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Christianisme et Identité Européenne

1,444 words

Saint George and the Dragon, Stockholm Cathedral

Saint George et le Dragon, cathédrale de Stockholm

English original here

Note de l’auteur:

Le texte suivant est ma déclaration d’ouverture pour un débat avec Jonas de Geer sur le christianisme et le renouveau européen, débat tenu à Stockholm en Suède, le samedi 18 avril 2015. Mes déclarations ultérieures furent improvisées. Si le débat a été enregistré, je le publierai sur Counter-Currents.

Quelle est la relation entre le christianisme et l’identité européenne ? Je ne dis pas la « Civilisation Occidentale », parce que je souhaite parler de l’ensemble de l’Europe, Est et Ouest, et de l’ensemble de l’histoire et de la préhistoire de l’Europe, pas seulement des morceaux civilisés.

Nous pouvons adopter deux perspectives sur cette question. L’une regarde en arrière vers l’histoire. L’autre regarde en avant vers le futur.

En regardant en arrière vers l’histoire, nous voyons que le christianisme joua un rôle important en Europe pendant plus de 1700 ans. Il aurait pu en être autrement. Beaucoup souhaitent qu’il en eût été autrement. Cela pourrait être différent dans le futur. Mais même si un jour l’Europe n’était plus chrétienne, on ne pourra jamais dire que l’Europe n’a jamais été chrétienne. En ce sens, le christianisme fera toujours partie de l’identité européenne. De même que les religions et les cultures préchrétiennes ayant existé depuis la dernière Ere Glaciaire feront aussi toujours partie de l’identité européenne.

Mais bien qu’il y eut un temps où l’Europe fut chrétienne, le christianisme ne fut jamais européen. Je ne parle pas des origines juives du christianisme, bien que cela ne doive jamais être oublié. Depuis le début, cependant, le christianisme fut aussi hellénique que juif. De plus, il se définit en contradiction avec le judaïsme, de même que le judaïsme s’est défini en opposition au christianisme.

Ce qui rend le christianisme essentiellement non-européen, ce sont les doctrines qu’il partage avec les anciens Grecs et Romains, et non avec les Juifs, c’est-à-dire l’idée qu’une vérité universelle est le fondement d’une communauté universelle ; si le christianisme est vrai pour tous les hommes, alors c’est une religion universelle, pas une religion ethnique. Du fait de sa nature de religion universelle, le christianisme n’est pas lié à une race particulière ou à un peuple particulier. La chrétienté ne coïncide pas et n’a jamais coïncidé avec l’Europe. Les Européens ont cru au christianisme, mais le christianisme ne fut jamais une religion ethnique européenne. Beaucoup d’Européens croient en la cause du christianisme, mais le christianisme n’a jamais cru en la cause de l’Europe. Car la cause chrétienne est le salut de toute l’humanité.

Les gens qui défendent à la fois l’Europe et le christianisme soulignent le fait que, dans le passé, l’Eglise défendit l’Europe contre l’islam. Mais l’Eglise défendait l’Europe seulement accessoirement. Ce qu’elle défendait vraiment était la chrétienté, qui à l’époque était centrée sur l’Europe, mais qui s’étendit ensuite jusqu’en Ethiopie, au Moyen-Orient, et jusqu’en Chine. Et l’Eglise a toujours été prête à verser le sang européen pour défendre et étendre la chrétienté, depuis les Croisades pour libérer la Terre Sainte jusqu’aux siècles de travail missionnaire mondial qui continue aujourd’hui. Loin d’être un exemple de l’harmonie entre le christianisme et les intérêts ethno-génétiques des Européens, les Croisades sont un exemple de la manière dont l’Eglise poussa les Européens à verser leur sang pour récupérer les territoires chrétiens perdus au Moyen-Orient.

Regardons maintenant vers le futur. Si les tendances actuelles ne sont pas inversées, l’homme européen cessera d’exister. Je ne m’inquiète pas pour les œuvres artistiques de la civilisation européenne, puisque Bach et Rembrandt continueraient à être appréciés par les Juifs et les Orientaux. Je m’inquiète pour la race qui a créé ces gloires, et qui peut en créer de nouvelles. Notre race se trouve face à une simple extinction biologique due à un taux de natalité inférieur au seuil de remplacement, au métissage, et à la perte de nos patries en faveur d’envahisseurs non-blancs. Si l’homme européen veut survivre, nous devons exclure tous les non-Blancs de nos patries et adopter des politiques qui feront remonter nos taux de natalité, particulièrement ceux des mieux dotés génétiquement. En bref, nous avons besoin d’un Nationalisme Blanc avec des politiques natalistes, de préférence eugénistes.

Le christianisme est-il susceptible d’aider ou de gêner les Nationalistes Blancs dans la tâche d’empêcher l’extinction biologique de notre race ? Pour répondre à cette question, nous devons d’abord regarder le comportement réel des églises existantes. Toutes les grandes confessions chrétiennes sont opposées aux politiques nationalistes blanches. Au contraire, elles apportent un appui intellectuel et institutionnel à la dépossession blanche en cours qui est au moins égal à l’appui de la communauté juive organisée, leur principal partenaire dans le crime. Quelles que soient les idées que nous pouvons avoir concernant le « vrai » enseignement chrétien, si la race blanche doit être sauvée, nous devrons combattre les églises existantes à chaque pas.

Naturellement, cette bataille sera plus facile si nous avons des sympathisants dans les églises. Bien trop souvent, les Nationalistes Blancs qui sont aussi des chrétiens passent leur temps à combattre les non-chrétiens dans nos rangs au lieu de combattre les anti-blancs dans leurs églises. Pour prouver que leur Nationalisme Blanc est de bonne foi, ils doivent plutôt mener la bataille dans les églises. Je leur souhaite le succès, mais je les avertis aussi. L’entrisme politique dans les églises ne sera pas une chose facile, parce que les églises ont été subverties il y a longtemps exactement de cette manière, et le clergé existant est formé de Vieux Maîtres dans cet art noir. Ils vous verront venir.

La bataille dans les églises sera plus facile si les Nationalistes Blancs peuvent trouver dans la Bible et les traditions de l’Eglise des ressources qui soient en faveur des politiques ethno-nationalistes au lieu de leur être opposées. Je ne doute pas que de telles ressources existent. Les mobiliser est un important projet métapolitique, et il ne sera crédible que s’il est mis en œuvre par des croyants.

Cependant, la bataille dans l’Eglise a peu de chances de réussir si notre mouvement ne fait pas de progrès dans le domaine social plus large, pour la simple raison que l’Eglise suit l’opinion séculière plutôt que de la conduire. L’Eglise a une longue histoire d’adaptation souple avec le pouvoir séculier, simplement parce que son royaume n’est pas de ce monde. Son but ultime est le salut de l’âme. Donc, si le Nationalisme Blanc obtient le pouvoir politique, les églises rechercheront des précédents bibliques à nos politiques et réinterpréteront, minimiseront ou ignoreront les tendances opposées. L’Eglise sait comment rendre à César ce qui appartient à César. Notre travail est de devenir César.

Beaucoup de défenseurs du christianisme disent que les sociétés et les individus ont besoin de religion, et ils recommandent le christianisme simplement à cause de son passé illustre et du fait qu’il est encore là. Bien sûr, cet argument est quelque peu prématuré, parce que la race blanche doit d’abord survivre avant que nous puissions nous inquiéter de la meilleure manière d’organiser une future société blanche.

De plus, au cours du dernier siècle, le christianisme a spectaculairement décliné en Europe. En fait, j’ai dit dans New Right vs Old Right (ici et ici) que depuis déjà trois siècles, c’est le libéralisme et non le christianisme qui est de facto la religion civile de l’Europe. Je ne vois pas de raison de croire que le christianisme sera plus important dans le futur qu’il ne l’est dans le présent. Il pourrait revivre ; il pourrait continuer à décliner ; il pourrait persister sous une forme diminuée ; ou il pourrait cesser complètement d’exister.

Ainsi le simple fait que le christianisme soit là ne parle pas particulièrement en sa faveur, si nous devons choisir une religion basée simplement sur l’utilité sociale. En fait, si cela est notre souci primordial, j’ai argué que nous ferions mieux de tenter de réformer le libéralisme dans un sens réaliste racial et non-individualiste, puisque le libéralisme domine tout aujourd’hui, même le christianisme lui-même.

Le christianisme européen aura un futur seulement si l’homme européen a un futur. Mais l’Eglise est au mieux indifférente à la survie blanche, et aujourd’hui elle travaille activement contre elle. Donc ma recommandation aux Nationalistes Blancs, chrétiens et non-chrétiens, est de se concentrer avant tout sur la survie blanche, qui requiert que nous nous préoccupions plus de combattre les églises que de les préserver. Les chrétiens parmi nous doivent être des Nationalistes Blancs parmi eux. Ils doivent être notre cinquième colonne, faisant tout ce qui est possible pour affaiblir l’opposition de l’Eglise envers nous. Ils ne doivent pas s’inquiéter pour l’Eglise, qui survivra même si les Blancs ne survivent pas. Dieu prendra soin de Son Eglise, mais les Blancs doivent prendre soin d’eux-mêmes.

 

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