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Pourquoi le christianisme ne peut pas nous sauver

Odin22,614 words

English original here

Le philosophe conservateur Russell Kirk écrivit, « Nous devons nous souvenir, pour commencer, que la culture surgit du culte : du lien religieux et du sens du sacré naissent l’agriculture de toute civilisation, sa défense commune, ses villes ordonnées, son architecture ingénieuse, sa littérature, sa musique, ses arts visuels, ses lois, sa structure politique, son système éducatif, et ses mœurs. Christopher Dawson, Eric Voegelin, et d’autres historiens de ce siècle ont exprimé clairement cette vérité historique ». Kirk pensait que la Civilisation Occidentale ne pouvait pas survivre sans un christianisme actif et vigoureux. Comme beaucoup des éléments plus traditionalistes de la Droite américaine, Kirk était un converti au catholicisme romain. Cependant, en fin de compte le traditionalisme de Kirk fut poussé de coté à l’intérieur du conservatisme américain à mesure que les prémisses idéologiques de l’individualisme radical, de l’égalitarisme et du fondamentalisme du libre marché furent poussées à leur conclusion logique. De plus, comme le conservatisme américain est essentiellement un effort de lobbying commercial géant, la cohérence d’une idéologie était moins importante que les intérêts des donateurs, et il y a peu de donateurs qui sont prêts à financer une sorte de traditionalisme chrétien.

Plus important, le christianisme lui-même est complice du processus de « nivellement ». Comme Alain de Benoist l’a expliqué dans Comment peut-on être païen ?, la création dans la conception chrétienne est un processus aliénant, puisque la conscience et le divin sont considérés comme extérieurs à un monde déchu. Comme le dit Alain de Benoist, le christianisme et le monothéisme en général ouvrent la voie à l’athéisme en désacralisant le monde. Le résultat est une haine pour le monde tel qu’il est, une impulsion négatrice du monde qui se prête naturellement au libéralisme messianique pour faire cadrer le monde déchu avec l’ordre divin. Eric Vogelian a nommé cette tentative de faire descendre le ciel sur terre une impulsion à « immanentiser l’Eschaton ».

Et bien sûr, cet ordre divin est, dans son essence, inégalitaire. Bien que le christianisme bien compris n’exige pas l’égalitarisme, le suicide racial ou le libéralisme messianique, les doctrines essentielles du culte de la croix rendent cette évolution naturelle. Comme de l’acide, le christianisme dissout les liens de parenté et de sang – comme le dit le Christ : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi : et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ». L’Apôtre Paul nous dit : « Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus d’esclave ni d’homme libre, il n’y a plus d’homme ou de femme : car vous êtes tous un en Jésus-Christ ».

S’il minimise de manière compréhensible le rôle juif dans l’effondrement culturel, le livre de Paul Gottfried Multiculturalism and the Politics of Guilt: Towards a Secular Theocracy démontre efficacement que le protestantisme résiduel fait partie de la justification idéologique pour l’« égalité », puisque les « sauvés » cherchent à manifester leur statut d’élus par des manifestations encore plus fortes de moralité libérale. Bien que Dieu Lui-même ait été déposé pour avoir été trop inégalitaire, le vieil esprit yankee de l’égalitarisme messianique persiste encore aujourd’hui dans l’Amérique séculière, post-protestante.

Bien sûr, il reste encore les Eglises plus traditionalistes comme l’Eglise catholique romaine, l’Eglise orthodoxe, et les vestiges du protestantisme traditionnel. Beaucoup de ces confessions sont en croissance, à mesure que les institutions moribondes du protestantisme majoritaire continuent à disparaître. Cependant, les hiérarchies, les rituels et les doctrines qui soutiennent ces confessions doivent plus aux traditions ethniques, aux réalités politiques ou aux souvenirs de la Tradition Primordiale qu’à quoi que ce soit d’autre dans le christianisme lui-même. Comme James Russell l’a parfaitement exposé dans The Germanization of Early Medieval Christianity, ce que nous considérons comme le christianisme orthodoxe (avec un « o » minuscule) en Occident est une collection culturelle de croyances chrétiennes ostensibles imposées aux sociétés guerrières, hiérarchiques et acceptant le monde réel, de l’Occident germanique. Même aujourd’hui, le dirigeant chrétien qui parcourt les quartiers pauvres du Tiers Monde en déplorant l’inégalité porte le titre du gardien romain de la religion d’Etat (Pontifex Maximus). Les saints guerriers comme saint Michel et saint Georges, le personnage de la grand-messe, le culte de Marie, la sacralisation du pouvoir politique ou d’objets particuliers – tout cela doit plus au paganisme qu’à une sorte quelconque d’authentique croyance chrétienne.

Le protestantisme militant confirmerait toutes ces accusations. Pendant des centaines d’années, la croix chrétienne elle-même n’était pas un symbole sacré pour les chrétiens dévots, mais un souvenir injurieux du « paganisme » romain. Dans le film Cromwell en 1965, le héros éponyme interrompt un service pour détruire une simple croix et des chandelles, en tonnant : « Le roi transformerait-il la maison de Dieu en un temple romain ? ». Dès que le christianisme est réduit à ce qu’il est réellement, il perd une grande partie de son rôle en tant que gardien de la Tradition, d’intendant du peuple, ou de force positive dans le développement de la race. Pour quiconque accepte la « justification par la foi », le salut ou la damnation sont conférés par un choix individuel abstrait concernant l’acceptation ou non de Jésus-Christ comme le Sauveur. Une telle croyance rend famille, parents et nation sans intérêt, et encourage la stagnation intellectuelle pour ne pas mettre en danger les âmes des croyants. Les chrétiens qui croient le plus en la Bible, les protestants évangéliques modernes, sont graduellement en train de transformer le christianisme en sa vraie forme, un culte de vrais croyants égalitaires, avec le « Peuple Elu » spécial servant de seule exception.

La contradiction au cœur de ce processus est que les chrétiens demeurent l’électorat de masse le plus traditionaliste aux Etats-Unis aujourd’hui, défendant généralement des formes conservatrices des normes de genre, ayant des familles nombreuses, et insistant sur les standards du décorum et de la hiérarchie dans le comportement. Et encore, cela peut être expliqué parce que les chrétiens s’inspirent des normes et des standards culturels du christianisme « germanisé », occidentalisé et résiduel. Même cela est en train de disparaître avec le temps.

L’influent prédicateur évangélique Rob Bell fit les grands titres en déclarant que « L’Amour gagne », suggérant que l’idéal biblique de l’enfer a besoin d’être repensé. Les évangéliques plus jeunes se concentrent plus probablement sur les questions de l’injustice, de la pauvreté et de l’antiracisme plutôt que de suivre la ligne sur des questions comme le mariage homosexuel. Même la cause pro-vie a été justifiée par une sorte d’égalitarisme cohérent et radical, plutôt que par un appui à la famille patriarcale traditionnelle en tant que telle.

Dans Men-Art-War, un prêtre désillusionné dit : « Là où les papistes avaient fait de l’homme un cadavre, les protestants avaient pris ce cadavre et en avaient fait un squelette. Du mort au plus-que-mort, pourrait-on dire ». Le christianisme est fatalement handicapé par son insistance à dire que les gens croient rationnellement à des croyances irrationnelles, et plus ils y croient, plus les vestiges de la Tradition, de la culture et de la vie présents dans une confession sont éliminés. Le catholicisme traditionnel (c’est-à-dire un mélange de paganisme européen et de croyance chrétienne mutilée) décréta simplement des dogmes, et dit aux gens de croire en ceux-ci. Les protestants tentent de convertir les gens par l’argumentation, et c’est pourquoi un sermon évangélique moderne ressemble tant à la plaidoirie finale d’un avocat, utilisant l’Ecriture à la place de la loi.

L’Orthodoxie évite certains des pièges en soulignant la nature mystique de Dieu et son essence ultimement inconnaissable, tout en conservant une forte structure hiérarchique calquée sur la culture et la communauté dans ce monde. Il n’est pas surprenant que l’Orthodoxie ait gagné en force, particulièrement dans les milieux conservateurs, et que seule l’Orthodoxie ne semble pas être explicitement engagée en faveur de l’extermination de l’identité raciale blanche. Il n’est pas non plus surprenant que les Déformeurs de Culture aient ciblé l’Orthodoxie spécifiquement comme un obstacle au progrès.

Bien sûr, comme l’a dit un ami après avoir regardé un rassemblement nationaliste orthodoxe : « Impressionnant, mais finalement ils vont commencer à lire leurs Bibles ». En enlevant le bouclier protecteur d’un clergé ésotérique autour des doctrines chrétiennes, les Lumières, l’alphabétisation, la technologie, et la Révolution protestante rendirent la croyance chrétienne largement accessible aux masses. Le résultat est que, débarrassé de la superstition et des dogmes, le christianisme est poussé à sa conclusion logique. Les croyances spécifiques des confessions chrétiennes sont moins importantes que leur message universaliste de salut et de vision avant tout morale et métaphysique.

L’acceptation de l’homosexualité et la suppression des symboles chrétiens dans le  domaine public ne devrait pas dissimuler le fait que le monde moderne est en train de devenir [encore] plus chrétien. Son universalisme, son rejet des loyautés « non-choisies » de parenté et de pays, son égalitarisme, son insistance sur les « droits humains », et son acceptation d’un Sauveur sans Jugement en fait un exutoire spirituel inoffensif pour le monde moderne, une soupape de sûreté pour ceux qui ne peuvent pas pleinement accepter l’humanisme séculier. Seule l’insistance du christianisme à dire que Jésus est réellement le Seigneur l’empêche d’être pleinement assimilé dans la modernité, et même là-dessus il commence à faire des compromis.

Le christianisme fut l’étape religieuse essentielle pour ouvrir la voie à la modernité décadente et à ses croyances toxiques. En fait, beaucoup des principaux porte-parole de la foi la défendent pour cette raison – suppliant d’être autorisés à exister parce que leur foi a ouvert la voie à la « démocratie » et à la « tolérance ». Ils sont sûrs d’être déçus – les égalitaires n’accepteront pas de paix séparée. Cependant, comme dans le passé, le christianisme survivra grâce à son rôle de soupape de sûreté – et il continuera à se modifier pour s’adapter à l’esprit du temps.

Bien sûr, la plupart des chrétiens croient authentiquement en la réalité littérale de leur Dieu – peut-être bien plus que la plupart des « néo-païens » censés croire en la réalité littérale de Wotan ou de la Déesse Terre. Loin d’être une force, c’est une faiblesse. D’abord, le caractère de ce « Dieu », loin d’être permanent, se modifie doucement pour s’adapter aux standards moraux modernes. Le mariage interracial était jadis condamné comme un grave péché contre le Créateur. Aujourd’hui, le « Dieu » de la plupart des chrétiens est un vague Martin Luther King Jr. dans le ciel – de fait, King lui-même est maintenant un « saint » dans l’Eglise Episcopale.

Que ce soit le Monarque du Magistère catholique, le Jésus personnel des Evangéliques, ou le travailleur social divin des protestants majoritaires, Dieu semble changer Sa nature pour s’adapter à ce que demande le New York Times – bien que sur certaines questions il puisse avoir quelques années de retard. Quelqu’un doute-t-il que dans quelques décennies la plupart des chrétiens célèbreront l’homosexualité de la même manière qu’ils célèbrent aujourd’hui le mariage interracial ? Les seules exceptions seront les littéralistes comme ceux de l’Eglise Baptiste de Westboro qui servent de preuve de l’aliénation du christianisme vis-à-vis de la réalité. Ainsi le choix pour les chrétiens est de capituler devant la culture, ou de faire une allégeance arbitraire à divers versets des Ecritures. Cependant même les Baptistes de Westboro s’accrochent à une forme de christianisme plus authentique (et honorable à certains égards) en croyant vraiment à ce que leur dit leur Livre Saint, même contre le monde entier.

A part ces quelques croyants marginalisés et ceux comme eux, même les chrétiens supposément conservateurs ne croient pas vraiment ce qu’ils disent. Un vrai catholique doit croire que ceux qui sont en-dehors de l’Eglise sont condamnés à la perdition – c’est l’importance de cette croyance qui permit aux Croisés et aux conquistadors de massacrer et de convertir par la force les païens et penser en même temps qu’ils faisaient une bonne action. Personne ne croit vraiment à cela – même les chrétiens supposément conservateurs ne voient pas de problème à unir des fois disparates pour prôner un vague ensemble de « valeurs », plutôt que d’insister sur la véracité de leur confession. La négation de l’Holocauste par l’évêque Williamson fut considérée comme bien plus grave par Benoît XVI que la négation (et éventuellement le meurtre collectif) par les juifs de Jésus-Christ comme Sauveur.

Les gens étaient autrefois prêts à mourir – et surtout à tuer – pour leur foi, parce que les croyants pensaient que des choses extrêmement importantes étaient en jeu. Après tout, c’est de tolérer l’erreur qui est la vraie cruauté si l’Enfer est réel et si l’on possède les clefs du salut. Que sont les quelques moments de souffrance d’un hérétique brûlé sur le bûcher si cela donne le salut éternel au malheureux dissident ? Cependant, dans une époque d’oecuménisme, de tolérance, et de correction politique, il est difficile d’imaginer que des dirigeants religieux croient qu’ils possèdent vraiment la Vérité. L’excommunication, la condamnation et la rhétorique violente de damnation semblent réservées aux péchés nouvellement découverts après 1945, comme le « racisme ».

Ainsi, un renouveau de la croyance chrétienne a peu de chances de « sauver la civilisation occidentale ». S’il a une chance de faire quelque chose, ce serait de faciliter le processus de transformation des conservateurs en prêtres d’un Dieu mort, gardiens d’un « l’Occident comme tombe » et dépourvu de vitalité et de substance spirituelle. Les missionnaires chrétiens instruits d’avant-hier pourraient bien avoir été une étape nécessaire pour faire avancer le développement social et technologique de l’Europe. Cependant, l’unité spirituelle de ce qui était jadis appelé « Chrétienté » existait bien avant la venue du Christ, dans le rêve de Rome et l’unité des Grecs contre les barbares. L’Europe comme unité culturelle et raciale existait avant le Christ, et nous n’avons pas besoin de Lui pour la défendre. Ce que le « christianisme positif » du passé apporta à l’Occident fut autant un produit de la tradition et de la spiritualité populaires européennes que la croyance du Nazaréen, et si cette dernière est distillée jusqu’à son essence la plus pure, l’Europe ne survivra pas. Si la « Chrétienté » renaissait, l’Occident répéterait simplement ses erreurs passées.

La seule sorte de « Chrétienté » qui pourrait sauver l’Occident est un christianisme germanique, c’est-à-dire un christianisme païen s’inspirant des traditions populaires européennes. Etant donné notre histoire, pourquoi devons-nous continuer à nous accrocher à ce conglomérat artificiel ? Ce que nous devons faire, ce n’est pas de continuer à maintenir en vie un Dieu mort (et un dieu étranger de surcroît), mais établir un lien avec la Tradition Primordiale qui peut parler au travailleur et au philosophe, au scientifique et au mystique. Nous pouvons faire appel aux choses qui firent du christianisme la foi de l’Occident, et rejeter les choses qui ont conduit notre peuple au bord de l’extinction. Les cathédrales, les leçons spirituelles et les Croisades de notre peuple seront toujours une source d’inspiration. Mais elles nous parlent parce qu’elles sont une expression de nous – pas à cause de la croyance qu’elles étaient supposées promouvoir.

Hilaire Belloc écrivit fameusement : « La Foi est l’Europe, et l’Europe est la Foi ». Il a raison, mais pas au sens où il l’entendait. La Foiétait l’Europe, et les traditions populaires qui bâtirent le christianisme germanisé de nos ancêtres. Aujourd’hui, nous devons renouveler cette foi, une foi venant de l’âme populaire européenne et conçue pour l’exprimer et la défendre. Nous devons rejeter les distractions et redécouvrir les pratiques spirituelles vivantes de notre peuple et leur lien avec la Tradition Primordiale. Ce que le christianisme est supposé nous avoir donné, nous le possédions déjà. Ce que le christianisme nous coûte, nous ne pouvons plus nous le permettre.

 

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