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La Nouvelle Gauche Digitale en tant qu’opposition contrôlée

Egypt_Revolution_original8,829 mots

Version originale anglaise: partie 1, partie 2, partie 3, partie 4

Partie 1 de 4

Traduction ukrainienne ici, traduction allemande ici 

Un article révélateur par Tony Cartalucci, [1] intitulé « Google’s Revolution Factory – Alliance of Youth Movements: Color Revolution 2.0, » a été publié par Global Research. [2] Ici Cartalucci se concentre sur l’Alliance of Youth Movements (AYM), Movement.org. 

Cartalucci déclare que Movement.org a été initié en 2008 pour coordonner les mouvements de jeunesse « radicale » de ce qu’il appelle une nature « libérale de gauche. » Parmi les groupes fondateurs, on trouvait le Mouvement de Jeunesse, qui a été à l’avant garde de la révolte en Égypte. Ce que les naïfs, les désinformés et ceux qui ont le désavantage d’une mauvaise éducation de l’Université trouveront compliqués, est que ces jeunes révolutionnaires ont été sponsorisés par les entreprises telles que Pepsi, par divers think tanks et ONG mondialistes et par le Département d’État. Cartalucci commente cela : 

Il est difficile, en considérant les affiliations de ces hommes, à croire que le changement qu’ils veulent voire est rien de moins qu’une génération qui boit plus de Pepsi, achète plus de merde consumériste, et croit le gouvernement des États Unis chaque fois qu’ils nous donnent leurs mensonges via leurs médias possédés par leurs entreprises. 

Alors que les militants assistant au sommet de Movements.org adhèrent aux philosophies du libéralisme « de gauche, » parmi les hommes derrière le sommet même, qui le financent, et aiguillonnent l’ordre du jour de ces militants, on retrouve les grosses organisations des grandes entreprises américaines. Celles-ci sont les grandes entreprises même, qui ont violé les droits de l’homme dans le monde entier, ont détruit l’environnement, vendu des biens manufacturés de l’étranger, de mauvaises qualité, produits par les travailleurs vivant dans des conditions d’esclavage, et poursuivies un programme de cupidité et d’expansion perpétuelle à n’importe quel prix. L’hypocrisie est ahurissante, à moins que bien sûr vous comprenez que leur ordre du jour néfaste, égoïste pourrait simplement être accompli, sous le couvert d’une authentique préoccupation pour l’humanité, enterrée sous les montagnes de la rhétorique du bonheur, et aidés aussi par une armée de jeunes exploités, et naïfs. [3] 

J’ai été là, je l’ai fait : l’ancienne Nouvelle Gauche 

Un mouvement de jeunesse pseudo-révolutionnaire, contrôlé par les tireurs de ficelle de  l’Establishment n’est pas un nouveau phénomène. La CIA, les fondations exemptées de taxe, et l’Amérique d’entreprise expérimentèrent les précurseurs de l’AYM pendant les années 1960 comme un moyen « d’une opposition contrôlée » dialectique. L’un de ces buts dialectiques était de pousser les USA dans une direction modérément (?) gauchiste en sponsorisant les nihilistes extrêmes de la Nouvelle Gauche. Un élément concomitant de ceci était aussi de sponsoriser le « Women’s Lib » de Gloria Steinem et les autres mouvements qui ont aidé l’élite entrepreneuriale à détacher les femmes de la famille et à les incorporer dans la masse salariale en tant qu’une partie du processus de production derrière la façade de « l’égalité. » 

Les fondations idéologiques de la « rébellion de la jeunesse » des années 1960 ont été posées par les dissidents de la vieille Gauche majoritairement  de la Théorie Critique de l’École de Francfort, dont les membres se brouillèrent avec Staline, se sont échappés d’Hitler, et ont fini aux USA à l’Université de Columbia et à la New School for Social Research (Nouvelle École de la Recherche Sociale). Cette coterie venue d’Europe est venue sous le sponsoring direct du Programme d’Urgence pour les Universitaires Européens de la Fondation Rockefeller, qui avait le dernier mot pour dire qui devait être sélectionné. [4] 

Sous la direction de Theodor Adorno, cette coterie a produit l’étude de séminaire The Authoritarian Personality,[5] (la Personnalité Autoritaire) le but étant de montrer par l’utilisation des questionnaires de personnalité que ceux qui croyaient dans les valeurs traditionnelles et surtout l’autorité familiale et parentale étaient malades mentalement, tandis que ceux avec une vision du monde gauchiste (probablement comme Jim Jones, par exemple) étaient mentalement en bonne santé. [6] Donc, la base idéologique était posée pour une révolte contre les liens familiaux, comprenant les rôles de genre traditionnels. 

De cette fermentation idéologique, l’individu le plus responsable d’avoir posé les fondations intellectuelles de la Nouvelle Gauche fut Herbert Marcuse, qui fuit aux USA comme l’un des réfugiés sponsorisés par le programme de Rockefeller. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il travailla à l’Office of Strategic Services (OSS), l’ancêtre de la CIA, et pour le Département d’État d’alors jusqu’en 1950.[7] Pendant les années 1960, Marcuse est devenu le « gourou de la Nouvelle Gauche, » il était « souvent discuté » par les médias de masse, et ses étudiants ont commencé à obtenir des positions académiques influentes et à promouvoir ses idées, faisant de lui une force majeure dans la vie intellectuelle. [8] L’Eros & la Civilisation est devenu le manifeste de la contre-culture des années 1960. Il reçut le financement de Rockefeller pour son livre L’Homme Unidimensionnel.[9] 

Timothy Leary, comme Gloria Steinem, a été « pris en main » par l’agent de la CIA Cord Meyer. [10] Leary a crédité plus tard Meyer à, « m’avoir aidé à comprendre mon rôle culturel et politique plus clairement. » En 1953, la CIA a établi un paravent, la Société pour l’Écologie Humaine, et a dépensé 25 millions de $ sur un programme de recherche d’Harvard, et des Universités de Stanford et Berkeley, pour expérimenter les drogues altérant l’esprit, particulièrement la mescaline et le LSD. En 1960, Frank Barrow de la CIA fonda à Harvard le Centre de Recherche sur la Drogue Psychédélique. À cette époque, Leary était maître de conférence en psychologie à Harvard. C’est, sous la direction de Barrow, que Leary a commencé ses expériences avec le LSD. Leary a déclaré plus tard, « Certaines personnes à Washington ont sponsorisé toute cette recherche sur la drogue. » [11] 

À partir de 1967, Leary est devenu l’icône de la contre culture, son slogan étant : « Écoutez vos sensations,  Vibrez, et Laissez vous Aller. » L’implication de l’Establishment dans la promotion de la contre culture de la drogue a franchement été avouée par Leary dans une interview avec High Times, un magazine majeur de la contre culture dont il était chroniqueur en 1978 : 

Si vous regardez rétrospectivement, beaucoup de choses que nous pensions être des coïncidences, ne s’avéraient pas être des accidents. Le mouvement entier du LSD lui-même, a été sponsorisé dès l’origine par le CIA, à qui je donne une grande importance. Je ne serais pas ici aujourd’hui, si il n’y avait pas eu la prévoyance et le prestige des psychologues de la CIA derrière moi. Donc donnez à la CIA le crédit d’être une véritable agence de renseignement. [12] 

En 1937, le « Projet Radio » a été établi à l’Université de Princeton avec des financements de la Fondation Rockefeller. Le chef du projet était Paul Lazarsfeld, un socialiste autrichien [13] qui avait été amené aux USA en tant qu’homme de la Fondation Rockefeller [14], et est devenu l’un des scientifiques sociaux les plus influents en Amérique en tant que fondateur de « la Recherche sur l’Opinion Publique. » À Princeton, Lazarsfeld établit le Bureau de Recherche Radio (Office of Radio Research). Les étudiants de Lazarsfeld devinrent les dirigeants des entreprises CBS, NBC et ABC. Une biographie de Lazarsfeld déclare : 

En 1939, les subsides accordés par la Fondation Rockefeller à la recherche radio furent transférés de Princeton à l’Université Columbia, où Lazarsfeld est devenu professeur de sociologie. En 1944, le Bureau de Recherche sur la Radio a été renommé Bureau de Recherche Sociale Appliquée, [15] qui est devenu dans les années 1950 et 1960 l’institut moteur de recherche sociale basée dans une Université aux États Unis. [16] 

Théodor Adorno fut l’un des plus grands scientifiques de recherche employé par le Projet Radio en tant que directeur de la Division Musique du projet. Sa recherche a été surnommé Le Projet de la Petite Annie (The Little Annie Project). Il examinait les réactions émotionnelles des auditeurs aux personnages et aux scènes, afin qu’un scénariste puisse influencer la réponse d’une audience. Adorno a décrit l’addiction à la musique comme similaire à d’autres formes d’addiction et comme un moyen de socialisation des individus dans une masse. 

Voilà le décors de ce que la sommité de la Nouvelle Gauche Jerry Rubin a décrit comme la formule de la « révolte de la jeunesse » : le sexe, les drogues, et la musique, selon le manifeste révolutionnaire de Rubin, Do It ! (Fais le ! Ceux qui voient une analogie avec le slogan de Nike Just Do It ont tout à fait raison) (publié avec diligence par Simon et Schuster) : « Nous avons mélangé la jeunesse, la musique, le sexe, les drogues, et la rébellion avec la trahison, et c’est un mélange difficile à combattre. » [17] 

L’organisation et le financement 

Le même type de sponsoring d’entreprise connecté au gouvernement qui a crée la « Nouvelle Gauche » est à présent réanimé pour agir comme l’avant garde de la « révolution de velours » du monde, et tire les même ficelles sur les jeunes que pendant les années 1960. L’institution spécifique d’où naquit la Nouvelle Gauche fut l’Institute for Policy Studies (IPS) (Institut d’Études Politiques) financé initialement par James Warburg, [18] un descendant de la dynastie bancaire internationale des Warburg, et « par la famille Warburg. » (sic) [19]

Selon Sidney Blumenthal, qui mena des interviews pour le compte de IPS au Washington Post en 1986, « L’IPS est devenu un pont entre le libéralisme et la Nouvelle Gauche pendant les années 1960 et les années 1970. » [20] Le co-fondateur de l’IPS Marcus Raskin par exemple, était associé au Projet d’Éducation radicale du premier mouvement de la Nouvelle Gauche, les Étudiants pour une Société Démocratique (Students for a Democratic Society) (SDS). L’IPS continue de recevoir des financements des grandes fondations, y compris la Fondation Ford et la Fondation Rockefeller. [21]

Les SDS sont nés de la Student League for Industrial Democracy (SLID) (Ligue Étudiante pour la Démocratie Industrielle). C’était le mouvement de jeunesse de la League for Industrial Democracy, (LID) (Ligue pour la Démocratie Industrielle) [22], la branche américaine du socialisme Fabien. Selon Political Research Associates, un think tank de gauche important, le SILD était la branche américaine d’un mouvement de jeunesse socialiste qui recevait l’argent de la CIA : la SLID du LID était un membre associé de l’Union Internationale de la Jeunesse Socialiste financée par la CIA. [23] Le SLID reçut de l’argent pour maintenir ses contacts internationaux de la Fondation pour les Affaires de la Jeunesse et des Étudiants (Fondation for Youth and Student Affairs), un récipiendaire majeur des financements de la CIA. [24] Un autre récipiendaire de financement de la CIA depuis les années 1950, fut l’Association Nationale Américaine des Étudiants. [25] Philip Agee déclare que la NSA fournit une base importante de la Nouvelle Gauche, et était très fortement associée avec le Student Nonviolent Coordinating Committee (Comité de Coordination Non Violent Étudiant) et au SDS :

… Les membres des SDS ont fourni des cadres importants pour les activités basées sur les campus. [26] Selon Angus Johnston, qui fut secrétaire de l’Association des Étudiants Américains, « … La NSA a joué un rôle vital dans la vague de l’activisme étudiant qui s’est levé au début des années 1960, faisant beaucoup pour faire avancer une vision centrée sur l’étudiant pour l’université Américaine. Beaucoup des fondateurs des SDS sont devenus impliqués dans l’activisme national à travers la NSA… » [27]

L’un de ceux impliqués dans la fondation des SDS, James Kunen, écrit dans ses mémoires, The Strawberry Statement, que le Big Business cherchait à financer le SDS comme une partie d’un processus dialectique :

Dans la soirée, je suis monté à l’Université pour superviser un meeting sur la stratégie. Un gosse donnait un rapport à la convention du SDS. Il disait qu’à la convention, des hommes des Tables Rondes des Milieux d’Affaires Internationaux, les meetings sponsorisés par les Milieux d’Affaires Internationaux pour leurs groupes clients et des grosses légumes du gouvernement – essayaient d’acheter quelques radicaux. Ces hommes sont les industriels les plus puissants du monde et qu’ils se réunissent pour décider comment nos vies vont se dérouler. Ceux ci sont les mecs qui écrivent l’Alliance pour le Progrès. Ils sont l’aile gauche de la classe dirigeante.

Ils sont d’accord avec nous sur le contrôle des noirs et le contrôle étudiant…

Ils veulent élire Mac Carthy [28]. Ils considèrent le fascisme comme la menace, la voyant venir de Wallace [29]. La seule manière pour Mac Carthy de gagner est que les dingos et les jeunes radicaux agissent pour faire paraître Gene comme quelqu’un de raisonnable. Ils ont offert de financer nos manifestations à Chicago.

On nous a aussi offert de l’argent d’Esso (Rockefeller). Ils veulent que nous fassions beaucoup d’agitation radicale afin qu’ils puissent sembler plus au centre, alors qu’ils amorcent une mutation vers la gauche. [30]

La dialectique du Big Business avec la Nouvelle Gauche est confirmée de manière indépendante par  Gerald Kirk, qui en tant qu’étudiant de l’Université de Chicago, et qui devint actif au SDS, au DuBois Club [31], au Black Panthers, et au Parti  Communiste, en tant qu’informateur du FBI. Kirk a rompu de la Gauche en 1969. L’année suivante, il a témoigné devant les juges de la Sécurité Intérieure de la Chambre des Représentants et du Sénat :

Les jeunes n’ont aucune idée de la stratégie de la tension faite par la conspiration d’au dessus et de la pression d’en dessous.. Ils n’ont aucune idée du rôle qu’ils jouent dans les mains de l’Establishment, qu’ils affirment haïr. Les radicaux pensent qu’ils combattent les forces des super riches, comme Rockefeller et Ford, et ils ne réalisent pas que c’est précisément de telles forces qui sont derrière leur propre révolution, la financent, et l’utilisent pour leurs propres buts. [32]

La façon par laquelle le processus dialectique marche, a été spécifiquement démontrée en 1968 quand la section de Columbia du SDS a instigué une révolte étudiante et un blocage de l’université. La direction révolutionnaire a été prise des mains du SDS et est passée sous le contrôle des Students for a Restructured University (SRU) [33] qui avait été financé par un subside de 40.000$ de la Fondation Ford. [34] Le rapport annuel de la Fondation Ford de 1968 déclare que :

À l’Université de Californie (Berkeley), un subside de 500.000$ a été donné à un nouveau Bureau de Développement Éducatif de l’Université qui fait appel à la fois aux étudiants et à la faculté pour la planification et la conduite des expérimentations éducatives. Celles-ci comprennent de nouveaux cours interdisciplinaires qui reflètent les problèmes sociaux, politiques, et économiques, et un système d’Universités résidentielles liées aux intérêts spécifiques étudiants plutôt qu’aux champs académiques. [35]

La Fondation Ford finançait à Berkeley, considérée comme le centre du radicalisme de la Nouvelle Gauche, la promotion institutionnelle de l’idéologie de la Nouvelle Gauche. Notez la référence aux « expérimentations éducatives, » « les cours qui reflètent les questions sociales, politiques et économiques contemporaines, » et la promotion d’un système des soit disant « intérêts étudiants spécifiques. » Le rapport de la Fondation de 1968 déclare plus loin :

Pour faciliter l’implication sérieuse estudiantine dans les affaires académiques, la Fondation accorda 315.000$ à l’Association Nationale Étudiante pour un programme de trois ans. La subvention financera deux activités principales : un programme de dissémination national pour informer les étudiants des différents plans d’innovation et de changement éducatif et la participation des membres de la NSA en tant que conseillers aux efforts de réforme étudiant.

À l’Université Columbia, qui était sévèrement perturbée par les manifestations étudiantes durant le printemps, les subventions ont été faites à trois groupes étudiant et redéfinissent les rôles de l’Université, des étudiants, des administrateurs, et des conseils d’administration. Ils comprenaient un comité d’Université et une organisation étudiante qui était active dans les manifestations, mais était bâtie pour restructurer, pas pour renverser, l’Université.

Le rapport de la Fondation mentionne de façon cryptée « une organisation étudiante » active dans les manifestations de la Nouvelle Gauche avec le SDS, les Black Panthers et les autres, parlant ici des Students for a Restructured University, sans nommer le SRU comme le bénéficiaire de cette aide. Les Students for a Restructured University (Étudiants pour une Université Restructurée) (SRU) se présentaient eux-même comme l’aile « modérée » du soulèvement étudiant, la stratégie étant de menacer que si leurs exigences « modérées » n’étaient pas satisfaites, l’administration de l’Université aurait affaire au SDS et aux autres extrémistes. Voila comment marchait la stratégie dialectique.

Notes

1. Tony Cartalucci, Land Destroyer, http://landdestroyer.blogspot.com/

2. Cartalucci, “Google’s Revolution Factory – Alliance of Youth Movements: Color Revolution 2.0,” Global Research, February 23, 2011, http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=23283

3. Cartalucci, “Google’s Revolution Factory.”

4. “(3) Emergency Program for European Scholars, 1940–1945,” Rockefeller Foundation Archives, http://74.125.155.132/search?q=cache:tXK4eQ5oXbAJ:www.rockarch.org/collections/rf/refugee.php

5. T. W. Adorno, et al., The Authoritarian Personality (New York: Harper Row, 1950).

6. K. R. Bolton, “‘Sex Pol’: The Influence of the Freudian-Marxian Synthesis on Politics and Society,” Journal of Social, Political and Economic Studies, Washington, Vol. 35, No. 3, Fall 2010.

7. Encyclopaedia of World Biography on Herbert Marcuse, http://www.bookrags.com/biography/herbert-marcuse/

8. Douglas Kellner, “Marcuse, Herbert,” The American National Bibliography, http://74.125.155.132/search?q=cache:5_KUmmTtH7QJ:www.uta.edu/english/dab/illuminations/kell12.html

9. Herbert Marcuse, “Acknowledgements,” One Dimensional Man: studies in the ideology of advanced industrial society, See for the acknowledgement: http://books.google.co.nz/books?id=63QdLKsuqCwC&pg=PR9&lpg=PR9&dq

10. “Gloria Steinem and the CIA: C.I.A. Subsidized Festival Trips: Hundreds of Students Were Sent to World Gatherings,” The New York Times, 21 February 1967, http://www.namebase.org/steinem.html

11. Mark Riebling, Tinker, Tailor, Stoner, Spy: Was Timothy Leary a CIA Agent? Was JFK the “Manchurian Candidate”? Was the Sixties Revolution Really a Government Plot?, Osprey, 1994, http://home.dti.net/lawserv/leary.html

12. Timothy Leary interview, High Times, February 1978.

13. “Biographical Memoir”’ (Washington: National Academy Press, 1987), Volume 56, p. 255.

14. “Biographical Memoir,” p. 258.

15. “Biographical Memoir,” p. 260.

16. Paul Lazarsfeld, ‘Biography’, http://www.answers.com/topic/paul-lazarsfeld

17. Jerry Rubin, Do It! Scenarios of the Revolution (New York: Simon and Schuster, 1970), pp. 19, 249.

18. Institute for Policy Studies, Beginning the Second Decade, 19631973.

19. Institute for Policy Studies, Beginning the Second Decade, ibid.

20. Sidney Blumenthal, “IPS – Left-Wing Thinkers,” Washington Post, 30 July, 1986. http://74.125.155.132/search?q=cache:X-SHxRkyN9YJ:www.tni.org/archives/media_ips-wp1986

21. Green Tracking Library, http://www.undueinfluence.com/index.html

22. ‘Timeline for the Young Social Democrats,” Young Social Democrats, http://74.125.155.132/search?q=cache:A-JZk7 38J:www.youngpeoplessocialistleague.org/library/timeline.shtml

23. L’Union Internationale de la Jeunesse Socialiste est la branche fille de l’Internationale Socialiste, comprenant tous les partis socialistes et travaillistes d’à travers le monde. L’UIJS fut fondé en Allemagne en 1919 sous la férule du Bolchevik allemand Karl Liebknecht, et est devenue l’Internationale de la Jeunesse Communiste. L’UIJS a été reconstitué en 1946. ‘International Union of Socialist Youth, Statemaster Encyclopaedia, http://74.125.155.132/search?q=cache:OaAnTsZAgKwJ:www.statemaster.com/encyclopedia/International-Union-of-Socialist-Youth.

24. Political Research Associates, “League for Industrial Democracy,” Right Web, 10 January 1989, http://74.125.155.132/search?q=cache:Cv7179ovYrgJ:www.rightweb.irc-online.org/articles/display/

25. Philip Agee Jr., “CIA Infiltration of Student Groups: The National Student Association Scandal,” Campus Watch, Fall 1991, pp. 12–13, http://www.cia-on-campus.org/nsa/nsa2.html

26. Ibid.

27. Angus Johnston, A Brief History of the NSA & USSA, US Student Association, http://www.usstudents.org/who-we-are/history

28. Le candidate Eugene McCarthy à la présidentielle démocrate de Gauche-libérale.

29. Le candidat démocrate sudiste conservateur George Wallace.

30. James Kunen The Strawberry Statement: Notes of a College Revolutionary, (New York: Avon, 1970), “At the convention, Men from Business International Roundtables,” pp. 130–131.

31. Un paravent du Parti Communiste nommé d’après l’universitaire Afro-Américain W. E. B. DuBois.

32. “Investigation of SDS 1969,” Committee on Internal Security, 91st Congress, 1st Session, Pt. 5, pp. 1654–1705 of hearings.

33. “Columbia University – Students for a Democratic Society – Unrest,” ABC Evening News, 19 September 1968, Vanderbilt Television News Archive, http://74.125.155.132/search?q=cache:hQs-Ccu5i1IJ:tvnews.vanderbilt.edu/program.pl

34. Un article dans un magazine gauchiste leader a mis le montant donné par la Fondation Ford au SRU à 40.000$. Mike Marqusee, “1968 The mysterious chemistry of social change,” Red Pepper, 6 April 2008, http://74.125.155.132/search?q=cache:Qu0dvzQ7RuIJ:www.redpepper.org.uk/1968-The-Mysterious-Chemistry-

$40,000 est aussi le montant déclaré parJoel Geier, Associate Editor of the International Socialist Review, “1968: Year of Revolt,”  talk at the University of Illinois, Champaign, Il., March 26, 2008. Geier was a leader of the Free Speech Movement at Berkley during the 1960s. International Socialist review, http://74.125.155.132/search?q=cache:Tw1lGIjtOAgJ:links.org.au/node/335+

35. ‘Higher Education: Academic Reform’, Ford Foundation Annual Report 1968, http://www.fordfound.org/archihttp://www.fordfound.org/archives/item/1968/text/045ves/item/1968/text/045

Partie 2 de 4

Les sponsors d'entreprise de la « révolution » égyptienne.

Les sponsors d’entreprise de la « révolution » égyptienne.

On y retourne encore

L’utilisation actuelle de la jeune génération par la révolution capitaliste derrière la bannière imbibée de slogans libéraux-libertaires est donc une formule bien rodée. Une différence est qu’autrefois c’était la CIA qui cooptait « les radicaux » tels que Gloria Steinem et Timothy Leary sous un programme dirigé par Cord Meyer, un co-directeur des Fédéralistes du Monde Uni avec l’héritier banquier James Warburg, [1] les programmes de la CIA ont été remplacés par ceux du National Endowment for Democracy, l’USAID, Soros, et un réseau de fronts souvent interloqués, de think tanks et d’ONGs. [2]

Cartalucci a exposé le décors d’un mouvement contemporain majeur de jeunesse qui est semblable à la Nouvelle Gauche de naguère, tout en expliquant avec pertinence les vrais buts de ce mouvement. Le slogan de l’Alliance des Mouvements de Jeunesse/ Movements.org est : « Identifie, Connecte, Soutien. » [3] Movements.org déclare :

Nous donnons aux membres de notre réseau mondial les ressources nécessaires des secteurs de la technologie, des médias, des secteurs aussi bien privés que publics, afin d’améliorer la construction de capacité de peer to peer. Movements.org héberge des sommets annuels, les événements de formation régionaux, et une plate forme Internet pour de meilleures pratiques, d’apprentissage de leçons, de discussion et des information sur l’utilisation des nouvelles technologies dans les mouvements sociaux.[4]

L’accent est mis sur l’utilisation de la technologie digitale, une caractéristique des « révolutions de velours » [5] de l’Est de l’Europe, à l’Asie Centrale à l’actuelle vague de trouble en Afrique du Nord et en Iran. Movements.org appelle ses ouailles, « les militants digitaux. » [6]

Alors que la CIA distribuait sous le manteau des fonds à la Nouvelle Gauche pendant les années 1960, maintenant les nouvelles générations des jeunes révolutionnaires arborent fièrement les logos de leurs sponsors d’entreprise. Sous la catégorie des « Sponsors » Movements.org déclare :

Movements.org a appuyé ses relations avec des mouvements excitants dans la société civile pour regrouper certaines des entreprises de technologie et de communications les plus performantes pour partager leur connaissance et leur expertise avec des militants Internet du monde entier. Movements.org a reçu du sponsoring et continue d’être soutenu par les leaders de l’industrie mondiale.[7]

Ces sponsors d’entreprise montrés sur le site d’AYM sont : Howcast, Edelman,[8] Google,[9] Music TV, Meetup, Pepsi, [10] CBS News, Mobile Accord, Youtube, Facebook, MSN/NBC, National Geographic, Omnicom Group, [11] Access 360 Media, et Gen Next.

Les partenaires publics sont : la Columbia Law School, et le Département d’État Américain.

La plupart des logos présents sur le site Internet d’AYM mènent directement aux sites des compagnies, afin que Movements.org servent aussi d’espace publicitaire pour Corporate America. (l’Amérique de l’Entreprise). Ce qui est intéressant, c’est que les entreprises de technologie digitales approuvent et soutiennent la manière par laquelle leurs services sont en train d’être utilisés dans le monde de la révolution de velours. Non seulement elles ne sont pas indifférentes ; elles sont en plus les sponsors des révolutionnaires. C’est parce que « le Meilleur des Mondes » crée pat leurs jeunes « militants digitaux » sera un monde où les jeunes consommateurs émergeront des sociétés traditionnelles qui sont maintenant sur le point d’être renversées. Il y aura un plus grand marché de consommateurs ; plus de jeunes accrocs au consumérisme qu’ils ne le sont en Occident.

Howcast, le premier soutien d’AYM, a par exemple fait un empire de « comment faire »les vidéos basées autour de la banalité du consommateur de masse, les sujets de sagesse en train d’être transmis vont de : « Comment aller à un rendez vous avec quelqu’un que tu as rencontré sur Internet, » « Comment prévenir une ampoule, » « Comment agiter la tête comme un fan de Métal, » « Comment entrer et sortir avec élégance d’une voiture… »[12]… Pas exactement la même catégorie que le Manifeste du Parti Communiste ou le Petit Livre Rouge, mais la préparation des articulations du type de révolution que le stratège néoconservateur le Major Ralph Peters prédisait qu’elle mettrait à bas l’ancien monde et refaçonnerait le monde à l’image de l’Amérique, par le biais de l’addiction du consommateur par ce qu’il appelait « la destruction créatrice. »[13]

Le PDG d’Howcast, Jason Liebman conçut l’idée de l’Alliance des Mouvements de Jeune/Movements.org. Son profil sur le site Internet d’Howcast déclare de Liebman : « Jason est aussi un des cofondateurs de l’AYM, une organisation à buts non lucratifs qui aide les jeunes gens à effectuer un changement non violent à travers le monde en utilisant les outils du 21ème siècle. »  [14] Howcast est décrite comme travaillant directement « avec les marques, les agences, et les organisations » telles que GE, Proctor & Gamble, Kodak, le Département d’État, le Département Américain de la Défense, et Ford Motor Company… [15] Howcast est donc intimement impliquée non seulement avec les multinationales, mais aussi avec le gouvernement américain. Liebman était précédemment à Google, où il s’est forgé des relations de travail avec Time Warner, News Corp, Viacom, Warner Music, Sony Pictures, Reuters ; le New York Times, et la Compagnie du Washington Post.[16]

Les autres membres du conseil d’administration de Movement.org et co-fondateurs sont :

Jared Cohen, directeur de Google Ideas. « Il est aussi un Membre Attaché au Council of Foreign Relations, où il se concentre sur le terrorisme et la contre-radicalité, l’impact des technologies de la connection, et  « l’habilité politique du 21ème siècle. » [17] Le Council of Foreign Relations (CFR) est le think tank de politique étrangère omniprésent qui fut fondé après la fin de la Première Guerre Mondiale par les intérêts d’entreprise en conjonction avec les universitaires et les politiciens, et est le prototype des think tanks l’ayant suivi. [18]

Cohen est un directeur et un fondateur d’un mouvement de jeunesse qui affirme être en train de créer le changement révolutionnaire à travers le monde, et dans le même temps cependant il conseille le CFR sur la « contre-radicalisation. » Avec tout cela, on pourrait discerner le vrai but de Movements.org : la cooptation et la canalisation de la jeunesse dissidente vers des formes acceptables. Le profit de Cohen continue:

Précédemment, il a travaillé pendant quatre ans en tant que membre du Bureau de Planification de Politique du Département d’État sous les deux Secrétaires d’État Condoleeza Rice et Hillary Clinton. Sous cet aspect, il conseilla sur le Moyen Orient, l’Asie du Sud, le contre-terrorisme, la contre-radicalisation, et le développement du programme de « l’habilité politique du 21ème siècle. »Il reçut deux fois la Médaille de l’Honneur Méritoire du Secrétaire d’État.

Cohen est l’auteur des livres Children of Jihad: A Young American’s Travels Among the Youth of the Middle East (Les Enfants du jihad : Un jeune américain voyage parmi la jeunesse du Moyen Orient) et  One Hundred Days of Silence: America and the Rwanda Genocide. (100 jours de silence : l’Amérique et le génocide rwandais.) Il a aussi écrit beaucoup d’articles, y compris “Diverting the Radicalization Track” (Policy Review) (Le Détournement des traces de radicalisation) and “Iran’s Young Opposition” (SAIS Review). (L’opposition de la jeunesse en Iran.)

Cohen a énormément voyagé à travers l’Afrique, où il examina les questions liées à la démocratie, la gouvernance, et au génocide. Il a aussi mené des recherches en Afghanistan, en Iran, en Irak, en Syrie, et au Liban, en étudiant les groupes d’opposition, l’avancée de la technologie, et s’entretenant avec des militants allant du Hezbollah à beaucoup de groupes affiliés à Al-Qaeda. [19]

L’autre Membre du Conseil d’Administration révolutionnaire d’entreprise et co-fondateur de Movements.org est Roman Tsunder, fondateur d’Access Media 360, « le plus grand réseau de média digital hors du foyer centré sur les acheteurs qui connecte plus de 100 millions de consommateurs chaque mois sur plus de 10.000 localités à travers les plate-formes de communication qui importent le plus pour eux – l’In-store, Internet et le Mobile. »

En 2009, Roman a crée le sommet PTTOW : (www.youtube.com/pttow), un événement à une seule invitation regroupant 35 grands dirigeants des compagnies les plus innovatrices du monde pour discuter du futur de l’industrie de la jeunesse, représentant chaque grande catégorie industrielle, avec : le sans fil (AT&T), les vêtements (Quicksilver) ; les jeux vidéos (Activision), les réseaux sociaux (Facebook), la technologie (HP), les vidéos en ligne (You Tube), les boissons (Pepsi), les athlètes (Kelly Slater) et le gouvernement américain. [20]

L’ordre du jour de Tsunder est assez clair, comme l’est celui des autres, en train de créer et de répandre « l’industrie de la jeunesse » (sic) et qui indique comment les jeunes sont perçus par les révolutionnaires d’entreprise : comme des consommateurs et des consommateurs potentiels. Il est aussi « un fondateur et un membre du conseil d’administration de Gen Next (gen-next.org),une organisation à but non lucratif centré sur ‘le changement en cours pour la prochaine génération. »[21] La révolution est devenu un autre moyen de maximisation du profit. Gen Next est l’un des sponsors d’entreprise de Movements.org.

Le « Manager du Développement et des Partenariats d’Entreprise » de Movements.org, en soit un titre intéressant pour une organisation de jeunesse soit disant idéaliste, est Rachel Silver, qui a travaillé pour le Howcast de Liebman, et en tant que tel a organisé les sommets de Movements à New York City, Mexico, et Londres. [22]

Les sommets de l’AYM

Movement.org a tenu trois sommets jusqu’à maintenant. Le sommet de 2010 qui s’est tenu à Londres, avait pour orateur principal Scott Heifferman de Meetup.com. D’autres sommités au sommet étaient présentes, Kristen Morissey de Google ; Juan Zarate, de CBS News ; et Farah Pandith, Conseillère Spéciale au Secrétaire d’État aux Affaires Musulmanes.

« Les invités, les hôtes et les sponsors » comprenaient les représentants de Google, de Rand Corp., Edelman, Howcast, Eccess media, la Banque Mondiale, l’Institut de la Paix Américain, [23] le Groupe d’Engagement Mondial, et le Centre pour les Études Stratégiques et Internationales. [24][25]

Les modérateurs et orateurs étaient du National Democratic institute,[26] Gen Next, Twitter, CBS, Meet Up, Google, la Banque Mondiale, et de You Tube. Farah Pandith et Jared Cohen représentaient le Département d’État.<

Notes

1. Cord Meyer était le co-fondateur, avec James P. Warburg, des Fédéralistes pour un Monde Uni en 1947, pour promouvoir un État Mondial. En 1948, Meyer était le président du mouvement fédéraliste mondial. “Opinion in a drawing room,” Time Magazine, 16 February 1948, http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,794188,00.html

2. K. R. Bolton, “The Globalist Web of Subversion,” February 7, 2011 Foreign Policy Journal, http://www.foreignpolicyjournal.com/2011/02/07/the-globalist-web-of-subversion/

3. Movements.org “Mission,” http://www.movements.org/pages/mission

4. Movements.org “Mission.”

5. Un récent article sur le site Internet de Radio Free Europe/ Liberté déclare de ceci: »Le travail des groupes comme Canvas, combiné avec la prolifération de sites Internet de réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, et la venue de l’âge d’une jeune génération connectée – et de plus en plus rebelle – se sont combinés pour créer une parfaite tempête menaçant les régimes autoritaires d’Europe à l’Afrique du Nord, au Moyen Orient. » “Exporting Nonviolent Revolution, From Eastern Europe To The Middle East,” Radio Free Europe/Radio Liberty, February 21, 2011, http://www.rferl.org/content/exporting_nonviolent_revolution_eastern_europe_mideast/2316231.html

6. Movements.org “Mission.”

7. Movements.org “Sponsors,” http://www.movements.org/pages/sponsors

8. Edelman est une firme majeure des relations publiques « mondiales », dont les clients comptent l’un des sponsors amis de Movements.org, Pepsi.

9. Entreprises membres du Council on Foreign Relations, CFR “Corporate Membership,” http://www.cfr.org/about/corporate/roster.html

10. Entreprises membres du Council on Foreign Relations, CFR “Corporate Membership,” http://www.cfr.org/about/corporate/roster.html

11. Entreprises membres du Council on Foreign Relations, CFR “Corporate Membership,” http://www.cfr.org/about/corporate/roster.html

12. Howcast, http://www.howcast.com/

13. R. Peters. “Constant Conflict,” Parameters, US Army War College Quarterly, Summer 1997, http://www.informationclearinghouse.info/article3011.htm

14. Howcast, “Meet Our Team,” http://info.howcast.com/about/team

15. Movements.org. “Team Board,” http://www.movements.org/pages/team#Jared

16. Movements.org. “Team Board.”

17. Movements.org. “Team Board.”

18. Council on Foreign Relations, http://www.cfr.org/about/membership/roster.html

19. Movements.org. “Team Board.”

20. Movements.org. “Team Board.”

21. Movements.org. “Team Board.”

22. Movements.org. “Team Board.”

23. US Institute for Peace, “established and funded by Congress.” USIP a été crée par le Président Reagan en 1984. http://www.usip.org/about-us/our-history

Le Président du Conseil des Directeurs est l’homme d’affaire, nommé par le gouvernement et membre du CFR, J. Robinson West. http://www.usip.org/about-us/board-directors

24. Center for Strategic and International Studies (Le Centre des Études Stratégiques et Internationales): “ Le CSIS fournit des idées stratégiques et des solutions politiques aux faiseurs de décisionnaires du gouvernement, les institutions internationales, le secteur privé, et la société civile. » Le CSIS a été fondé en tant que think tank de Guerre Froide en 1962 pour assurer la primauté de l’Amérique sur le Monde, “About Us,” http://csis.org/about-us

Zbigniew Brzezinski (CFR), le protégé vétéran de Rockefeller, “co-dirige le Conseil de Surveillance du CSIS.” http://csis.org/expert/zbigniew-brzezinski

Un autre visage familier est le conseiller et administrateur du CSIS, Henry Kissinger (CFR). http://csis.org/expert/henry-kissinger

25. Movements.org/Alliance for Youth Movements, “Attendee Biographies, Summit Details,” 2010, http://www.movements.org/pages/the-summit

26. Le National Democratic Institute a le sponsoring du National Endowment for Democracy; le Bureau de la Démocratie, des Droits de l’Homme, et du Travail du Département d’État, le Bureau des Affaires Éducatives et Culturelles et l’Initiative de Partenariat du Moyen Orient;  l’United States Agency for International Development (USAID); 18 Governments en plus de celui des USA; OAS, le groupe de la Banque Mondiale, les organes des Nations Unies; et les types de Fondations que l’on s’attendrait, y compris la Fondation Citigroup, Ford, Soros’ OSI., etc. NDI, “Who supports Our Work,” http://www.ndi.org/who_supports_our_work

Le président du NDI est l’ancienne Secrétaire d’État Américaine Madeleine K. Albright, qui travaille aussi au Conseil des Directeurs de l’omniprésent Council on Foreign Relations CFR). “CFR Membership Roster,” http://www.cfr.org/about/membership/roster.html?letter=A

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Wael Ghonim

Wael Ghonim

Le rôle de Movements.org dans le tumulte du Maghreb

De peur que l’on pense que Movements.org ne soit rien de plus qu’une bande de révolutionnaires en fauteuil et un passe temps pour des PDG, l’organisation a joué et joue un rôle importants dans les soulèvements d’Afrique du Nord. Ariel Schwartz écrivant pour Fast Company, écrit :

Remplissez cela en dessous : le timing est encore tout. Juste à temps pour organiser des militants de base égyptiens avec un accès Internet restauré, l’AYM s’est renommée elle-même Movements.org, un réseau Internet pour les militants digitaux….

L’AYM a une histoire de création du changement – en 2008, un sommet organisé par l’AYM comprenait les dirigeants du Mouvement de Jeunesse du 6 Avril en Égypte, un mouvement de contestation cherchant la réforme politique et un gouvernement démocratique.

« Movements.org est la source pour quiconque souhaite se remettre à jour sur l’utilisation de la technologie pour réaliser le changement social, » disait le co-fondateur de Movements.org et de Howcast Jason Liebman dans une déclaration. « Nous existons depuis trois ans en tant que réseau de soutien pour les militants de base utilisant les outils digitaux, et aujourd’hui nous sommes venus à bout de la version alpha pour rendre notre plateforme et nos ressources disponibles pour tous. »

En d’autres mots, la révolution est maintenant centralisée. [1]

L’on devrait se remémorer que le Mouvement de Jeunesse du  6 avril fut un acteur majeur dans l’organisation de la révolte égyptienne. Le lien pour le Mouvement de Jeunesse du 6 Avril fourni par la Fast Company va vers la Carnegie Endowment for International Peace, l’une des institutions mondialistes dominantes, qui décrit le rôle pivot « des réseaux sociaux » dans la création du Mouvement de Jeunesse du 6 avril.

Au printemps 2008, plus de 100.000 utilisateurs du site Internet de réseau social Facebook ont rejoint un groupe Internet pour exprimer la solidarité avec les travailleurs manifestant dans la ville industrielle du Delta du Nil de al-Mahalla-al-Kubra. Comme les contestations ont escaladé vers une grève nationale, le groupe Facebook a gagné du temps et s’est finalement coalisé en un mouvement politique connu comme le Mouvement de Jeunesse du 6 avril.

En 2009, le groupe réclamait encore environ 70.000 jeunes étudiants en tant que membre, dont la plupart sont des citoyens biens éduqués et politiquement désaffiliés. Comme les autres mouvements de protestation égyptiens, le Mouvement de Jeunesse du 6 avril n’est pas un parti politique formel, mais il fournit néanmoins un débouché pour une nouvelle génération d’Égyptiens politiquement conscients. [2]

Ghonim de Google

L’un des premiers dirigeants des émeutes en Égypte à avoir été détenu fut le cadre égyptien de Google Wael Ghonim, arrêté le 8 janvier, et libéré 10 jours plus tard. « Wael était aussi actif sur Facebook et Twitter pour ce qui concerne la Révolution. »[3] Newsweek crédite Ghonim d’un rôle majeur dans la révolte égyptienne, avec le sous-titre : « Wael Ghonim, le jour au travail, il était à Google. Mais la nuit, il organisait une révolution. »[4] Bien que basé à Dubaï en tant que Cadre du Marketing de Google pour l’Afrique du Nord, Ghonim « s’est porté volontaire pour diriger la page de fan Facebook de Mohamed ElBaradei,[5] le prix Nobel  Égyptien qui avait émergé comme un des  leaders clés de l’opposition. »[6] Selon Newsweek, c’était le travail de Ghonim qui a en réalité fait monté la révolte qui a renversé Moubarak :

Le 14 janvier, les protestations en Tunisie firent tomber ce dictateur de longue date, et Ghonim a été inspiré d’annoncer, sur Facebook, une révolution de son cru par l’ Égypte. Chacun des plus de 350.000 fans de la page ont cordialement été invités à manifester le 25 janvier. Ils pouvaient cliquer « oui, » « non, » ou « peut être pour signaler si ils aimeraient encore attendre. [7]

Il est intéressant de voir, affirme t’on que Ghonim a rejeté sans la moindre ambiguïté les offres d’une « ONG Américaine » de le financer. L’affirmation semble normale, étant donné que Google est une entreprise américaine avec de bons contacts avec le Département d’État, certaines ONG et think tanks, et un rôle pivot dans l’AYM. La question se pose de savoir si c’est de la posture de Ghonim, étant donné son commentaire qu’il voudrait reprendre son emploi avec Google, si il n’est pas « viré » pour son rôle dans le « déclenchement de la révolution égyptienne. » [8]

La blague est pure parole creuse, puisqu’il semble peu probable que Ghonim soit ignorant du rôle que Google et de Facebook ont joué avec AYM et dans les « révolutions de velours. » La baliverne précédente est censée avoir pris place entre Ghonim et les chefs de Google :

Officiellement, Google n’a pas parlé à Ghonim, ou de la question du militantisme de son employé. Pour sa part, Ghonim a dit à Katie Couric de CBS dans une interview le vendredi que sa participation aux manifestations n’avait aucun lien avec son employeur.

« Ils ne savaient rien de cela et en fait quand j’ai pris des vacances et suis allé au Caire, ils ne savaient pas que j’étais sur le point d’aller à la manifestation, » dit-il. « Mais quand tout est devenu public, j’ai parlé avec l’entreprise et ils ont suggéré que je prenne un congé d’absence et je le leur ai aussi suggéré et je pense que cela a été une bonne décision, Google n’a rien à voir avec çà. »[9]

L’éditorialiste Charles Cooper écrit aussi des stupidités quand il se demande si Ghonim est « exceptionnel pour la Silicon Valley » (sic). Ghonim est « l’un des » dizaines de milliers de cadres en train d’être agités, entraînés, et dirigés dans le monde entier vers des buts révolutionnaires par un ensemble de think tanks, d’ONG, et d’agences du gouvernement américain, Cooper continue:

Peut-être que c’était voulu, en tant que commentaire ironique. Mais il y a une vérité plus grande derrière cette blague. Le rôle clé joué par l’un des dirigeants clé de Google au Moyen Orient a revécu un dilemme vieux de plusieurs décennies que beaucoup d’autres compagnies de technologie font face, quand se pose la question du militantisme politique : Où devraient t’ils poser la limite ?

« C’est l’une de ces choses que les entreprises ne veulent pas toucher même avec une perche de dix pieds, » m’a dit un dirigeant des relations publiques en off.

La vrai vérité du jour est que les compagnies technologiques ne veulent pas prendre de positions politiques – même quand les régimes utilisent leurs produits pour opprimer leurs propres gens.[10]

Cooper écrit de la merde naturelle. La seule question est de savoir si Cooper un menteur ou un faible d’esprit. Si il n’a jamais entendu parler de l’AYM, il doit sûrement connaître le rôle longtemps joué par les twits dans les révolutions de velours en Serbie et partout ailleurs ? Movements.org identifie Ghonim sur son calendrier pour la révolte égyptienne, comme étant le dirigeant de Google qui a instigué la révolte et qui était en contact avec le Mouvement de Jeunesse du 6 avril :

… Printemps 2010. un groupe de militants, comprenant le cadre de Google de Wael Ghonim et le dirigeant du 6 avril Ahmed Maher, commence le meeting une fois par semaine pour discuter les plans d’une protestation contre le gouvernement.

… Le 8 Février – les contestations massives continuent, avec beaucoup de gens – inspirés par Wael Ghonim – descendant dans les rues pour la première fois. Wael parle à la foule à la Place Tahrir. [11]

Le 11 février – Wael dit à CNN : « Si vous voulez libérer le peuple d’un gouvernement, donnez leur Internet. »

http://techcrunch.com/2011/02/11/wael-ghonim-if-you-want-to-liberate-a-government-give-them-the-internet/ [12]

TechCrunch écrit de Ghonim et du rôle qui est joué par les « militants digitaux » :

Ghonim, qui fut une figure de proue du mouvement contre le gouvernement égyptien, a dit [au CNN de Wolf] Blitzer : « Si vous voulez libérer un peuple d’un gouvernement, donnez leur Internet. »

Ghonim, bien sûr, réfère au fait que la plupart de cette révolution a été organisé sur Twitter et Facebook (de la même manière lors des protestations tunisiennes). On croyait que Ghonim avait hébergé la première page Facebook, qui a organisé les manifestations du 25 janvier. Quand Blitzer a demandé « la Tunisie, l’Égypte ensuite, et après ?, » Ghonim a répliqué succinctement « Demandez à Facebook. »

Il est allé personnellement remercier Mark Zuckerberg, et dit qu’il aimerait rencontrer le PDG de Facebook. Ghonim dit qu’il a hâte de se remettre au travail à Google mais il souhaite écrire un livre, « Révolution 2.0 » sur le rôle des réseaux sociaux et de l’Internet dans la manifestation politique. Il n’y a pas de doute que les réseaux sociaux aient irrémédiablement changé le militantisme politique, et ce moment sera certainement une époque historique pour Facebook et Twitter. [13]

Il n’y a aucune rhétorique stupide ici sur la possibilité d’être « viré » par Google, mais la certitude que Ghonim retournera à son emploi – Et je suis sûr une promotion – pour lui qui s’avère être le symbole du « militant digital » qui est même sponsorisé par Google, Facebook, Howcast, et les révolutionnaires sociaux d’autrefois d’AT&T, de Pepsi, du Département d’État Américain, de MTV, de l’Institut Républicain International, du Freedom House, etc…

Notes

1. A. Schwartz, “More Tech Tools for Egypt’s Protesters: Movements.org, an Online Hub for Grassroots Activists,” Fast Company, February 3, 2011, http://www.fastcompany.com/1723468/movementsorg-an-online-hub-for-grassroots-activists

2. “ The April 6 Youth Movement,” Carnegie Endowment, http://egyptelections.carnegieendowment.org/2010/09/22/the-april-6-youth-movement

3. “Google Executive Freed in Egypt,” February 8, 2011, http://www.politicolnews.com/google-executive-freed-in-egypt/

4. “The Facebook Freedom Fighter,” Newsweek, February 13, 2011, http://www.newsweek.com/2011/02/13/the-facebook-freedom-fighter.html

5. On devrait aussi se rappeler qu’El Baradei a émergé des entrailles du Groupe de Crise International, où il siège avec George Soros, pour être l’homme à suivre en Égypte. Voyez: K. R. Bolton, “What’s Behind the Tumult in Egypt?,” Foreign Policy Journal, February 1, 2011, http://www.foreignpolicyjournal.com/2011/02/01/whats-behind-the-tumult-in-egypt/all/1

6. “The Facebook Freedom Fighter.”

7. “The Facebook Freedom Fighter.”

8. Charles Cooper, “Wael Ghonim: A ‘One-Off’ for Silicon Valley?,” CBS News, Tech Talk, February 11, 2011, http://www.cbsnews.com/8301-501465_162-20031608-501465.html

9. “Wael Ghonim: A ‘One-Off’ for Silicon Valley?”

10. “Wael Ghonim: A ‘One-Off’ for Silicon Valley?”

11. “Timeline of the January 25 Revolution in Egypt,” AYM, February 14, 2011, http://www.movements.org/blog/entry/timeline-of-the-january-25-revolution-in-egypt

12. “Timeline of the January 25 Revolution in Egypt.”

13. Leen Rao, TechCrunch, February 11, 2011, http://techcrunch.com/2011/02/11/wael-ghonim-if-you-want-to-liberate-a-government-give-them-the-internet/

Partie 4 sur 4

Encore une révolution avec un label « Made in USA »

Encore une révolution avec un label « Made in USA »

Le sommet d’inauguration de l’AYM

Le sommet d’inauguration de Movements.org en 2008, auquel le Mouvement de Jeunesse du 6 avril a assisté, comprenait un gala hébergé par MTV à Times Square.[1] Les sponsors du sommet étaient AT&T,[2] Howcast, Google,[3] Facebook, MTV, Gen-Next, 8 représentants du Département d’État étaient présents. Certains des orateurs étaient de la Columbia Law School, de Facebook, de Fortune Magazine, de la Hoover Institution, de MTV etc. Les personnes présentes comprenaient trois membres de la campagne média présidentielle d’Obama ; Shaarik Zafar, conseiller de haut niveau au Département de la Sécurité Intérieure ; et Sherif Mansour, Officier de Programme à la Freedom House.[4]

Parmi les organisations représentées, on trouvait les Young Civilians (Jeunes Civils) de Turquie, un réseau de militant Internet de 2.000.000 de personnes comprenant différents « libéraux, des gauchistes, des féministes, des écologistes, des démocrates. » Myanmar a un réseau mondial travaillant à rentrer dans le giron mondialiste, le Burma Global Action Network (BGAN) (le Réseau d’Action Mondial Birman) formé par le groupe sur Facebook commencé en 2007, « Soutenez la Contestation des  Moines en Birmanie. » Le groupe à son summum avait 450.000 membres, qui travaillaient ensembles pour organiser les manifestations dans le monde entier.

No Mas Chavez est voué au renversement d’un épouvantail majeur des mondialistes et des USA, Hugo Chavez au Venezuela, dont le but d’un bloc Bolivarien en alliance avec d’autres nations telles que la Russie pourrait poser une opposition significative au mondialisme.[5] No Mas Chavez a développé un réseau Facebook avec 80,000 soutiens, et a organisé des manifestations contre Chavez. Une autre organisation présente au sommet s’opposant à Chavez, Sumate.

Cuba Development Initiative (CDI) (L’Initiative de Développement de Cuba) affirme ostensiblement chercher la démocratisation de Cuba comme un moyen de « joindre » son « développement démocratique, économique, et social [avec] les ressources financières internationales… CDI travaille avec un vaste réseau d’individus et d’organisations. » Une autre organisation là bas qui a pour but de subjuguer Cuba aux charmes de la mondialisation est Raices de Esperanza, Inc. : « Notre stratégie a été de (a) construire et d’unir un réseau étudiant de groupes de campus, (b) de sponsoriser des conférences académiques pour la jeunesse Cubano-Américaine, c) de mobiliser la jeunesse à l’étranger en solidarité, et (d) de communiquer à nos compatriotes sur l’île. Nous avons un noyau de volontaire impliqué qui travaille à tous ces niveaux. » (Qu’est t’il arrivé  au vieux slogan de protestation étudiante : « Pas d’intervention à Cuba ! »?).

Le CDI a été fondé par Felice Gorordo, un homme d’affaires qui a précédemment travaillé avec les Départements Américain du Commerce et de la Sécurité Intérieure. Un autre représentant du CDI au sommet de 2008 était Veronica Nur, qui « travaille actuellement au Département Américain de la Sécurité Intérieure en tant que Directrice Associée des Communications Stratégiques des Politiques tout en manageant aussi les médias hispanophones pour le Département dans son ensemble. » Nur « a aussi servi en tant que porte parole pour le Département de la Sécurité Intérieure, au  Cuban Democratic Directorate (Directoire Démocratique Cubain), au International Youth Committee for Democracy in Cuba  (Comité International de la Jeunesse pour la Démocratie à Cuba), et à Raices de Esperanza. »

Les orateurs au sommet de 2008 comprenaient le Professeur Matthew Waxman de la Columbia Law School, qui a « travaillé dans des positions importantes au Département d’État Américain et au Conseil de Sécurité National. » Larry Diamond, co-éditeur du Journal for Democracy est issu de l’Institution Hoover et est un directeur du International Forum for Democratic Studies à la National Endowment for Democracy.[6] (Forum International d’Études Démocratiques). « Il a aussi conseillé l’agence américaine pour le Développement International (dont le rapport de 2002, Foreign Aid in the National Interest, (L’aide étrangère au nom de l’intérêt national) dont il fut le co-auteur), la Banque Mondiale, les Nations Unies, le Département d’État, et d’autres organisations gouvernementales et non gouvernementales. »  D’autres orateurs étaient de Fortune Magazine, de CNN, de Facebook, de MTV, et de PACT (qui est dit-on la première organisation de jeunesse reconstruite dans la tradition révolutionnaire de la Nouvelle Gauche des années 1960 de Saul Alinsky).[7]

Les invités comprenaient Marc Sageman, fondateur de Sageman Consulting, qui travaille avec les think tanks comprenant le Foreign Policy Research Institute (l’Institut de Recherche de Politique Étrangère), le Center for Strategic and International Studies (Centre des Études Stratégiques et Internationales), et à l’Institut de Politique de Sécurité Intérieur, et est un consultant du Conseil National de Sécurité, des Départements de la Sécurité Intérieure et de celui de la Défense, et de différentes agences dans la communauté du renseignement américain, et du Secret Service Américain. » L’Ambassadeur Stuart W. Holiday du Meridian House, une « institution de diplomatie publique [qui] travaille en collusion avec le Département d’État, d’autres agences gouvernementales, d’ONG, de gouvernements internationaux et du secteur privé pour créer des programmes de leadership mondiaux. » Holiday est aussi un Membre à Vie du Council on Foreign Relations, et « travaille en collusion avec le Département d’ État, d’autres agences gouvernementales, d’ONG, de gouvernements internationaux, et du secteur privé pour créer les programmes de leadership mondiaux. »

Le sommet de 2009

Le second sommet de l’AYM a été tenu à Mexico en 2009 et fut ouvert par une intervention relayée par vidéo de la Secrétaire d’État Américaine Hillary Clinton. Ce sommet a été sponsorisé par Causecast.org, Facebook, Gen Next, Google, Hi5, Howcast Media, MTV, MySpace, PepsiCo,[8] Univision Interactive Media, Inc., le Département d’État Américain, WordPress.com et YouTube.[9]

Avec le zèle révolutionnaire d’un Trotsky d’entreprise, Richard Lee, vice président du marketing à Pepsi Co International, dit au sommet :

Nous soutenons l’Alliance des Mouvements de Jeunesse (AYM) et surtout la passion, les fins, et la créativité que les jeunes gens possèdent. Aujourd’hui est une époque où un individu, avec l’utilisation de la technologie peut créer le changement positif dans le monde… et Pepsi s’efforcera de permettre ce changement. [10]

Du Département d’État ; le co-fondateur Jacob Cohen [11] déclara :

L’impact de l’utilisation d’outils Internet et des réseaux sociaux pour faire avancer un changement social positif est réellement remarquable et excitant. Il est important d’encourager et de permettre à la jeunesse d’aujourd’hui d’appliquer ces technologies comme un moyen de catalyser les mouvements sociaux du monde entier.

Parmi les invités, hôtes et sponsors, se trouvait Juan M. Henao, de l’Institut International Républicain ; Mick Duffy,  PepsiCo International ; Sarah Cliffe, de la Banque Mondiale… Il y avaient 8 personnes du Département d’État Américain.

Parmi les organisations participantes étaient des représentants du Burma Global Action Network, de la  Corporación Foro de la Juventud Guayaquil, d’Équateur, ; du journal d’opposition iranien Etemad Melli;  ; de Genç Siviller (Young Civilians, Turkey); la JuventudDes (Peru); le Bureau de Téhéran, un projet de journalisme « virtuel » ; ThinkMoldoca, un catalyseur de la soi-disant « Révolution Twitter » qui a réussi à se débarrasser d’un parti de gouvernement pro-Russe qui ne plaisait pas à « la société civile. »

Raices de Esperanza, le mouvement de jeunesse d’opposition cubain, était encore représenté.

Les opposants à Hugo Chavez étaient représentés par le Projet Latytud qui, « Jusqu’à maintenant… a établi des alliances au Mexique, au Chili, en Argentine, au Honduras, au Nicaragua, au Salvador, au Cuba, au Brésil, au Costa Rica, en Équateur, en Colombien et en Bolivie. » Un autre était le  Movimiento Joven de Venezuela, son représentant au sommet de l’AYM étant Yon Goicoechea, qui est aussi le Président de la Jeunesse de  Caracas, Membre du Conseil de Directeurs du Premier Parti de la Justice et Représentant du  Movimiento Joven de Venezuela, une ONG dédié à la formation et à l’organisation des « young leaders » (jeunes leaders) démocratiques. Une autre organisation anti-Chavez présente était l’Un Mundo Sin Mordaza.

« Les modérateurs, les orateurs et les représentants » comprenaient Jack Dorsey, Dirigeant, de Twitter, James Eberhard, Mobile Accord ; Kristen Morrissey, Google ; Mario González, CNN Español; Matthew Brady, Directeur de Programme, Freedom House; Nicole Lapin, CNN; Steve Grove, Président de l’Information et de la Politique, YouTube; et Tara Lemmey, Fondateur et PDG, de LENS, une entreprise impliquée dans les questions de sécurité et de technologie, parmi d’autres.

Parmi les sommités invitées se trouvait Juan M. Henao de l’Institut Républicain Intenrational ; et Mick Duffy et Richard Lee de PepsiCo International ; et Sarah Cliffe, de la Banque Mondiale, au côté des dirigeants d’AYM et d’autres de Howcast, de MobileBehavior, de Google, de GenNext, et d’Edelman.

De cela, on peut voir que particulièrement représentés étaient le Département d’État Américain ; les experts média d’Obama ; les opposants à Hugo Chavez ; Pepsi Cola, la Freedom House et l’Institut International Républicain, ces deux dernières organisations sont particulièrement impliquées dans la formation et le financement des militants de la « Révolution de Velours » à travers le Monde.[12]

Conclusion

Alors que la génération des années 1960 était trop défoncée par le LSD pour comprendre comment ils étaient en train d’être manipulés par la CIA et les autres, que peut-on penser de la « génération digitale » ? Sont-ils trop fascinés par la puérilité de MTV, Twitter, de Facebook, de Pepsi pour ne trouver rien à redire à être dans le même camp que les Départements Américains de la Sécurité Intérieure, du Département d’État, et du Département de la Défense ; avec AT&T, la NED, la Banque Mondiale, la Rand Corporation…, au nom de la « Révolution, » « des droits de l’homme, » et « de la démocratie » ? C’est une génération à qui on a vendu « les idéaux » qui ne mènent à rien de plus qu’à un hypermarché géant mondial. Leurs « idéaux » offrent le « droit démocratique » à la jeunesse Musulmane, Latino-Américaine, Asiatique, et d’Europe de l’Est à devenir un acteur de cette même société de consommation qui est une manifestation d’une civilisation dans son cycle de décadence.

Notes

1. Movement.org, “The Summit: New York City,” 2008, http://www.movements.org/pages/the-summit#2008

2. Une entreprise membre du Council on Foreign Relations.

3. Une entreprise sponsor du Council on Foreign Relations.

4. “Alliance of Youth Movement Summits,” New York City 2008, “Attendee Biographies,” http://allyoumov.3cdn.net/f734ac45131b2bbcdb_w6m6idptn.pdf

5. K. R. Bolton, “An ANZAC-Indo-Russian Alliance?: New Zealand & Australia’s Geopolitical Alternatives,” India Quarterly, Vol. 66, No. 2 April–June 2010.

6. Pour le rôle du National Endowment for Democracy voyez: K. R. Bolton, “The Globalist Web of Subversion,” Foreign Policy Journal.

7. Alinsky fut le gourou organisationnel de la Nouvelle Gauche des années 1960.

8. Entreprise membre du Council on Foreign Relations.

9. “Alliance of Youth Movements Summit,” 2009, Howcast, http://info.howcast.com/youthmovements/summit09

10. “Alliance for Youth Movements Second Annual Summit,” http://www.movements.org/pages/284/

11. Cohen travaille au Bureau de Planification Politique du Secrétaire d’État Américain.

12. K. R. Bolton, “The Globalist Web of Subversion.”

 

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