permanence ne peut pas être réveillé par des discours et des écrits. (…) Un homme veut avoir des fils robustes qui perpétueront son nom et ses actions au-delà de sa mort dans le futur et qui les accroîtront, ainsi qu’il a fait lui-même en se sentant l’héritier de la réputation et des œuvres de ses ancêtres. C’est l’idée nordique de l’immortalité. Ces peuples n’en ont pas connu d’autre et n’en ont pas voulu d’autre. C’est la source de ce formidable désir de gloire, le désir de continuer à vivre dans la postérité à travers son œuvre, de voir son nom perpétué sur des monuments ou du moins tenu en mémoire honorable. » (Oswald Spengler, The Hour of Decision, Part One: Germany and World-Historical Evolution, trans. Charles Francis Atkinson [New York: Alfred A. Knopf, 1934], 220–21)

Ce sentiment de la race n’est pas la « conscience raciale », c’est-à-dire la conscience d’appartenir à une certaine race. Le sentiment de la race regarde vers l’avant. La conscience raciale regarde en arrière. Le sentiment de la race nous empêche de créer de la vie nouvelle. La conscience raciale est simplement la conscience de la vie qui a déjà été créée, la vie qui nous a été transmise. Le sentiment de la race est la stimulation de la même force créative en nous-mêmes.

Race et culture

Comment, alors, la race est-elle aussi « culturelle » ? Si une race est un organisme collectif qui existe et qui se propage par des organismes individuels, une culture est un esprit collectif qui existe dans et par des esprits individuels, se propageant par la langue.

La race forme et limite la culture. Mais dès que la culture surgit, elle revient en arrière et reforme son substrat racial d’après des idées qui ne sont pas dictées par la biologie. Ces idées incluent des conceptions de la beauté et de l’aptitude qui guident la sélection des partenaires, des mythes et des croyances religieuses qui régulent le comportement sexuel, des idéaux moraux qui promeuvent la propagation de certains types, etc.

La sélection culturelle peut être eugénique, dysgénique, ou les deux, mais si elle est exercée pendant une assez longue période de temps, elle peut produire des populations humaines aussi variées que des races de chiens différentes.

Changement racial

Spengler fait grand cas de la mutabilité des races.

Il nie ce qui pourrait être appelé le « platonisme racial », c’est-à-dire l’idée que les races sont des espèces immuables qui sont plus ou moins bien exemplifiées par des individus particuliers. Pour Spengler, une race est seulement une collection d’individus avec un sang commun. Si une race peut être comparée à un organisme collectif, cet organisme n’existe pas par-dessus et au-dessus de ses membres individuels. Au contraire, il existe seulement en eux et à travers eux.

Spengler nie aussi ce qui peut être appelé « traditionalisme racial », l’idée que dans le passé lointain, une super-race divine existait, qui a depuis lors décliné à cause du métissage avec des races inférieures ou à cause de transgressions spirituelles ou à cause des deux.

Le platonisme racial voit chaque organisme vivant, concret, comme un reflet imparfait de son archétype idéal. Le traditionalisme racial voit tout changement comme une dégénérescence. Les deux visions voient le changement comme métaphysiquement inférieur à la perfection éternelle, et les traditionalistes pensent qu’avec le passage du temps les choses vont généralement de mal en pis.

Mais si le platonisme racial et le traditionalisme racial sont erronés, alors le changement n’est pas forcément une mauvaise chose. La vie est un changement constant, et la stase – même la perfection figée – est la mort.

Selon la vision de Spengler, une race est seulement un groupe constamment changeant d’individus qui partagent les mêmes traits génétiques à un moment donné dans le temps. Mais ces traits ne sont pas on plus éternels et permanents (ce ne serait qu’une forme sournoise et immanente de platonisme, c’est-à-dire de l’aristotélisme). Les traits génétiques changent aussi avec le temps. Cela signifie que si nous remontons suffisamment loin en arrière dans nos arbres généalogiques, nous trouverons des gens tout à fait différents de nous-mêmes.

L’unité d’une race, par conséquent, n’est en fin de compte pas définie par la persistance de quelque chose qui demeure inchangé dans le temps, mais simplement par la continuité d’un processus de changement constant, l’un des brins du processus de changement constant qu’est la nature elle-même.

Préservation de la race ?

Qu’est-ce que la préservation de la race ? La plupart des partisans de la préservation raciale répondront que cela consiste à maintenir un certain ensemble de gènes. C’est par exemple le cœur du concept de Frank Salter, celui des Intérêts Génétiques Ethniques.

Mais si la vision de la race de Spengler est correcte, alors cela revient à demander au temps de s’arrêter. Cela revient à prendre un instantané d’un processus changeant et à demander  qu’aucun autre changement n’ait lieu.

Mais si une race est un organisme collectif constamment changeant, alors la demande de la « préserver » à un certain moment arbitrairement choisi est en fait la demande de la tuer. Cela revient à « préserver » un oiseau au summum de sa beauté – en le tuant et en l’envoyant chez l’empailleur.

Chaque génération d’une race est modelée en partie par les choix conscients et inconscients de ses aïeux. Chaque génération nouvelle sera légèrement différente, et si nous comparons nos ancêtres lointains et nos descendants lointains, il y a peu de chances qu’ils se ressemblent.

A une extrémité de l’arbre généalogique, il y aura les primitifs simiesques de 2001, l’Odyssée de l’Espace. A l’autre extrémité, il pourrait y avoir quelque chose comme les « têtes de tonneau » macrocéphales et télépathes de la série Star Trek. Mais ils constitueront néanmoins « une » race, une famille élargie.

Permettre le déroulement de cette histoire est la seule forme authentique de préservation raciale qui soit possible.

Mais le faux partisan de la préservation raciale décide que sa génération – ou quelque génération précédente – est la « bonne » génération à préserver. Puis il cherche à s’accrocher – ou à « revenir » – à un instantané ou à un moment génétique particulier de la vie de la race.

Toutes les générations avant ce moment n’ont pas seulement été modelées par les générations précédentes, elles ont aussi modelé les générations suivantes. Mais le partisan de la préservation de la race décide qu’à partir d’un certain point, chaque génération sera fabriquée les générations précédentes. Mais elles ne seront pas autorisées à fabriquer des générations futures à leur tour. Elles ne seront plus des agents de changement, mais simplement des agents de préservation.

Qui sont-ils pour vouloir tout changer ?

Le purisme racial comme décadence

Spengler considère une telle mentalité comme décadente. Lisez le passage suivant extrait d’Années décisives :

« …en parlant de la race, nous ne l’entendons pas au sens qui est aujourd’hui à la mode parmi les antisémites d’Europe et d’Amérique : un sens darwiniste, matérialiste. La pureté de la race est une notion grotesque au vu du fait que depuis des millénaires toutes les souches et toutes les espèces se sont mélangées, et que les générations guerrières – c’est-à-dire saines – qui ont un avenir devant elles ont toujours bien accueilli un étranger dans la famille s’il avait de la ‘race’, quelle que soit la race à laquelle il appartenait. Ceux qui parlent trop de race ne l’ont plus en eux. Ce qui est nécessaire, ce n’est pas une race pure, mais une race forte, qui porte une nation en elle.

Cela se manifeste avant tout dans la fécondité élémentaire, naturelle, dans une abondance d’enfants que la vie historique peut consommer sans jamais épuiser la source. Selon le mot célèbre de Frédéric II, Dieu est toujours du coté des gros bataillons, et cela apparait plus que jamais aujourd’hui. Les millions d’hommes qui tombèrent durant la Grande Guerre étaient le meilleur de tout ce que possédait le monde blanc en matière de race, mais la preuve de la race est la vitesse avec laquelle elle peut se remplacer. Un Russe m’a dit un jour : ‘La femme russe nous redonnera en dix ans ce que nous avons sacrifié dans la Révolution’. C’est cela, le bon instinct. De telles races sont irrésistibles. » (The Hour of Decision, pp. 219-20)

A la suite de Nietzsche, Spengler affirme que des valeurs positives et une culture saine sont les produits de la « vie ascendante ». Des valeurs négatives et une culture décadente sont des produits de la vie déclinante.

La vie ascendante est active, consciente de ce qu’elle peut faire, de son pouvoir de changer le futur. La vie déclinante est passive, consciente de ce qui lui a été fait et qui ne peut plus être défait.

La vie ascendante est vitale et productrice de vie. La vie déclinante est dévitalisée et dévitalisante.

La vie ascendante regarde vers l’avenir et est pleine d’espoir ; elle crée et accueille le changement ; elle recherche le gain plutôt que tenter d’éviter la perte ; elle est motivée par l’amour et la passion, pas par la crainte ; elle est guerrière, prête à risquer la vie pour des gains supérieurs.

La vie déclinante regarde vers le passé, redoute le futur, le changement, la perte, le risque et le conflit ; elle est conservatrice, sentant la sénilité, limitée par des horizons rétrécis, glacée de peur par la mort imminente.

La vie ascendante est consciente du passé, mais d’une manière sélective : elle se souvient de ce qui la rend plus forte et oublie ce qui ne le fait pas. Quand le passé devient restrictif, elle s’en débarrasse comme un serpent se sépare de sa vieille peau.

La vie déclinante est moins sélective. Elle a une longue mémoire, ruminant de vieilles erreurs et réveillant de vieilles blessures. La vie déclinante est définie par le passé, qu’elle transporte comme un fardeau de plus en plus gros, comme un escargot renforçant sa coquille sans vie alors que sa substance vivante faiblit, jusqu’à ce qu’il soit finalement écrasé sous le poids mort.

D’après Spengler, quand l’homme sain pense à la race, il est moins préoccupé de la race que nous avons été que de la race que nous allons devenir. Il peut être reconnaissant à ses ancêtres pour les cadeaux positifs – les forces – qu’ils lui ont légués. Il n’accorde pas une pensée à leurs erreurs et imperfections, même celles qui le marquent. Il suffit d’être conscient qu’ils n’étaient pas parfaits, qu’il y a de la place pour l’amélioration. Et un homme sain pense qu’il peut apporter des améliorations. Il pense qu’il peut léguer à sa descendance plus que ce que ses ancêtres lui ont légué.

Ainsi l’homme sain et « de race » ne se soucie pas de pureté raciale – définie comme la préservation d’un certain ensemble de fréquences de gènes, que ce soient les siennes ou celles de ses ancêtres. Il est satisfait des bons traits qu’il a reçus, et il désire les transmettre. Mais, comme le dit Spengler, il se soucie davantage d’avoir des fils forts que des fils purs, et il n’hésiterait pas à procréer avec un étranger s’il pensait que cela améliorerait sa descendance.

Pour Spengler, un souci de pureté raciale est un signe de décadence raciale, ou un manque de vitalité raciale. Le puriste racial regarde vers le passé, pas vers le futur, parce qu’il n’a pas en lui la vitalité nécessaire pour créer un futur. Il est défini par le passé et a le sentiment qu’il n’a ni le pouvoir ni le droit de le changer, seulement celui de le répéter (ou de parler de le répéter, et d’enjoindre les autres à le répéter).

Comme l’écrit Spengler, « Ceux qui parlent trop de race ne l’ont plus en eux ». Cela signifie que les gens qui parlent le plus de reproduction la pratiquent le moins. Et, pourrait ajouter Spengler, c’est une bonne chose. Que les branches sans sève grincent dans le vent autant qu’elles le veulent, tant qu’elles nous épargnent leur fruit desséché.

Le Nationalisme Blanc : un mouvement dégénéré ?

Les puristes raciaux affirment souvent que leur opposition intellectuelle au métissage est simplement un « instinct » sain. Ils affirment aussi qu’il y a quelque chose de biologiquement malade dans les instincts des métisseurs.

Spengler pense que c’est le contraire qui est vrai. Il prédirait que ceux qui s’opposent intellectuellement au métissage et prônent la pureté et la préservation raciales seraient, en moyenne, moins virils, moins féconds, et moins sains mentalement et physiquement que la personne moyenne, incluant le métisseur moyen.

En me basant sur dix ans d’expériences dans le mouvement nationaliste blanc américain, je dois dire que la prédiction de Spengler est absolument correcte. Le Nationalisme Blanc en Amérique est un mouvement presque complètement dégénéré, et je ne m’exempte pas moi-même de ce jugement.

Mais que cela veut-il dire, exactement ? Cela signifie simplement que, du point de vue de la vitalité biologique, un homme blanc qui prêche la pureté raciale mais qui n’a pas d’enfants est moins sain qu’un homme blanc qui choisit d’avoir des enfants avec une femme non-blanche.

Cela ne signifie pas que les nationalistes blancs aient tort dans leurs convictions concernant la biologie et la politique. Cela ne signifie pas que, d’un point de vue eugéniste, les Blancs aient quelque chose à gagner dans le mélange avec d’autres races (en fait, je pense que nous n’avons rien à y gagner).

Les gens décadents peuvent avoir raison, et les gens sains peuvent avoir tort.

Mais en politique, il faut beaucoup plus qu’avoir simplement raison.

Et du point de vue de la politique pratique, nous Nationalistes Blancs avons besoin de porter un regard sévère sur nous-mêmes. Un mouvement aussi dégénéré peut-il vaincre ?

Devrait-il vaincre ? Dans l’intérêt de tout ce qui est sacré, ne devrons-nous pas écarter les cinglés nostalgiques de tout pouvoir concernant le futur de la vie, de peur qu’ils ne tuent et ne momifient la race dans leur quête pour préserver sa pureté ?

Vitaliser le Nationalisme Blanc ?

A quoi ressemblerait un Nationalisme Blanc plein de vie ?

C’est ici qu’interviennent les vues de Spengler sur la manière dont la culture forme la race. Je m’inspire aussi des essais de Michael O’Meara sur le mythe et la politique dans son livre Toward the White Republic et de l’essai d’Alex Kurtagic « Learning from the Right » et d’autres essais associés.

Les Nationalistes Blancs aiment les faits qui font réfléchir, donc commençons par l’un d’eux. Le mouvement nationaliste blanc, qui cherche le salut de la race la plus belle et la plus talentueuse de la nature, est moins capable de motiver une activité dans le monde réel que Star Trek, une série télévisée stupide mais distrayante sur des libéraux multiraciaux et métisseurs qui vivent dans des Tupperware, mettent des pyjamas, et font le tour des galaxies en prêchant des fadaises prétentieuses et hypocrites sur la tolérance et le pluralisme et la diversité.

Même si nous tenons compte de la taille respective des audiences, les « Trekkies » accomplissent plus dans le monde réel qu’un nombre égal de Nationalistes Blancs.

Pourquoi cela ? Cela n’a rien à voir avec l’idéalisme. Les deux mouvements sont hautement idéalistes. La vraie différence réside dans la vitalité animale. Malgré toute sa sottise, Star Trek contient quelque chose qui motive l’action et la créativité humaines – cela fait appel à la pure vitalité animale – mieux que le Nationalisme Blanc.

Le Nationalisme Blanc d’aujourd’hui est conservateur : regardant vers le passé, dévitalisé, décadent, et lugubre. Star Trek est progressiste : regardant vers l’avant, optimiste, et plein d’espoir (et même jusqu’à la nausée).

En gardant cela à l’esprit, demandez-vous qui a le plus de chances de préserver la race blanche : (1) L’actuel mouvement nationaliste blanc, ou (2) un groupe de cinglés qui, prenant Tolkien comme leur Bible, décident que par l’eugénisme, ils pourront modeler chaque génération successive de leur descendance et les rapprocher de l’archétype des elfes : la race la plus belle et la plus sage ?

Les elfes l’emportent. Pourquoi ? Parce que, aussi cinglés qu’ils puissent être, créer une race d’elfes capture l’imagination et mobilise la vitalité humaine bien mieux que les sombres prédictions sur la marée montante des peuples de couleur.

Un mouvement nationaliste blanc plein de vie serait un phénomène mythico-culturel utopien, progressiste et eugéniste. Il ne serait pas fondé sur des études empiriques sur la manière dont la race influence la culture. Il ne se propagerait pas par des conférences académiques et des études politiques. Il serait fondé sur un mythe grandiose créateur de culture et formateur de race, propagé par l’art et la religion, qui s’empare de tout un peuple et le mobilise (non, je n’en ai pas un sous la main).

Il se soucierait moins de la race que nous étions ou de la race que nous sommes que de la race que nous pouvons devenir. Il ne se demanderait pas sans cesse si les Finnois ou les Arméniens ou les Siciliens sont suffisamment blancs. Il ne s’inquiéterait pas du Juif ou de l’Amérindien bizarres dans l’ascendance de quelqu’un, tant qu’il ou elle apporte une contribution nette à la race à venir (non, ce n’est pas un plaidoyer particulier de ma part). D’ailleurs, en fin de compte, nous pourrons simplement éliminer le code génétique indésirable, bien que j’espère que nous nous soucierons davantage des perfections que nous pourrons y inscrire).

Plus important, un mouvement nationaliste blanc plein de vie devrait demander à ses dirigeants de donner l’exemple, en se mariant sagement et fructueusement. Non, le mouvement ne devrait pas et ne peut pas rejeter les gens qui ont le malheur de ne pas être disposés à se reproduire ou qui en sont incapables. Mais le mouvement devrait clairement avoir une hiérarchie, et celui qui veut monter jusqu’au sommet devra faire plus que parler d’un avenir pour les enfants blancs. Il devra apporter des enfants blancs à l’avenir.

 

 

The Occidental Observer, 10 juillet 2010

 

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